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Vacances bien mérités RASHIEKA - FINI -

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Elle attendit, mais rien ne vint. Aucune prise de décision de sa part, aucun jugement, aucune sentence prononcée de sa part. Ce ne fut que le vide, le grand vide, témoin immense de toute la douleur qui le maintenait encore debout devant elle.

En vérité, il avait depuis longtemps baissé les bras devant la vie. Brassé par tous les vents, dans toute sa tragédie, il s’y était noyé et se laissait porter par les vagues courants de son existence. Il avait accepté une destinée qui n’était pas sienne. Il s’était forgé une idée, une conviction, que son destin était scellé depuis longtemps. Il s’était réfugié dans cette pensée, puisque c’était tout ce qui lui restait pour comprendre, pour répondre à cette question : pourquoi lui ?
Alors, pour ne pas sombrer complétement dans la folie, il avait simplement accepté cette fatalité. Et il était lassé de vivre.

Rashieka sentit sa poitrine se serrer. Dans les yeux gris, elle ne voyait que son reflet.
Ils avaient des âges similaires, ils sortaient à peine de l’aube de leur vie, ils leur restaient tant de choses à faire et découvrir, à vivre, à ressentir. Ils avaient tous deux des grands idéaux de justice et d’injustice, qui guidaient leurs pas à chaque instant. Ils avaient tous deux des désillusions face au monde qui les entourait, faisaient face à toutes ces contradictions qui leur faisaient hérisser le poil et découvrir les crocs. Ils se battaient tous les deux, parfois pour les mêmes raisons. Du moins, elle l’aurait pensé jusqu’à présent. Mais Kristopher ne se battait plus depuis longtemps. Il avait rendu les armes, avait posé les genoux à terre. Du haut de sa vingtaine d’années de vie, il attendait simplement de mourir. Elle s’en révoltait.
Il ne se disait rien qu’une arme, pas plus humain qu’animal. Un objet, qu’on userait jusqu’à la rouille avant de s’en débarrasser pour de bon. Il n’avait plus de considération pour sa propre existence. Il vivait dans sa fatalité. Il vivait à travers ses maux, parce que c’était tout ce qu’il avait appris à faire, et rien d’autre. Tout ce qu’il avait vu dans sa courte vie s’était soldé par une catastrophe. Aussi pensait-il, avait-il accepté, que la tragédie collait à sa peau. Restait-il seul pour ne pas plus avoir mal, ou bien restait-il seul pour ne pas blesser les autres dans son malheur ?

Il s’était éloigné pour regagner la chaleur du feu, jouer avec les braises crépitantes. Rashieka était restée dans l’obscurité. Il lui fallut un certain temps pour se rendre compte qu’elle avait froid. Il lui fallut en fait un certain temps pour retrouver les sensations de son corps puisque son esprit était bien trop occupé à dépêtrer tous les nœuds de ses pensées et à canaliser ses émotions qui fusaient en tous sens.
Elle ne pouvait se débarrasser du poids dans le creux de sa poitrine. Le regard fixé sur la silhouette du soldat près du feu, elle se doutait que si elle s’approchait il penserait simplement qu’elle avait pitié de lui, ou bien qu’elle voulait le contredire, lui prouver qu’il avait tort de penser que chaque être qu’il touchait finissait par se briser. Pourtant, si elle voulait venir, c’était uniquement par empathie, parce qu’elle l’appréciait et que c’était ce que font les amis, naturellement. Ils s’entraident. Ils se tiennent mutuellement sur le droit chemin.

Elle ne savait pas plus quoi lui dire. Que pouvait-elle rajouter de plus ? Il était borné, il était focalisé sur l’idée terrifiante qu’il se faisait de son existence. Un chat noir, doublé d’un simple outil mortel dénué de sentiment.
Et que pensait-il vraiment d’elle ? A l’entendre, il croyait qu’elle l’avait juste utilisé pour assouvir son besoin de curiosité malsaine, et se sentir utile auprès de lui. C’était faux, mais comment lui prouver ? Il venait de lui avouer lui avoir retiré toute confiance, comme si elle l’avait profondément trahie en lui demandant simplement de se dévoiler sous son véritable visage, le plus douloureux. Elle était désemparée. Il lui semblait qu’elle l’avait déjà perdu, et cette idée lui était insupportable.

Elle n’avait pas beaucoup d’amis dans sa vie. Elle n’avait pas beaucoup de personne à qui elle pouvait parler librement, en sachant qu’elle ne serait pas jugée, pas abandonnée par ses choix parfois regrettables. Elle avait perdu sa Malicieuse. Charlie ne répondait plus à ses lettres depuis la nuit de révolte. Milo lui échappait complétement. Sa tante Eva ne la comprenait pas. Elle avait cru voir en Kristopher un nouvel allié, qui ne la lâcherait jamais. Elle avait apprécié leur apprivoisement, toutes ses discussions et ses moments de partage où chacun en dévoilait un peu plus chaque jour. Elle s’était attachée à lui, bien plus peut-être qu’il ne l’aurait fallu. Puisqu’au final, elle était la seule à en pâtir dans cette histoire. Il venait de se détourner d’elle, à peine quelques minutes après lui avoir avoué ce qui aurait scellé leur amitié.
Il le disait si bien : elle était la seule lésée, à la toute fin. Cela ne lui faisait ni chaud ni froid, de mettre un terme à leur relation. Elle ne contrôlait plus ce qu’elle ressentait. C’était beaucoup trop fort pour elle, c’était une douleur qu’elle avait connu dans sa vie, mais qui la laissait à terre toujours. Naturellement, elle pleurait. Elle l’avait perdu. Elle était de nouveau seule, et lui aussi. Mais elle était la seule à en souffrir, visiblement. Le prix à payer, à trop s’attacher.

Elle avait cru qu’il serait sa personne. Qu’elle pourrait l’être pour lui, et qu’ils s’en sortiraient tous les deux. Qu’elle pourrait lui apporter un peu de lumière, un peu de chaleur, un peu d’espoir. Qu’il aurait été là lui aussi, pour les mêmes raisons. Elle regrettait. Elle regrettait d’être aussi faible sentimentalement. Depuis longtemps elle ne s’était pas ouverte à quelqu’un : elle regrettait amèrement son choix. Mais elle ne pouvait pas lui en vouloir. Elle ne lui en voudrait pas. Elle acceptait de s’être trompée. Elle panserait sa blessure seule, et retiendrait la leçon.
Elle allait retourner à son existence solitaire, se noyer dans son travail et reconstruire sa propre muraille de glace pour la verrouiller jusqu’à la fin de sa vie.

Rashieka hocha la tête en silence, baissant les yeux sur le sol à ses pieds. C’était fini. Il avait gagné. Il la rejetait.
Elle hissa sa selle sur le dos de Karnival, y attacha son sac déjà prêt et mena sa monture par la bride sur le sentier qu’ils avaient emprunté pour se rendre ici, mit pied à l’étrier et grimpa sur l’alezan qui prit le pas sur le chemin du retour.
Mar 31 Oct - 11:51
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  • Rashieka Barthels
  • Kristopher Moreau
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n'eut aucunement le besoin de se retourner pour savoir que Rashieka, abattue par ses propos, allait partir. Elle était blessée. De par sa propre faute. Une épée aux deux tranchants, le premier était celui de Moreau, froid, mordant, tranchant à travers de ceux qui se mettaient devant sa route et qu'il considérait comme une menace. Le second tranchant était celui de la Mort. Suivant les pas du Loup noir, de l'épée porteuse de malchance. Moreau savait qu'au travers de son passage, tout le monde souffrirait. C'était ce qu'il avait toujours vécu. Une souffrance infinie, que peu de gens comprendraient. Que Rashieka ne pouvait comprendre.

Une solitude dévorante le rongeait de l'intérieur, doublée de la pourriture de la violence et de la brutalité, le tout maintenu debout avec des os brisés, et un concert de mauvais souvenir dans son esprit déjà moisi par les miasmes de la mort. Une solitude qui persisterait toujours, peu importe le nombre d'années qui passerait au cours de sa vie. Une solitude qui reprenait tranquillement sa place, alors que la rousse partait au travers de la mer sombre de la nuit, parmi les sentiers qu'ils ont empruntés. Son attention entière fut plongée dans la danse des flammes qui léchaient les nombreuses branches de bois.

-Pourquoi ne la suis-tu pas ? Fit une voix fluette

Il tourna son regard vers le tronc d'arbre contre lequel il avait été assis, il y a de cela un moment. Une petite fille, blonde, aux yeux verts, une couronne de fleurs et une robe claire et blanche.

-Parce que je ne suis pas capable de la suivre.


-Ou que tu ne veux pas.

Il ne répondit pas, retournant son regard et son attention vers les flammes. Mais la petite fille continua sur sa lancée.

-Tu sais, la vie n'est pas sans souffrance.

-Je ne le sais que trop bien. C'est pour cela que je ne peux pas vivre. Parce que je ne ressens rien.

-Ou que tu ne veux pas. Pour vivre, il faut bien souffrir. Mais ces souffrances te permettront d'avancer. Tu as peur. Tu te dis mur de pierre, mais en vérité, tu te trouves encore dans un œuf. Un œuf auquel tu crois t'y plaire, sombre et sans lumière, te coupant du monde. Mais plus d'une fois, en la présence de Rashieka, tu étais prêt de crever l'œuf. Car tu savais qu'elle était la Flamme de la Vie. De ta vie. Celle qui pourrait t'alléger un tant soi peu ton fardeau. Qui pourrait éclairer tes pas. Tel un loup, tu l'avais défendu contre ces hommes, car tu ne voulais pas qu'elle soit comme toi.

-Je ne suis rien d'autre qu'une arme. Une épée.

-Dont le tranchant est la mort, et l'autre te représentant. Mais cette lame s'émousse en la présence de Rashieka, n'est-ce pas ? C'est pour cela que tu la repousses. Faute de pouvoir te défendre avec cette épée, tu lui fais peur. Tu lui dis que tout est fini. Alors qu'en fait, au fond... Tu veux continuer.

-… Je ne ressens aucune douleur.


-Certaines douleurs valent la peine d'être senti, Kristopher, fit la petite fille en joignant ses mains en coupe, le regardant de ses grands yeux verts. Tu fuis, mais tu souffriras. C'est une bonne chose, sur le court terme. Mais tu finiras toujours par être rattrapé. Tu es jeune.

-De corps. Mais au vu de la violence que j'ai vécu, je pense que j'ai vieilli bien plus vite qu'il ne le fallait. Et dans un tel monde...

-Dans un tel monde que le nôtre, il faut alors profiter de chaque étoile dans cette longe nuit.

-Es-tu une étoile, Emily ?

-Je l'ai toujours été pour toi.

Il resta silencieux un moment puis il finit par demander :

-C'est comment ?

La petite fille eut un sourire et une vive lueur dans ses yeux étincela.

-La mort n'est qu'un autre chemin qu'il nous faut tous prendre, Kristopher. Vis, grand frère. Vis, et profite de ce monde. Tu es un loup armé d'une épée, féroce mais terriblement protecteur. La mort suit tes pas, car tu frappes les ombres, puisque tu sais ce qu'elles ont pu te faire. Tu les verras, un jour, grand frère, quand le rideau grisâtre de pluie et les épaisses voiles de sombres nuages disparaîtront.

-… Voir quoi, Emily ?

Elle leva son regard vers les cieux, et une étoile filante disparut parmi les cieux, suivit de deux autres, et trois autres.

-Un rivage blanc. Et au-delà... De vastes contrées verdoyantes, sous un fugace levée de soleil, brillant de mille feux. Ne pleure pas. Mon voyage ne s'est pas encore achevé. Il ne s'achèvera qu'au moment où tu auras goûter au plaisir de vivre... Et où tu rentreras chez toi. Maman et papa sauront patienter.

-Et toi ? Fit Kristopher en tournant des yeux humides vers la petite fille.

-Moi... Moi, j'attendrais aussi.

Et sur ce sourire qui lui rappelait tant de bonne chose, il sentit son cœur se serrer. Un battement.

-Tu me manques tellement.

Il se réveilla dans un sursaut brusque, se relevant sur son séant. L'aube ne s'était pas encore levée. Le ciel était teinté d'un bleu sombre, signe que l'aurore se lèvera. Il tourna son regard vers le tronc d'arbre couché. Elle n'y était plus. Son cœur se serra de nouveau. Ce n'était qu'un rêve. Mais une douleur qui valait le coup de sentir. Dans sa propre fatalité, il n'avait conservé que comme souvenir le visage de sa sœur. Il avait oublié tous les autres.

Se levant du sol et s'époussetant, il regarda aux alentours. Réajustant son foulard gris. Il rassembla rapidement ses affaires, éteignit les braises restantes et monta sur le cheval de Rashieka, le faisant trottiner lentement sur le chemin du retour. Et enfin, il arriva vers sa destination. Devant lui, les écuries Bartels. Et la demeure de la rousse. Descendant de sa monture, le Loup fit ses premiers pas, hésitant, vers la demeure. Il se demanda s'il fallait vraiment en venir ainsi. Mais il n'eut aucunement le temps de faire un retour. Cognant inconsciemment contre la porte, il attendit, et la porte s'ouvrit. Des yeux verts.

L'observant de ses yeux gris pendant une dizaine de secondes en silence, le Loup vint doucement l'entourer de ses bras. Sans rien dire.

Le jour se levait.

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Jeu 2 Nov - 4:23
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Elle ne comptait plus les foulées, ni les minutes. Karnival marchait d’un pas tranquille sur le sentier, plongé dans l’obscurité de la nuit. Elle était avancée, et sous le couvert des arbres, Rashieka ne voyait pas grand-chose devant elle. En réalité, elle ne voyait plus rien devant elle, à part le retour de la routine, de sa solitude. Elle n’était pas faite pour vivre seule, malgré son caractère fort et ses ambitions. Elle avait besoin de se sentir entourée. Elle avait besoin de personnes sur qui elle pouvait compter.
La dernière venait de lui tourner le dos.

Elle ne sentait plus le froid qui lui mordait la peau sous ses vêtements, ni les mouvements amples à chaque foulée de sa monture pourtant adorée. Elle ne sentait plus qu’un grand vide, immense d’incompréhension et son cœur criait à l’injustice. Elle ne méritait pas tout cela et pourtant, tout lui arrivait. Elle avait beau nager contre le courant, elle ne pouvait pas lutter. Elle pouvait simplement assister à sa propre décadence.
Il lui restait encore son élevage, son travail. C’était tout ce à quoi elle se voyait se raccrocher à présent. Elle ferait table rase de tout ce qu’il venait de se passer. Elle reprendrait le cours de sa vie, ferait prospérer son affaire, élèverait les plus beaux et puissants pur-sang que l’armée n’aurait jamais connu, elle deviendrait respectée et gonflerait l’héritage de son oncle. Et pourtant, elle ne pouvait le chasser de ses pensées. Elle pouvait se débattre comme une lionne, elle était prisonnière de ses propres sentiments.

La lady Bartels fut chez elle avant même de s’en rendre compte. Mécaniquement, elle avait rentré Karnival, l’avait pansé et nourri avant de retourner dans la demeure des Kleiss. Sa femme de chambre dormait, il était tard dans la nuit. Elle tourna en rond un moment, ne trouvant pas le sommeil, se fit du café et ne le but même pas. Elle chercha à s’occuper, farfouilla dans ses papiers, parcourut quelques lettres en diagonal dont l’une venant de sa tante Eva, remplit quelques contrats, quelques comptes, mais rien n’y faisait.
Elle avait soudainement envie de tout balancer par terre, devant sa propre impuissance. Elle n’en fit rien et laissa sa tête tomber sur son bureau, ses mains enfouies dans sa chevelure rousse. Elle n’en trouva pas plus la paix, ni ne sombra dans les bras de Morphée.

Les heures passaient si lentement, qu’elle se demandait quand la vie arrêterait de se jouer d’elle. C’était ridicule. Désœuvrée, elle finit par se laver et enfiler une robe propre et peigna ses cheveux en un chignon brouillé, avant de se fixer dans la glace un instant. Elle valait mieux que cela.
Rashieka se remit au travail jusqu’aux premières lueurs du jour, chassant comme elle le pouvait l’ombre du loup de son esprit. Elle entendit Hanna se lever et commencer à s’affairer en cuisine. Alors seulement elle reposa son crayon sur son bureau et tourna ses yeux verts à travers la fenêtre de son office. On cogna à la porte d’entrée de la maison.

Bamby se leva de sa chaise et descendit quatre à quatre les escaliers. Elle traversa le couloir qui la séparait de l’entrée, juste devant, coupant la route à la jeune Hanna qui en fit tomber une tasse de thé, surprise de voir la maîtresse de la maison rentrée aussi tôt. Rashieka se jeta sur la poignée et ouvrit. Son regard d’émeraude sut parfaitement trouver celui gris d’acier du soldat. Ils se fixèrent, lui toujours dans sa neutralité impénétrable, elle instable et les sourcils quelque peu froncés, prête à laisser parler sa colère si jamais, ne sachant vraiment à quoi s’attendre.

Il brisa la glace.
Elle aurait voulu pouvoir le rejeter, lorsqu’elle vit ses bras venir l’entourer. Elle aurait voulu pouvoir le rejeter, lorsqu’il la serra contre lui. Elle aurait voulu pouvoir s’enfuir et le bousculer, s’en protéger. Mais elle n’en fit rien. Elle ne put rien y faire, dès lors que son parfum lui fit tourner la tête. Elle se détesta lorsqu’elle posa à son tour ses mains dans le dos du brun. Elle se détesta lorsqu’elle sentit sa tête se poser dans le creux du cou de l’homme. Mais plus encore, elle détestait ce qu’elle ressentait et se haïssait de ne pouvoir rien y faire.
C’était comme un filet du diable : plus elle se débattait, et plus elle sentait que sa fin se rapprochait, que les liens se resserraient tout autour d’elle et que l’étau l’enfermait. Elle serra les dents, tentait de garder la tête hors de l’eau. Mais elle savait que c’était inévitable. Elle finirait par se noyer, elle le pressentait. Quelque chose allait finir mal.

Pourtant, elle ne dit rien, ne fit rien. Elle resta contre lui. Pour une des dernières fois de sa vie se sentir une enfant, quelque part en sécurité dans les bras chauds de quelqu’un que l’on aime.
Dim 5 Nov - 14:54
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 Cette délicieuse sensation. Cette partie violente en la personne de Moreau, omniprésente dans sa vie depuis qu'il était sorti des abysses, pour former une mer d'abysse dans l'âme et la conscience de l'homme de la Garnison, savourait la délicieuse sensation d'être dans les bras de Rashieka. Non en raison de l'affection que lui vouait la partie encore humaine, quoique presque détruite, de Moreau, mais en raison de son regard qui en avait dit long, alors que Moreau et Rashieka s'était engagé dans un court instant dans un duel de regard, enclenché par la rousse. Car elle n'était qu'une femme ignorante. Une ignorante parmi tant d'autre, aveuglée par le confort de son utopie. Qui aurait été prête d'exploser au moindre coup verbal de la part du Loup.

Une vilaine sensation plaisante parcourut l'échine du Loup. Il se savait en force. Il se savait en supériorité dans cette situation. Alors que Rashieka était au plus bas, la vilaine part d'esprit du Loup avait pris le dessus un instant, alors que la rousse ne pouvait voir son visage, une sombre lueur de satisfaction dans son regard gris. Une mer d'abysse calme et plate. Et sous cette longue étendue noire s'y terrait une bête affamée et violente, quémandant souffrance pour satisfaire sa faim. Son éternelle faim.

Mais le monstre se terra sous les profondeurs de cette mer dans un grand cri de rage, alors que la part d'humanité de Moreau faisait place. De moindre stature que la mer d'abysse, pourtant lumineuse comme le soleil, éloignant ce monstre. De timides rayons projetant leur éclat sur le monde de Moreau, au-dessus de cette mer d'abysse, au travers d'épais nuage grisâtre. L'étreinte de Moreau se fit plus chaleureuse. Il passa une main dans le rideau de feu de Rashieka, l'autre chastement posé au milieu du dos de celle-ci. Dans le ciel, à travers de quelques nuages, le soleil projetait ses rayons sur le duo et sa demeure, chassant les ténèbres.

-Je... Suis désolé, fit finalement l'homme aux cheveux noirs. Terriblement désolé d'avoir détruit tout ceci.

Le monstre dans sa mer d'abysse gronda face aux propos. Déchirant la conscience de Moreau, le faisant hésiter, s'agissant dans les profondeurs pour créer une tempête grondante et puissante. Mais le soleil faisait toujours parler ses rayons.

-Je ne suis qu'une... Entité sachant faire du mal. Mais j'oubliais que malgré tout, je peux aussi faire preuve d'humanité. De baisser ma garde, ne serait-ce qu'un instant.

Et il plongea ses yeux d'un gris de métal, de l'acier froid, dans les yeux vert vif et perçant de Rashieka. Avec presque hésitation, il continua sur sa lancée :

-Je n'étais qu'un véritable imbécile, je le crois bien.


La créature des profondeurs gronda profondément en lui et secoua plus fort, causant une douleur interne en Moreau, dans sa conscience. Laisser le soleil éclater serait... Dangereux.


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Dim 5 Nov - 22:38
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Tout se mélangeait. Elle était toute en désordre. Plus rien n’avait de sens dans son esprit. Les questions s’entrechoquaient les unes aux autres et aucune ne trouvait de réponse. Ses pensées fusaient, et ses prises de position aussi.
Elle aurait voulu s’abandonner complètement à son contact, apprécier son odeur boisée et sa chaleur, apprécier la force presque rassurante avec laquelle il la tenait contre lui. Mais elle ne le pouvait pas. Quelque part en elle-même, elle se retenait. Son cœur la désirait toute entière, cette amitié, à s’en voiler les yeux et à marcher dans le vide s’il le lui demandait. Pourtant, elle se retenait. Coupée en deux par ses propres sentiments, par ses propres questionnements.

Lui referait-elle seulement confiance ? Lui faisait-elle déjà confiance ? Devait-elle lui faire confiance ? Etait-il revenu uniquement dans le but de la faire tomber une nouvelle fois ? S’était-elle engagée dans une relation empoisonnée ? Etait-elle prise au piège d’un cercle vicieux qui se répéterait encore et encore, de la même manière ? Lui pardonnait-elle ? Lui avait-elle déjà pardonné ? Si vite ? Non. Lui pardonnait-elle en cet instant ? Elle ne savait pas. Recommencerait-il, si elle se livrait entièrement à lui ? Possible. Probable. A coup sûr. Mais elle n’était pas naïve. L’était-elle ? Non. L’était-elle avec lui ? Bien sûr. Elle se sentait prise au piège. Etait-elle encore en plein contrôle de sa vie ? N’y avait-il pas une question qui subsistait à chaque choix, à présent ? « Et lui ? ». Ne lui fais pas confiance.

Protège-toi, protège tes arrières. Joue au même jeu. Entre dans son jeu. Renverse-le comme il t’a renversé, déjà. Et quel risque ? Tu le perdras. Nécessaire ? Inutile. Une autre solution… Eloigne toi. Couvre-toi. Recouvre-toi. Redresse-toi. Fais lui face, tend lui la main, mais garde derrière ton dos une lame aiguisée. Protège-toi, protège tes arrières. Et surtout rappelle-toi, toujours, qu’il t’a déjà trompé, une fois. Une fois de trop. Tu n’es pas une super-héroïne.

Elle se dédouble, elle se retient d’elle-même. La sauvage, la guerrière, l’indépendante la tire en arrière. L’insoumise lui fait des remontrances. Les mots du Loup l’effleurent, mais derrière son bouclier, elle ne sent rien. Elle ne s’y accroche pas plus qu’elle ne les rejette. Elle attend. Elle s’enferme. Elle laisse parler son armure. Parce qu’elle sent, qu’au fond, le monstre n’est pas loin d’elle. Qu’à tout moment, il peut de nouveau redevenir le vulgaire prédateur qu’il a toujours été. L’a-t-il toujours été ? Non. Alors elle peut le sauver ! Non. Recule, protège-toi, protège tes arrières. Elle se fait violence, d’elle-même à elle-même. Contre elle-même. La naïve, innocente, refoulant ce besoin de l’aider à tout instant. L’autre partie d’elle se fait louve, se fait lionne. Elle dresse ses armes. Il la prévient, de toute manière. Il la tient entre ses griffes. A elle de faire en sorte qu’il ne les referme pas sur elle pour la couper en deux.

Sa décision est prise. Le soldat plonge ses yeux gris dans les siens, animés d’une nouvelle détermination. Ce ne sont que des mots. Il chante à tes oreilles une mélodie du bonheur qui sonne faux. Tu le sais, tu le sens. Reste sur tes gardes et surtout n’oublie pas : protège tes arrières.
Elle garde le silence, un instant, ses pupilles saisies par celles du Loup. Elle ne tremblera plus devant lui. Elle ne sera plus une proie facile. La prochaine fois qu’il sortira les crocs, elle lui fera regretter mille fois de l’avoir trahie. Le pardonne-t-elle, alors ? Pour cette fois seulement. Mais elle se souviendra.

« Le plus important c’est que tu sois là. »

Sa voix est claire, sûre d’elle. Elle n’est plus l’amoureuse effarouchée d’un bel animal à apprivoiser. Elle est insoumise à sa volonté, car elle sait qu’au fond de lui, il n’est pas ce qu’il est vraiment. Elle sait qu’au fond de lui, il a basculé et il gronde. Elle ne se fera plus avoir. Mais elle ne l’abandonnera pas pour autant.

« J’ai apprécié cette escapade avec toi, malgré toutes ces mésaventures. » L’attaque. Son attaque. Sa fuite. « Ma porte te sera toujours ouverte. »

Il est temps de se séparer. De s’éloigner. Elle sent la fatigue poindre le bout de son nez, après toutes ces émotions, après tout ce sommeil à rattraper.
Elle mettra ce temps à profit pour se fortifier encore. Et refouler ses sentiments dangereux, à double tranchant. Elle se reconnait mieux alors. Où était-elle passée depuis tout ce temps, cette partie d’elle combattante et indépendante ? Le plus important finalement, c’était qu’elle était de nouveau elle-même.

Spoiler:
 
Lun 18 Déc - 14:20
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La peur rendait l'Homme faible, et désespérer. L'impulsion était puissante, donnée par cette émotion qui rongeait la conscience et l'âme de plus d'une personne. Comme une gangrène, elle se propageait, et l'infection qui suivait cette gangrène causait des dommages irréparables dans l'esprit de l'un comme de l'autre. Qui était le pire dans l'espoir ? Celui qui laissait sa peur parler, en faisant ainsi du mal aux autres, ou celui qui avait causer cette peur ? Cette mer d'abysse était habitée d'un monstre redoutable et en aucun cas, il ne devait sortir de nouveau. Moreau devait se débarrasser de cette peur, amputer la zone infectée, quitte à subir mille et une souffrance.

Car il ne voulait plus que Rashieka ne subisse sa haine, son poison, si injustement déverser sur elle pour des raisons futiles du au passé qu'il avait. Un passé sombre n'excusait pas un acte aussi odieux envers une personne auquel il s'était attaché malgré tout. Car elle était la flamme de la Vie. Une flamme qui, en créant certes des zones d'ombre, pourrait chasser le monstre en lui. Ce monstre qui aurait peur de la lumière, qui, avec hargne, sortirait et userait crocs et griffes sur tout ce qui sera dans sa portée. Un alter ego mortel et enragée. Moreau se tint silencieux en regardant et écoutant Rashieka. Elle était une Flamme. Elle avait vacillé face au souffle du monstre en lui, mais en fin de compte, elle avait brillé plus fort.

Elle s'était embrasée. Par son souffle qui en aurait effrayé plus d'un, elle était devenue plus forte. Elle éloignait les ténèbres en lui, tout en les nourrissant de sa lumière. Comme une provocation de réveiller davantage ce monstre, en lui.

-Je suis... Terriblement désolé de ce qui s'est passé.

Le monstre gronda en lui, mais Moreau le fit taire. Le soleil se levait, bien que son éclat faisait pale figure face aux yeux d'émeraudes de Rashieka, teintée d'une nouvelle détermination de fer.

-Soldat Moreau ?

Le concerné se retourna pour voir deux hommes venir avec trois cheveux, un de libre. Son supérieur qui l'avait envoyer se reposer le regardait avec un air ferme. Moreau se retourna pour saluer son supérieur.

-Je suis navré, soldat Moreau, mais une affaire de la plus haute importance vous est concerné. Nous nous devons de vous ramener au QG.


-Oui, chef.


Et Moreau se retourna, pour poser une main, douce, sympathique et sincère sur la joue de Rashieka, puis ensuite son front contre le sien.

-Encore une fois... Désolé, Flamme.


Et il se retourna pour partir, montant sur la monture qu'on lui avait attribué.

Le Loup se devait d'être toujours à l'affût pour les monstres dans le monde.

HRO:
 

Erika, elle pue énormément
Lun 18 Déc - 22:31
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