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 Vacances bien mérités RASHIEKA

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Kristopher Moreau
MessageSujet: Vacances bien mérités RASHIEKA   Mar 20 Juin - 4:53

  • Rashieka Barthels
  • Kristopher Moreau
Vacances bien mérités
-Soldat Moreau ?  

Kristopher ne détourna pas le regard pour écouter la femme qui venait de l'interpeller, continuant de traiter dans une pure concentration la blessure d'une femme qui avait perdu sa jambe lors de la rébellion. Bien qu'elle datât d'une semaine, et que nombre de blessés étaient en cours de rétablissement, il y avait encore une légion d'hommes et de femmes dont l'état étaient instable, grave. Les causes de mort étaient légion dans ce QG transformé en gigantesque hôpital. Infection des blessures, maladies, la fatigue, le manque de vivre, car nombre d'entrepôts qui avaient contenus des effets médicaux et des rations alimentaires avaient brûler, causant des incendies ravageurs dans chaque ville importante, c'est-à-dire les quatre districts du Mur Rose, mais aussi ceux de Sina.  

-Soldat Moreau ! Fit de nouveau la femme qui commençait déjà à perdre patience, tapant du sol de son pied pour le prouver, bruyamment.  

Il l'ignora de nouveau. Il n'y avait pas de temps pour elle, en cet instant. Il fallait traiter la pauvre femme, encore assommée par la dose de pénicilline en elle. Ses mains étaient couvertes de sang, et traitèrent son moignon avec différents produits et point de suture. Heureusement que chaque soldat avait reçu une formation de premier soin. Les médecins spécialisés manquaient cruellement, toujours en déplacement d'un QG vers l'autre. Il se retint de fermer les yeux. Il n'avait pas fermé l'œil de la nuit. Il était vigoureux, cependant. Il eut fini sa besogne une minute après et, plongeant ses mains dans une bassine d'eau, il tourna ensuite son regard métallique vers la femme, qui fronça des sourcils, l'air dégoutée.

-Un lieutenant vous appelle. Dans son bureau, local 3A.  

Sans plus attendre, silencieux, Kristopher écarta la femme de son passage en la poussant légèrement. Son capuchon avait été rabattu, mais son foulard gris se trouvait toujours autour de son cou, recouvrant sa bouche. Elle lui procurait une chaleur étouffante, surtout que beaucoup de locaux étaient fermés pour ne pas laisser plus de vermines entrer, tel que les mouches ou bien les rats. Au final, cela s'était avéré peu utile. Les rats avaient trouvé leur chemin et les mouches, effroyables créatures des enfers, pullulaient ici et là. L'homme finit par trouver le bureau et y entra sans toquer. Beaucoup avaient cette habitude-là, a présent. Le lieutenant était un vieillard aux traits fatigués et irrités. Celui-ci leva son regard vers Kristopher et le brun s'assit en silence.

-Monsieur Moreau... Nous sommes contents de vos efforts pour nous aider, commença le lieutenant, délaissant des documents qu'il consultait pour replacer ses lunettes par la suite. Cependant... Nous avons remarqué que vous étiez, selon certaines sources, fatigués.

-Non, monsieur. Je suis amplement opérationnelle.

Le lieutenant se joignit les mains et soupira, visiblement ennuyé.

-Vous n'êtes pas le premier à le dire. Les autres me disent cela, mais au final, ils finissent par tomber de fatigue, tel des zombis. Bien que l'entièreté de la Garnison soit active pour patrouiller, sécuriser et soigner, vous êtes l'un de nos meilleurs éléments, et nous ne voulons pas vous perdre simplement parce que vous n'étiez pas assez reposé. Deux fois de suite, vous avez pris la relève de nuit.
 
-Monsieur...

-Non, Moreau, coupa le lieutenant, un pli apparaissant entre ses deux yeux. Vous prendrez des vacances... Allons, vous pouvez aller dans la nature, par exemple. Je ne changerais pas d'avis. Maintenant, au repos, Moreau.

Sachant qu'il serait inutile d'essayer de le convaincre, Kristopher se leva et quitta le bureau, errant dans les couloirs. Aller dans la nature... C'était une bonne idée, oui. Il s'était toujours senti en harmonie, sans pour autant paraitre comme un idiot ou une sorte de druide, dans ce milieu. Il sortit du QG et se rendit compte qu'il était midi. Il avait mangé rapidement peu avant de recevoir l'ordre d'aller voir le lieutenant, donc aucun souci. Le problème étant plutôt que ses yeux n'avaient pas été habitués a la lumière du jour depuis un moment.
 
Oui, j'ai besoin d'un moment, se disait-il intérieurement. Cependant...

Il y avait bien quelqu'un avec qui il pouvait profiter de cela en silence.
 
Plus tard...


La poussière se soulevait sous ses pas. L'herbe ondulait sous le vent. Il vit la bâtisse devant lui, et les écuries, frappées du sigle Bartels. Il entra dans la propriété, l'air de rien, malgré les taches de sang séché non nettoyés aux alentours. Le lieu avait donc été frappé de la rébellion aussi. Il arriva devant la porte d'entrée et toqua trois fois. Une dizaine de secondes fut nécessaire avant qu'une femme ne vienne l'ouvrir, nerveuse.
 
-Je viens voir Rashieka Bartels.

-E-Euh... Oui, elle est présente... Je vais la chercher.

-Bien. Et range-moi ce couteau que tu as dans ta manche, sinon je n'aurais d'autre choix que de te péter le poignet.

La femme pâlit et déglutit avant de partir. Kristopher entra et attendit dans l'entrée, les bras croisés, observant les alentours, avant que la belle rousse ne vienne finalement. L'homme aux yeux gris froids posa son regard dans le vert émeraude de la rousse.

-Salut.
 
Il lui fit un simple signe de la main. Il se sentait un peu plus à l'aise en sa présence qu'avec les autres personnes, vu qu'elle avait fait l'effort de se rapprocher de lui. Mais elle n'en était pas encore au stade où il allait la saluer avec un gros sourire d'idiot sur la gueule.
 
-Ça fait un moment, Bartels. Pour faire simple et sans fioriture, voilà pourquoi je suis venu : on m'a gentiment forcé a prendre congé de la Garnison pour prendre du repos, après les récents événements. Du coup, je suis venu vers toi pour ta proposition : passer un moment en solitaire avec toi en forêt.
 
Il eut un soupir silencieux, camouflé par son foulard gris, et continua sur une belle note :

-Ça te tente ou pas ?  


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Rashieka B. Bartels
MessageSujet: Re: Vacances bien mérités RASHIEKA   Sam 24 Juin - 2:14


Rashieka rêvait de pouvoir s’échapper un instant. Ces derniers jours, elle n’avait fait que courir partout entre les cours des particuliers, ses agriculteurs qui demandaient son aide, et des visites de supérieurs de l’armée, souvent des Spéciales, recherchant la perle rare et suscitant toute son attention. Ce jour-là encore, elle avait beaucoup à faire.

Lorsqu’elle ouvrit les yeux, dans ses draps frais bercée par la brise légère matinale, elle sentit son corps refuser de bouger l’espace de quelques secondes. Son esprit était ailleurs. Dans un soupire elle s’efforça de sortir de son lit, roulant par terre avec le reste de son lit, emportant avec elle sa couverture. Elle resta là, étalée sur le parquet, fixant ses vêtements posés sur la chaise en face de son miroir et de son attirail de beauté. Ses yeux verts frémirent. Elle se leva, passa un coup de brosse dans sa chevelure de feu, enfila ses habits de travail. Qu’est-ce qu’elle aurait donné pour seulement enfiler son déshabillé et flâner dans la demeure de son défunt oncle, maintenant sienne.

Elle eut une pensée pour lui, en regardant par la fenêtre et en finissant de boutonner sa chemise. Dehors, elle avait vu sur les près et les jeunes yearlings qui paissaient tranquillement. Sa détermination se raffermit d’une main de fer sur son esprit vagabond : c’était son héritage.

Lady Bartels sortit de chez elle alors que les palefreniers finissaient de distribuer la ration aux chevaux. Comme à son habitude, elle nourrissait elle-même les siens, son vieil ami gris et Karnival, la relève. L’alezan l’accueillit d’un léger hennissement puis fut plus absorbé par son foin et son avoine que par la présence de sa maîtresse. La rousse le laissa en paix et partit faire le tour des bâtiments et de ses employés. On lui signala une poutre d’une grande, rongée par des mites. Il faudrait arranger cela et appeler des charpentiers. Elle nota la peinture défaillante des barrières de l’entrée des écuries Bartels et envoya des jeunes y donner un coup de neuf.
Il fut l’heure de s’occuper de ses premiers élèves, deux jeunes nobles frère et sœur qui venaient assez souvent ici prendre des cours d’équitation, sous conseil de leurs parents. Ils montaient encore des petits chevaux, mais bientôt la fille devrait passer à la taille au-dessus. Le cours se passa sans encombre, la fraîcheur du matin aidant.
Rashieka travailla ensuite trois jeunes chevaux qu’elle débourrait, puis il fut temps de prendre le repas de demi-journée. Elle ne rejoignit pas ses lads cette fois-ci, ayant des papiers à remplir dans son bureau. Elle y mangea et fit le nécessaire en même temps. Cela l’occupa encore une bonne partie de l’après-midi.
Elle partit sortir Karnival, lorsqu’elle tomba sur un jeune lad dont la situation était compliquée. Il venait travailler chez elle par nécessité et sa famille avait remercié mille fois la lady de le prendre sous son aile, nourri et logé comme les autres. Il s’apprêtait à avaler des capsules de drogue lorsqu’elle le surprit. Les remontrances de la rouquine furent sévères et alors qu’elle en finissait avec lui, on vint la chercher en vitesse. Quelqu’un venait la voir. En rage, Rashieka ficha les deux pilules dans sa poche avant de se détourner vers sa maison.

La fille de sa cuisinière, Hanna, la prévint qu’il s’agissait d’un soldat à l’air dérangé, tout en reposant un couteau à sa place. La Bartels savait Hanna très nerveuse depuis l’attaque des rebelles. Elle ne lui en tenait pas rigueur, mieux valait se tenir sur ses gardes. Elle tourna son attention vers le visiteur qui attendait dans l’entrée.

A peine pénétra-t-elle dans la pièce qu’elle le reconnut aussitôt sous son cache-bouche. Elle n’eut pas le temps de dire un seul mot qu’il prenait déjà la parole. Elle en resta assez étonnée d’ailleurs : depuis quand Kristopher, le Loup plein de rage, faisait-il le premier pas avec elle ? Reconnaissante, elle écouta sagement tout ce qu’il avait à lui dire.
Quelqu’un d’autre aurait pris sa proposition comme une demande de rendez-vous romantique du genre « Toi et moi, seuls dans la forêt ». Mais elle le connaissait maintenant suffisamment pour savoir qu’il n’y avait aucun sous-entendu dans ses mots et c’était plutôt « Toi et moi, et la forêt ».
Elle croisa les yeux gris et remercia le ciel de lui avoir envoyé Kristopher en ce jour. Elle sauta sur l’occasion de s’échapper de sa vie, de ce quotidien qui l’étouffait dernièrement. Tellement de choses s’étaient bousculées récemment.

Rashieka saisit la manche du soldat et le tira derrière elle pour lui faire emboîter le pas à sa suite, après quoi elle le lâche presque immédiatement, se doutant pertinemment qu’il n’aimerait pas qu’elle le tienne plus longtemps. La demoiselle passa rapidement dans les cuisines, prit quelques vivres qui trainaient sur les tables en bois, esquiva un employé balayant le sol et se faufila vers sa sellerie personnelle qui donnait sur l’extérieur. Là, au passage, elle prit son sac de randonnée, y fourra la nourriture, le nécessaire s’y trouvant déjà et quitta les lieux. Sans un mot, elle entra dans l’aile des écuries où se trouvaient ses chevaux, pointa d’un geste un étalon palomino qu’elle se gardait pour elle car très souple et le pied sûr, et se dirigea vers Karnival. Le cheval de Kristopher avait pris place dans un box à côté, se reposant. Elle lui prêtait le grand doré, pour qu’il puisse avoir une monture fraîche afin de repartir plus tard.

Bamby ne mit pas longtemps à préparer l’alezan et sortit des écuries. Elle se hissa sur son dos, puis se tourna vers le soldat, surement aussi rapide qu’elle. Elle n’avait qu’une envie : partir avant que quelque chose, quelqu’un, ne l’en empêche. Karnival sentait son impatience, grattait de son antérieur le sol poussiéreux. A peine vit-elle le Loup se poser sur son cheval qu’elle envoya le cuivré au galop en direction de la forêt bordant sa propriété. Rashieka sentit un poids s’envoler de ses épaules. Se sentait-elle coupable d’abandonner ses pairs ? Se sentait-elle égoïste ? Surement. Mais pour l’instant, plus rien ne comptait. C’était elle, Kristopher, et la forêt.
Elle laissa courir la bride sur l’encolure de Karnival, qui fila, allongeant ses foulées pour prendre son allure la plus rapide, ivre lui aussi de cette liberté.
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Kristopher Moreau
MessageSujet: Re: Vacances bien mérités RASHIEKA   Sam 24 Juin - 22:56

  • Rashieka Barthels
  • Kristopher Moreau
Vacances bien mérités
Elle avait l'air fatigué et épuisé. Kristopher pouvait la comprendre. Qui ne le serait pas, en ces jours-ci, autres que ces rebelles qui ont causé chaos et désolation ? Se sentaient-ils vraiment heureux d'avoir laissé des morts derrière eux, par centaines, peut-être même par millier ? Le brun ne savait pas, et pour être honnête, il doutait déjà cependant de la réponse. Le jeune homme savait que des personnes comme Rashieka ne voulaient qu'une chose : partir d'ici pour un temps, pour oublier et profiter de ce que pouvait offrir le monde par-delà les villes et le chaos. C'était sans grande surprise que la jeune rousse attrapa Kristopher pour la mener vers les cuisines. Il s'en serait presque débattu de sa prise, mais heureusement, Rashieka l'avait lâché.

Il avait failli se faire violence, et le jeune soldat n'aurait guère aimé lui faire des remontrances. Il était doué pour ce genre de chose, mais il ne voulait pas partir sur de mauvaises bases. Elle observa Rashieka prendre des vivres rapidement avant de s'équiper un peu plus en avant pour ensuite indiquer à Kristopher, après un moment, la monture qu'il allait utiliser. Ce fut avec rapidité qu'il monta dessus. Et ce fut avec une plus grande rapidité que le duo partirent en dehors du domaine pour se diriger vers la nature. Kristopher, tout en laissant galoper son cheval, tourna son regard vers Rashieka.

-Tu as vraiment l'air assoiffé de laisser tes responsabilités derrière.

Le jeune homme tourna ensuite son regard droit devant lui, sa monture galopant au même rythme que celle de la Rousse. Au bout d'une vingtaine de minutes, il vit au loin les barrières d'arbres et de buissons se former, et Kristopher ajouta.

-Vous avez été durement touchée par la rébellion aussi, j'imagine.



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Rashieka B. Bartels
MessageSujet: Re: Vacances bien mérités RASHIEKA   Ven 30 Juin - 9:06


Le vent de la vitesse soufflait dans ses longs cheveux roux, aussi flamboyants que la robe de sa monture. L’appel de la liberté résonnait encore à ses oreilles, faisant battre le sang contre sa peau, dans ses tempes, dans sa tête. L’adrénaline de la course faisait valser son esprit. Le tambourinement des sabots de Karnival était pareil à la danse effrénée de son palpitant, et la vibration de chaque foulée remontait dans son être, s’insinuait en elle comme une résonnance sans fin de sa vie. Un écho qui se perdait dans les mouvances de ses envies, de ses besoins. De ses devoirs.

Faire la part des choses était devenu si compliqué depuis l’attaque des rebelles sur l’humanité. Ce n’était plus les monstres encerclant la cage aux oiseaux, mais les hommes contre les hommes, les loups contre les loups. Non, le Loup était derrière elle, les loups jamais ne trahissaient leur meute. Qui était-ce alors ? Qu’était-ce ? Peut-être bien qu’au final, les monstres étaient déjà là bien avant les Titans. Les monstres étaient déjà là depuis la nuit des temps, aussi longtemps que le premier homme avait su se lever sur cette terre maudite. Maudite du sang et de l’existence d’une créature aussi infecte, aussi cruelle et dépourvue de ce qui faisait son essence, de ce que l’on appelait humanité. Les sentiments, l’empathie, l’intelligence. Plutôt la cupidité, le sadisme et la fourberie.

Les rebelles n’étaient qu’un vague reflet de ce que l’homme avait toujours été. Chaque jour, chaque heure, les injustices se multipliaient ici. Quelle différence ? Quelle différence entre un rebelle et un juge ? L’un appliquait sa sentence lui-même, sans foi ni loi, l’autre jugeait les hommes comme s’il leur était supérieur, au nom d’une loi qu’il avait lui-même inventée. Et c’était ainsi.
L’homme n’était pas un loup. L’homme n’était qu’une boule de rage, un ramassis de haine et de violence enfermé dans une chair trop petite pour tout contenir. Et c’était ainsi. Comme si le monde avait rassemblé tout le Mal en un seul être. Maudit depuis qu’il était né. Maudit depuis qu’il existait. Voué à se détruire. Voué à mourir. Voué à souffrir de sa propre condition, si par malheur il lui restait assez de jugeote pour s’en rendre compte.
Rashieka aurait mille fois préféré être une louve.

Karnival ralentit l’allure, prenant un galop plus régulier et léger. Autour d’eux, les champs laissaient leur place aux grands arbres de la vieille forêt entourant les tertres des Bartels. Elle aimait ces bois. Elle aimait sentir autour d’elle qu’il n’y avait que des êtres innocents qui se battaient chaque jour pour leur survie, sans se soucier du lendemain. Les animaux étaient bien plus méritants. Loin d’eux les histoires de politique, d’argent, de contrat. Il n’existait qu’une seule loi à leurs yeux : survis. Survis et chéris ta liberté. Contente toi de peu, et vis. Rien n’est plus important.
Elle aurait mille fois préféré être une louve. Alors, elle l’imitait, dans l’espoir d’en arracher la moindre émotion de ce qu’était vraiment être libre.

Enfin ils pénétrèrent dans le sein de mère nature. L’alezan passa progressivement au trot puis au pas, allongeant son encolure, l’écume panachant sa robe cuivrée, naseaux dilatés par la course et l’effort mais l’esprit éveillé par l’adrénaline.
La lady avait entendu les paroles du soldat. Mais elle ne refuser de parler de cela. En cet instant, était-il soldat ou loup ? Voulait-il rester soldat ? Elle désirait être louve. Qu’il redevienne loup avec elle. Qu’il embrasse sa véritable nature. Qu’ils imitent les Loups ensemble et jouissent de ces quelques instants. C’était tout ce qu’elle demandait. Aussi ne répondit-elle que plus tard, et changea de sujet, resta vague.

« Les lapins pullulent en cette période de l’année. On devrait en tirer facilement, comme ils nous ont tiré. » lança t-elle comme elle lancerait une conversation banale. « Il y a des cervidés dans ces bois. Normalement, c’est pour les grandes occasions. »

Le pas de Karnival était sûr mais l’étalon malicieux. Rashieka écarta une branche sur son passage, se baissant sur sa selle pour l’éviter.

« Mais il s’agit bien de ça. »

C’était inhabituel que Kristopher fasse le premier pas. En temps normal, elle n’aurait pas relevé. Mais il s’agissait du Loup. Et elle devait prendre cela avec le plus de délicatesse possible. Autant faire les choses bien. Et puis cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas traqué un cerf. La dernière fois remontait avant la mort de son oncle, avec lui-même. Les bois trônaient encore dans l’ancien bureau du défunt.

« Je te remercie d’être venu. »
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Kristopher Moreau
MessageSujet: Re: Vacances bien mérités RASHIEKA   Ven 30 Juin - 21:54

  • Rashieka Barthels
  • Kristopher Moreau
Vacances bien mérités
Vint l'odeur familière des bois aux narines du brun, lui ramenant en tête de nombreux souvenirs d'antan, dans une époque qui avait encore été douce. La voix tendre, mais ferme de ce qui avait été son père, la douce étreinte de ses bras, sa connaissance dans les bois. Il avait été un grand chasseur. Et le jeune homme, malgré les années, avait grandement appris de lui et tenait encore dans son esprit chaque consigne pour comment bien chasser en milieu forestier et montagneux. Le brun continua de se diriger dans la forêt avec Rashieka, qui ralentit l'allure en se retrouvant dans ce paradis d'herbes, de buissons et d'arbres.

Elle ne répondit pas directement aux propos de Kristopher, ne faisant que l'informer que les lapins étaient nombreux en cette période de l'année et qu'il serait facile d'en attraper et que des cervidés y résidaient aussi. Il comprit qu'alors que la belle et magnifique rousse avait besoin d'un peu de vacances et loin de la réalité, ne serait-ce que pour quelques jours. Bien que Kristopher fût habitué aux horreurs de la vie et de ce monde jusqu’à en devenir presque indifférent, et même antipathique, le brun savait que tout le monde n'était pas forcément comme lui. Chacun gérait du mieux qu'il pouvait leur stress, leurs émotions, leur état de santé, et après un tel événement chaotique, il ne pouvait rien faire d'autre, mais que de compatir à la douleur des autres.

Il le sentait. Sa fatigue, son exaspération, sa frustration, sa douleur de vouloir régler les choses liées à ses affaires personnelles. La rébellion avait été un coup dur. Pour l'armée comme pour les civils. Les crimes s'étaient depuis multipliés. Et en quelque sorte, il avait été amusé par les paroles de la rousse lors de l'une de leur rencontre. Une femme forte... Non, elle était moins que cela. Celle-ci lui confirma cependant ses dires. Elle fuyait. C'était humain, comme réaction. Et celle-ci le remercia d'avoir été venue chez elle. Le brun ne fit que hausser les épaules.

-Si je dois aller en forêt, autant y aller avec vous. Vous me l'aviez proposé une fois. Et puis... Il resta quelques secondes silencieux. Vous êtes de bonne compagnie. Mine de rien.

Décidant de rester silencieux ainsi, Kristopher continua de s'enfoncer dans la forêt avec Rashieka, tandis qu'il évitait par moment les débris ou les branches sur son passage. Sa monture s'ébroua, mais Kristopher finissait toujours par calmer la puissante bête, continuant le chemin avec le compagnon temporaire de voyage. Après un long moment, il tourna son regard vers la rousse.

-Une destination précise ? On continue de s'enfoncer dans les bois ?


Kristopher vit soudainement un oiseau aux plumages jaunes décoller de son arbre pour voleter entre le duo, pépiant et chantant comme un ange. Le brun jeta son regard vers l'oiseau, et il eut l'impression que celui-ci le lui rendit avant de voleter proche de Rashieka pour ensuite s'élever dans les airs pour disparaître dans le feuillage épais des arbres.

-Je pense que pour l'esthétique, proche d'un lac serait bien. On aurait accès a de l'eau mais aussi a un moyen de se nettoyer. Proche d'une rivière ou d'un ruisseau, ça peut se faire aussi. Le bruit de l'eau s'écoulant peut aider a dormir.

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Rashieka B. Bartels
MessageSujet: Re: Vacances bien mérités RASHIEKA   Mer 19 Juil - 22:44


Il ne fit aucun commentaire. Et c’était parfait ainsi. Le Loup se montrait compréhensif, devant la faiblesse assumée de la lady. S’il souhaitait l’attaquer à ce sujet, il en avait tout le loisir. Bien qu’elle soit fatiguée, et qu’elle n’ait soif que de liberté en cet instant, Rashieka restait un caractère fort qui ne se laisse pas marcher dessus. Qu’il l’attaque, il verrait. Elle répliquerait comme une lionne. Mais Kristopher n’avait visiblement pas cette idée derrière la tête, aucune mauvaise intention.
La confiance s’installait entre eux petit à petit. C’était donnant-donnant : il fallait se dévoiler, sacrifier quelques parcelles de soi pour s’accrocher un peu plus à l’autre et faire de leur lien si fragile une relation durable.

Le soldat répondit à son merci par un haussement d’épaules et prétexta qu’il était là parce qu’elle le lui avait proposé, tout simplement. Comme s’il n’avait jamais eu à choisir quoique ce soit, et que sortir par ici avait été une évidence. Mais même s’il voulait montrer qu’il n’en avait rien à faire au final il avait choisi de lui-même d’accepter cette entrevue. Sa dernière phrase le prouva.
De bonne compagnie, disait-il. Rashieka lui jeta un coup d’œil. Un fin sourire étira ses lèvres rosées. Elle appréciait ce compliment venant de lui. Elle en était même agréablement surprise. Décidément, le jeune homme était étonnant aujourd’hui.

Elle perdit son regard entre les arbres, pensive, écoutant d’une oreille le brun lui parler. S’enfoncer dans la forêt… C’était une bonne idée s’ils souhaitaient trouver du grand gibier ou juste avoir la chance d’observer les biches s’ébattre. Mais Kristopher désirait un point d’eau potable. Il y avait bien une rivière qui traversait la forêt, mais elle était plus loin encore. Ce n’était pas pour déplaire à la demoiselle : plus loin, ils n’entendraient plus le bourdonnement sourd de la vie humaine. Ils étaient encore aux abords des bois. Rashieka tourna son visage vers le soldat.

« Je connais un endroit où on sera bien. » répondit-elle en laissant glisser ses prunelles sur la silhouette du brun avant de s’attarder sur sa monture. « Un endroit tranquille, mais assez large. On pourra y installer nos tentes et avoir accès à une rivière. Il faut pousser dans la forêt. »

La rousse talonna son étalon cuivré, prenant un petit trot léger. La situation avait quelque chose d’étrange tout de même. Kristopher semblait maintenir la distance entre eux, bien qu’il accepte de la revoir, ce qui n’était surement pas dans ses habitudes. Elle le voyait solitaire et peu enclin à se lier aux autres. Déjà, il ne buvait pas et dans l’armée cela limitait grandement ses relations sociales. Et puis, son caractère assez froid et parfois agressif n’arrangeait pas la chose. Rashieka posa ses yeux d’émeraude sur l’oiseau canari s’étant perché sur une branche au-dessus d’eux, tirant sur ses rênes pour stopper Karnival. Elle se tourna vers le Loup.

« Tu sais, tu peux arrêter de me vouvoyer. » lui lança-t-elle, en le fixant. « Je crois qu’on a dépassé ce stade depuis un moment. »

Après tout, ils avaient fini bourrés, puis nus l’un l’autre, l’un devant l’autre. Ils avaient passé du temps ensemble depuis, avaient un peu parlé d’eux-mêmes, de choses relativement douloureuses. Se tutoyer ne servait plus à rien, si ce n’est peut-être pour Kristopher se rassurer. Refusait-il de se lier à elle ? Refusait-il leur relation, malgré son avancement ? Il ne pouvait pas nier qu’entre eux se développer les prémices d’une certaine amitié. Etrange, peut-être, mais les confidences étaient ce qu’elles étaient : des preuves de confiance. En cela, on ne pouvait se mentir.
Karnival reprit son pas calme et assuré, empruntant un sentier que Rashieka lui avait indiqué. Les arbres se faisaient plus nombreux et leur feuillage recouvrait bientôt les deux promeneurs. La lady entama la conversation, choisissant au hasard un sujet.

« J’ai entendu dire que l’Exploration n’irait plus en dehors des murs jusqu’à nouvel ordre, décision du roi. »
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Kristopher Moreau
MessageSujet: Re: Vacances bien mérités RASHIEKA   Ven 21 Juil - 21:49

  • Rashieka Barthels
  • Kristopher Moreau
Vacances bien mérités
Les lieux faisaient appel pour la paix d'esprit. La solitude en forêt, tout deux isolés de la civilisation humaine et de la société, aucun rebelle en vue. Tout était parfait pour une bonne escapade loin de la réalité. Loin du monde et des maux de la vie qu'apportaient les villes et les villages, oubliant ses devoirs pour n'être qu'en bonne compagnie, celle de la rousse aux cheveux de flammes et au regard vif et perçant. Elle avait remarqué le compliment et évidemment, du coin de l'œil, le brun l'avait vu sourire. Un beau sourire. Oh, il n'aurait jamais dû dire ça. Maintenant, sa fierté en était flattée, et celle du ténébreux déjà peu présente, en était affectée. Le Silencieux complimentant la vive flamme de la Vie. Elle qui avait un savoir plus conséquent pour profiter de ce que pouvait offrir le monde, tandis que le Silencieux observait constamment des noires et sombres choses dans le monde.

Elle lui fit part de sa connaissance d'un lieu de ce genre, qui contenait un point d'eau proche et un endroit spacieux pour leur campement. Mais au bout d'un moment, elle avait arrêté sa monture pour observer quelques instants l'oiseau ayant volé près d'eux pour ensuite lui dire qu'il pouvait arrêter de la vouvoyer. Presque un soupir quitta sa bouche, comme déçu de lui-même, mais le brun se retint. Les habitudes du travail.

-Je le ferais si j'en ai envie, Rashieka, répondit le brun presque comme un enfant le ferait. Tout comme vous feriez quelque chose si vous en aviez l'envie.

Reprenant la route avec la rousse en silence un instant, elle entama une nouvelle conversation avec l'un des nombreux sujets du jour.

-Oui. Ils sont interdits par le nouveau Roi de sortir hors des murs. En raison de l'utilisation massive de l'équipement tridimensionnels lors de la rébellion par les rebelles, les principaux suspects restent eux. Mine de rien, le jour même de la rébellion, ils sortent par hasard en dehors du Mur pour une expédition massive et c'est la seule armée possédant le plus grand nombre d'équipements tridimensionnelle. Mine de rien, le jour même de la rébellion, ils sortent par hasard en dehors du Mur pour une expédition massive et c'est la seule armée possédant le plus grand nombre d'équipements tridimensionnelle. Mais des rumeurs courent que bientôt, ils ne seront qu'une faction de l'armée... Des rumeurs qui vont et viennent grâce aux Licornes venant nous aider durant nos journées de travail. Entendre des rumeurs quand on croit ne pas se mêler des autres est une aptitude utile, dans mon cas.

Kristopher vit un lapin bien gras sortir d'un buisson pour s'enfuir ailleurs, en couinant.

-Ah bah vous aviez raison, ils sont plutôt gras dans ce coin-ci. Ils ont dû avoir une bonne année... Contrairement à nous.

Tournant son regard vers Rashieka, il lui demanda :

-Vous prévoyez que l'on reste combien de temps en solitaire... ? Personnellement,
un peu de temps hors de la civilisation me ferait du bien. Meme si, ultimement, je préférerais retourner travailler.


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Rashieka B. Bartels
MessageSujet: Re: Vacances bien mérités RASHIEKA   Dim 30 Juil - 19:41


La réplique revêche de Kristopher frappa en plein dans le mille. La lady détourna la tête quelques instants, prétextant observer le paysage alentour pour cacher son émotion. Elle se sentait blessée, mais pas de souffrance. Il venait de lui cracher au visage, de lui rappeler, non sans une certaine violence dans un sens, ce qu’il était véritablement : un loup. Et un loup ne courbe pas l’échine, un loup fait ce qu’il lui plait quand il lui plait de le faire. Un loup est seul maître de ses décisions et ne laisse personne les entraver ni s’y immiscer.
Elle se rappelait de cette émotion. Elle avait ressenti exactement la même chose lorsqu’elle avait tenté de dominer d’une quelconque façon Karnival alors qu’il n’était qu’un jeune foal. Elle se souvenait de ce jour, de cette séance. Ils avaient été connectés l’un à l’autre, libres tous les deux de tout cuir, de toute attache. Elle à pied, face à lui, jeune et fougueux. Ils avaient dansé. Il lui avait donné. Elle avait pris. Elle avait voulu prendre encore. Il s’était dérobé. Et ce goût âpre de la déception, de la frustration, elle s’en souvenait très bien. Karnival lui avait appris une bonne leçon ce jour-là. Kris venait seulement de lui faire une piqûre de rappel : on n’impose rien à un être vivant, si on le respecte vraiment.

Rashieka écouta distraitement le soldat à la rose répondre à la question d’actualité qu’elle lui avait posée. Futile conversation. Elle avait reporté son regard d’émeraude droit devant elle, les sourcils légèrement froncés, un arrière-goût d’orgueil blessé collé au palais. Elle remarqua à peine le lièvre qui passa près d’eux, criant de peur d’être abattu. Elle l’avait pourtant suivi du regard, et elle finit par reposer irrémédiablement ses prunelles sur le Loup. Elle avait beaucoup à apprendre de lui.

« Je ne connais pas Erwin personnellement mais je doute qu’il laisse ses bataillons disparaître ainsi… Peut-être que c’est eux les rebelles, d’ailleurs. » commenta t-elle d’après les dires du soldat. « Je ne sais pas vraiment en fait. Pourquoi prévoir ? » finit-elle par répondre à sa question.

Elle ne savait absolument pas combien de temps ils resteraient ici. Elle avait besoin de décompressé. Elle avait juste sauté sur l’occasion sans réfléchir et elle aurait pensé que Kristopher aurait fait de même. Mais visiblement, l’homme aimait prévoir son emploi du temps, ou bien il se lassait déjà de sa compagnie. C’était surement plus une question de praticité car après tout, il devrait faire le voyage de retour au QG des Garnisons. Elle soupira légèrement en se laissant glisser dans le fond de sa selle, ses yeux fixant le soleil à travers le feuillage des arbres, l’obligeant à plisser les paupières.

« Connais-tu Charlie Kleiss ? Il s’agit de mon cousin. » lâcha-t-elle hasardeusement.

Pourquoi lui parlait-elle de Charlie ? Kristopher ne devait rien en avoir à en faire. Mais si soudainement, elle avait ressenti ce besoin pressant de vider son sac. De parler. De se confesser. Rashieka gardait ses craintes pour elle, même dans sa demeure. Elle n’écrivait rien de personnel dans ses carnets. Elle avait perdu de vu sa Malicieuse. Elle n’avait plus personne à qui confier ses doutes, avec qui converser comme une seconde conscience. Aussi précipitamment, dévoila-t-elle ce qu’elle cachait depuis trop longtemps à présent et qui lui dévorait chaque nuit un peu plus de son sommeil.

« Charlie était différent quand je l’ai vu, après l’attaque des rebelles. » commença-t-elle doucement. « Il paraissait… Ne pas se soucier des autres autour de lui. Je veux dire… Les blessés, les morts… Il me souriait, comme à son habitude. Il n'avait pas l'air aussi abattu que je le pensais. »

Rashieka fixa la crinière de son alezan, pensive. Elle poussa un profond soupir, et finit par conclure.

« Charlie est un être empathique. Cela n’avait rien d’habituel. Il m'a toujours dit aimé les autres soldats comme ses frères. » Rashieka tourna son regard vers Kristopher. « Je ne sais pas ce qu’il se passe au sein de l’armée en ce moment, mais fais attention à toi. »

Les prédateurs se cachaient parmi les brebis.
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Kristopher Moreau
MessageSujet: Re: Vacances bien mérités RASHIEKA   Lun 31 Juil - 1:08

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Vacances bien mérités
Tel une flèche se fichant au centre de la cible après avoir été décochée, Kristopher avait viser en plein dans le mille, tandis que Rashieka détournait son regard, visiblement vexée ou blessée. Elle n'écoutait nullement visiblement, plongée dans des réflexions. Le Loup était comme ça. Il rappelait aux autres, enfin, a Rashieka surtout, que même s'il pouvait se montrer amical, il pouvait tout autant se montrer mordant et cassant, dévoilant crocs et griffes. Il se sentait bien en sa présence. Mais le comportement du Loup était tel que, marqué par le passé, il ne se plierait si aisément aux autres, autre que des supérieurs de l'armée ou des nobles.

Mais au bout d'un moment, celle-ci finit enfin par ouvrir la bouche. Il était évident qu'Erwin, le Major des Bataillons, n'allait véritablement pas se laisser faire. Le brun l'avait aperçu une fois et il semblait bien prêt à défendre l'honneur des Bataillons, et son esprit tactique était redoutable. Il était un homme dangereux, quand on s'en prenait à lui et son corps d'armée. Et pour rien au monde le brun souhaitait l'avoir comme ennemi. Mais une remarque de Rashieka le fit tiquer. Eux, les rebelles ? Ils étaient déjà soupçonnés. Il ne dit rien. Les rebelles avaient utilisé beaucoup d'équipement tridimensionnelles et les seuls qui pouvaient en avoir autant était l'Exploration. Certes, la Garnison était soupçonnée, mais les Explorations le sont tout autant, sinon bien plus.

-S'ils étaient les rebelles, je me demande pourquoi seraient-ils restés dehors pendant un sacré nombre d'heures. Et en sachant qu'ils étaient dehors, les rebelles frappaient vite entretemps, et ce, de partout, notamment à Sina. Notons que peu peuvent entrer en Sina, et pour cela, nous devons être munis de passeports spéciaux. Donc ils auraient dû laisser derrière eux un nombre conséquent d'hommes. Mais moi aussi, je ne sais pas qui sont les vraies coupables. Donc on ne peut que supposer et prévoir la prochaine action des rebelles, Rashieka.

Le Loup continua sa chevauchée avec la rouquine pendant un instant dans un certain silence. Mais au final, ce fut elle qui brisa le silence de nouveau, en lui demandant s'il connaissait Charlie Kleiss.

Fronçant des sourcils, le brun finit par répondre après un instant :

-J'ai déjà entendu parler de lui une fois ou deux. Pourquoi ?

Rashieka finit enfin par s'expliquer sur le dit Charlie, disant que celui-ci agissait étrangement après la rébellion, alors qu'il était d'un naturel empathique, celui-ci faisant comme si personne n'était morte... Ou comme s'il y était indifférent. Kristopher attendit un moment, réfléchissant, pour ensuite répondre :

-Chaque humain est différent en ce monde, Rashieka, de corps comme d'esprit. Peut-être que votre Charlie réagit différemment des autres, car pour être honnête, l'esprit humain est d'abord préoccupé par sa préservation. Peut-être agissait-il de cette façon pour, en quelque sorte, ne pas tomber trop dans la folie ? Un moyen de résister aux récents événements. Ce genre de choses pourrait en briser plus d'un. Je ne le sais que trop, notamment lors de la chute du Mur Maria, quand les réfugiés ont trouvés refuge au sein du Mur Rose. Des gens qui agissaient étrangement pour ne pas tomber dans la folie. En apparence, Charlie pourrait être du genre insouciant, mais à l'intérieur, la peur, le regret, le chagrin pourrait le ronger. Qui sait ? Je ne suis pas télépathe.

Le brun talonna un peu sa monture pour qu'elle accélère, celle-ci hennissant avant d'obéir. Sa chevelure voltigeait au vent.

-Après... Tout le monde est maintenant suspect, ces jours-ci. On me soupçonne d'être un rebelle, mais j'ai bien des preuves pour prouver que je suis non-coupable. Cependant, beaucoup d'autres sont soupçonnés. Plus personne n'est vraiment en sécurité de nos jours. Tout le monde peut être un monstre de rebelle, comme la plupart de mes collègues le dit. Charlie peut l'être. Il peut ne pas l'être. Peut-être que vous l'êtes aussi. Peut-être que vous voulez m'attirer hors de la ville pour pouvoir me tuer en silence, avec l'aide de vos amis rebelles. Qui sait ? La différence, cependant, avec moi...

Il déroula un manche de sa veste pour dévoiler des épais bandages autour de son avant-bras, taché de rouge.

-C'est que je n'ai pas hésité à tuer ceux qui mettaient Trost à feu et à sang.

Déroulant le manche tout en chevauchant avec une seule main dans les rênes, il soupira.

-Enfin bref... Il est sûrement en train d'essayer d'avaler tout ce qui s'est passé. À sa manière. Pour ne pas être brisé.

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Rashieka B. Bartels
MessageSujet: Re: Vacances bien mérités RASHIEKA   Dim 13 Aoû - 17:29


Rashieka écouta sagement Kristopher répondre à toutes ses interrogations.
En soi, tout ce qui concernait l’armée, ne la concernait pas elle directement. Mais Charlie et Milo s’étaient engagés à combattre les Titans et risquaient à présent leur vie sur le terrain. Dans les murs, entre ces grandes murailles touchant le ciel, rien n’était plus sûr. Loin du tumulte des émeutes, des vols, des règlements de comptes, la Bartels entendait pourtant souvent des échos de ses palefreniers ou de commerçants venant des districts. Les rebelles avaient frappé fort, laissant sur leur passage une traînée écarlate, et des pleurs, des veuves et veufs et des orphelins. Ils étaient venus jusqu’à elle, jusqu’en ces lieux, et même ici avaient laissé leur trace morbide. Malgré tout, Rashieka se savait chanceuse de vivre à l’extérieur de l’ambiance criminelle qui régnait entre les hommes.

Les doutes qui planaient sur l’Exploration et sur Erwin Smith devaient surement être d’ordre politique et stratégique, aux dires de Kristopher. Il était certain que des rebelles avaient laissé leur peau eux aussi durant l’attaque, et que des pertes ce seraient fait ressentir dans les rangs de l’Exploration. Du moins, personne n’avait trouvé de cadavre de soldat aux ailes de la liberté au sein des murs : les Titans au-dehors s’en étaient chargés, comme ils chevauchaient à l’extérieur. Rashieka soupira. Elle détestait la politique. Elle détestait les hommes et la politique. Elle détestait les hommes.
Elle s’était éloignée de ce milieu pour plusieurs raisons et assistait très rarement aux cérémonies et festivités de la noblesse. Depuis quelques années, elle ne vivait que pour elle-même et parmi des gens de la peuplade. A présent, elle apprenait à vivre avec les soldats, comme depuis peu elle était devenue leur principale fournisseuse de montures. Ce monde lui était assez inconnu. Cela avait toujours été l’affaire de son oncle, elle l’accompagnait rarement, étant plus jeune. Un monde forgé par les hommes car les hommes font la guerre sans sentiments et les femmes la guerre des sentiments. La lady accrocha son regard sur le visage du Loup, alors qu’il lui parlait à présent de Charlie.

Les explications de Kristopher étaient tout à fait plausibles et Rashieka se demanda même comment elle avait pu se faire autant de soucis et ne pas y penser seule. Charlie avait dû voir des horreurs terribles et il cherchait simplement à se protéger, à encaisser le choc, à la protéger aussi. C’était aussi simple que cela, et l’entendre de la bouche du soldat à la rose la rassura. Un poids s’enleva de ses épaules.
Un poids qui fut bien vite remplacé par un autre.

Evidemment. Il ne pouvait pas être autrement. Cela aurait été trop beau. L’humain était ainsi.
Kristopher et tant d’autres en faisaient les frais. On profitait de la pagaille pour se débarrasser des gêneurs, des réticents, de ceux qui seraient aptes à réfuter les ordres, des mauvais soldats, de ceux qui ne rentraient pas dans le moule, parce qu’ils ne le désiraient pas ou parce qu’on ne leur avait jamais appris comment s’intégrer. On se débarrassait de ceux qui faisaient peur. De ceux que l’on craignait d’une façon ou d’une autre.
Alors que dehors, des gens mourraient, que l’ennemi rôdait parmi les veuves et veufs et les orphelins. Alors que dehors, des gens comme elle attendaient que s’effrite petit à petit la confiance entre les hommes des murs, au sein des murs.

La rousse posa ses yeux sur la blessure du Loup. Lui n’hésiterait pas à se défendre, à défendre sa liberté au prix de sa vie s’il le fallait. Mais elle était certaine que Kristopher mourrait libre, coûte que coûte. Il ne pouvait pas être autrement. Si la justice le remettait en cause, il sortirait les crocs et les griffes, et même acculé, il choisirait lui-même la façon dont il perdrait la vie. Elle en était sûre.

« Parfois je me demande s’il reste encore des hommes au sein de ces murs. » souffla-t-elle doucement. L’humanité se perdait. L’empathie rendait peut-être son dernier souffle. « Si toi, tu es un loup, alors que sont-ils tous s'ils n'ont plus que d'humain l'apparence ? »

Des monstres, des abominations ?
En faisait-elle partie ?
Rashieka arrêta son alezan et mit pieds à terre pour le mener par la bride sur un sentier étroit et abrupt, menant à un de ses coins favoris pour camper, près d’une rivière. Elle marchait à présent en silence, pensive. Abattue par sa foi en l’humain qui se perdait, petit à petit.
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Kristopher Moreau
MessageSujet: Re: Vacances bien mérités RASHIEKA   Lun 14 Aoû - 4:55

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  • Kristopher Moreau
Vacances bien mérités
La mort planait sur chacun des êtres vivants des Murs, mais aussi de par le monde.

En l'état actuelle des choses, il était normal que des gens y réagissent de manière étrange et irrationnelle aux yeux de ceux qui n'ont pas été touchés directement ou qui faisait preuve d'un certain sang-froid comme Moreau. Les sourires sur les visages désespérés des gens qui ont commis des atrocités ou qui en ont été témoins, leurs rires face aux cruautés de la vie. Une énorme blague. C'en aurait été hilarant. Peut-être aurait-il même été, Kristopher, l'arlequin de toute cette blague, lui qui les conterait. Car il avait vécu parmi les horreurs pendant longtemps. Bien trop longtemps. Horreurs commises par l'humain.

Que cela soit au nom d'un Dieu, d'une quelconque cause juste ou même par la simple folie meurtrière, l'humain versera toujours le sang en grande quantité. Que fera-t-il lorsque l'Humain essaiera de le tuer ? Il se battra. Tuera. Massacrera. Mais dans quel but ? Il errait parmi eux comme un spectre, vivait au jour le jour, sans but précis. Combattrait-il pour sa liberté ? Sa liberté ne serait-elle pas plutôt...

Celle que la Mort lui offrira, en lui tendant sa main squelettique ? La prendra-t-il ? Se laissera-t-il emmener dans un autre monde qui n'est pas le sien ? Le grand Loup écouta la Flamme de Vie parler, celle-ci se demandant s'il ne restait pas des hommes en ces Murs. Et le grand Loup l'écouta de nouveau.

-Et si je suis un Loup, Rashieka, qu'êtes-vous donc ? Une simple brebis qui sait donner des coups de sabot pour se protéger ? La flamme de la vie ?

Il sauta lui aussi de sa monture, suivant la rousse calmement sans se presser. Rien ne servait de se presser. Ils étaient bien à présent loin des hommes et de leurs malices. De leurs insidieuses intentions.

-L'homme est l'homme. Un animal ayant évolué au point où il utilise d'autres outils que ses crocs et ses griffes pour tuer, ou les idéologies de l'un prime sur les autres. Pour mener une rébellion de ce genre, alors l'homme ou la femme l'ayant orchestré avait une idéologie de violence et de sang, dans le but d'assouvir ses envies. La puissance ? La vengeance ? Certains veulent protéger ce monde. D'autres veulent le brûler. L'homme est l'homme, Rashieka, un collectif de créatures vivantes complexes et sans forme particulière. Ils sont tout aussi humains que nous, Rashieka, car ils laissent parler la violence en eux. Et nous, nous la taisons. Pourquoi ? C'est une question... Dont nous avons tous la réponse, mais dont la réponse est en chacun de nous différent. La moralité, les principes, la personnalité... Les réponses sont multiples. Mais aucune n'est sure. Une question sans réponse dont nous devons nous-même en donner une.

Après un moment, Kristopher arriva avec Rashieka dans le coin qui leur était 'réservé'. Jetant son regard aux alentours, le brun ne dit simplement :

-C'est... Un joli coin. Mais le vert de l'herbe ne sera pas aussi brillant que ceux de vos émeraudes, Rashieka.

Soupirant de nouveau doucement, le brun lui jeta un regard :

-En espérant que nous n'aurons pas de mauvaise surprise.



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Rashieka B. Bartels
MessageSujet: Re: Vacances bien mérités RASHIEKA   Mer 20 Sep - 12:20


La flamme de la vie ? De quoi voulait-il parler ? Rashieka écouta distraitement les paroles du soldat, haussant un sourcil à ce grotesque surnom. Kristopher parlait comme s’il ne faisait pas partie de l’humanité, comme s’il observait les hommes comme un zoologue observerait une nouvelle espèce évoluer, étudiant sa hiérarchie et les codes comme les lois, dictant la vie du collectif. Il disait que l’homme était violent de nature, que chacun possédait cette violence au fond de lui. Mais que lui comme elle préférait la taire. La taisait-il vraiment dans son cas ? Et elle ?
La lady glissa ses prunelles sur le visage du brun. Peut-être bien qu’eux deux l’exprimaient simplement autrement. Elle avait déjà vu gronder dans ses yeux gris le tonnerre d’une rage profonde, témoin d’une blessure qui ne guérirait jamais et qui saignait encore abondamment. Elle avait déjà vu l’animosité dans son regard sauvage, comme une bête que l’on emprisonne et qui grogne, queue entre les jambes, mais toutes dents dehors. Comme s’il n’avait pas le choix. Prisonnier de sa propre vie.

En tout cas, elle ne l’avait jamais autant entendu parler. Avec le temps, elle arriverait peut-être finalement à l’apprivoiser. La rousse reporta son attention sur le chemin qu’ils empruntaient. Avec le temps.

Rashieka ne fit aucune remarque à ce qu’il venait de lui dire. Le soldat prenait beaucoup de recul sur tout ça et semblait se tenir loin de la folie des hommes, comme s’il n’en faisait pas vraiment partie. Tout cela n’avait pas l’air de l’inquiéter.
Ils débouchèrent sur le coin où ils devaient camper. La rivière s’écoulait avec calme et sérénité dans son lit, offrant aux promeneurs un abri auprès des rochers de la petite cascade. Un frisson parcourut l’échine de la lady. La dernière fois qu’elle était venue ici, elle était jeune. Et accompagnée de son oncle. Cela lui semblait si loin. Elle s’arrêta, observant le lieu, son regard vert se parant d’un voile mélancolique. Elle regrettait le temps de l’innocence de son enfance.

Ce fut le compliment direct du Loup qui la ramena au présent. Croisant le regard de Kristopher, elle ne sut quoi répondre tellement elle était surprise. Mais sur son visage ne se lisait que le doute et l’hésitation. Elle avait peine à croire qu’il venait de lui dire une si gentille chose. Ces mots étaient-ils vraiment sortis de sa bouche ? A en voir l’attitude de l’homme, cela ne lui avait fait ni chaud ni froid, et Rashieka de faire comme lui, bien qu’elle restait un peu pantoise de ce fait.

« Les environs sont censés être sûrs. Nous sommes encore sur ma propriété. » lui répondit-elle. « Mais on ne peut être certain de rien, à présent. »

Des brigands ou de pauvres gens ayant tout perdu, pouvaient très bien rôder par ici à la recherche de quelques malheureux à piller. La loi de la survie était la plus sévère. Maintenant c’était chacun pour soi. Elle baissa les yeux au sol un instant, lâchant Karnival qui se fit une joie de pouvoir se mettre à brouter.

« C’est ici que nous venions, mon oncle et moi, lorsqu’il m’emmenait découvrir les joies de la nature. »

Cela avait une grande importance, sentimentale, pour Rashieka. Son regard s’était perdu sur l’eau claire s’écoulant tranquillement. Comme le long fil de la vie. Rien ne pouvait l’arrêter. L’eau trouverait toujours un moyen de passer, que cela lui prenne quelques secondes, ou bien des siècles. C’était ainsi.
Rashieka elle, n’était pas comme l’eau. Elle n’était pas éternelle.
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Kristopher Moreau
MessageSujet: Re: Vacances bien mérités RASHIEKA   Mer 20 Sep - 22:16

  • Rashieka Barthels
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Vacances bien mérités
Il cherchait. Mais que cherchait-il exactement ? Un moyen de communiquer sans que sa nature agressive et méfiante ne refasse surface ? Son esprit était fatigué, il ne pouvait le nier. Voir tous ses hommes et femmes, blessés, morts, ou pire, ne l'avait pas fait réagir, et n'avait causer aucune réaction en lui. Le fait de ne pas dormir, ou très peu en tout cas, pendant un long moment pour ne pouvoir que se concentrer sur son travail et apporter du réconfort aux gens touchés par la rébellion, couplé avec les choses qu'il devait retenir en lui pour ne pas faire d'erreur, l'avait épuisé.

Cherchait-il à se lier avec Rashieka ? Il cherchait. La réponse était présente. Mais un moyen, il cherchait. Elle était une de ces rares personnes ayant su s'approcher du brun, malgré le début tumultueux de leur rencontre, un simple vol de cheval ou elle avait mal parler envers le brun. Comme s'il n'avait été qu'un simple chien de garde qui irait la venger. Et ce n'était pas un chien de garde. Pour elle, il était un loup, aux crocs plus aiguisés que ceux de ses camarades de travail et aux griffes tranchantes. Comment un Loup pourrait-il approcher de quelque chose comme Rashieka, quelqu'un qui savait apprécier la vie, alors qu'il ne vivait pas, lui.

Un regard en coin lui informa de la réaction de Rashieka. Celle-ci avait été surprise. Et en toute franchise, ce qu'il avait dit le surpris aussi, intérieurement. Mais elle fit mine de continuer, malgré son expression encore marquée par la surprise.

-Je ne pense pas que des personnes se feront un devoir de respecter les lois de territoires après tout ce massacre, Rashieka, fit Kristopher en caressant l'encolure de sa monture, mais s'ils nous importunent, je leur... Montrerais mes crocs et griffes.

Sur cette petite plaisanterie presque hésitante, le brun écouta de nouveau Rashieka. Le fait de l'entendre parler de son oncle était signe qu'elle se languissait encore de lui. Le brun cligna des yeux.

-Tu as de la chance d'avoir cet endroit pour toi, alors. Ce qui avait été mon chez-moi se trouve au sein du Mur Maria. Probablement réduite en morceaux par les Titans qui vagabondent.
Une douleur lui saisit le cœur, mais il n'afficha aucune émotion. Elle était tout le temps présente. Il y était habitué.

-C'était mon père qui m'amenait souvent dans des endroits incongrus mais magnifique. Ma mère, elle, m'emmenait plutôt dans des lieux qui ne se trouvent pas dans les Murs, au travers de ce qu'elle racontait sur... Mon peuple. Avant que tout cela n'arrive.

Il pointa au loin le Mur, visible aux travers d'épais feuillages. Avant de décider de s'approcher de sa monture.

-Il faudrait s'installer et chercher quelque chose ensuite pour manger. Je m'occupe de la tente. Occupe-toi du bois pour le feu et de chercher un peu aux alentours pour un quelconque point d'intérêt qui rendrait notre séjour agréable.

Il avait dit cela presque sur un ton de lieutenant. Il secoua sa tête, comme l'air de dire 'Désolé'. Il sortit des poches de sacs accrochés à la selle les choses nécessaires pour l'installation du campement et Kristopher commença donc l'installation après avoir trouvé l'emplacement adéquat.



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