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Ice shards CIELLE

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  • Cielle
  • Kristopher Moreau
Ice shards
-Allez, Moreau, avance.

La voix le ramena dans la réalité, et le monde prit une apparence plus claire. Moins brouillée. Le sommeil envahissait son corps depuis presque trois jours maintenant, force était de constater que beaucoup de soldats de la Garnison demeurait constamment occupé, nuit et jour. Le carnage initial étant passé, la loi martiale avait été instaurée et la criminalité était en hausse. Notamment beaucoup de pillages et de meurtres. En tout, il n'avait eu que peu d'heures de sommeil. Environ une dizaine. De quoi tout simplement carburer pour ne serait-ce qu'un instant. Il était humain. Quelqu'un de particulièrement endurant et fort, mais humain. Et en ce moment, il avait l'impression de voguer entre les deux mondes.

Le climat au sein des Murs était particulièrement rigoureux, surtout dans cette forêt se trouvant au nord du Mur, subissant les affres du vent en premier. Et de la neige. En très petite quantité, cela dit, tombant des cieux gris dans un mouvement digne d'un ballet de glace créer par une quelconque divinité ou entité se promenant en cette nature sauvage et peu habité. Car elle était habitée. Non loin de là, sur cinq heures de route, se trouvait un village qui avait été relativement épargner par la rébellion, bien qu'il y ait eu des traces de combat, qui était habité par quelques dizaines d'âmes, presque une centaine. Et dans cette presque centaine se trouvait quelques personnes ayant affirmé avec véhémence l'apparition d'un monstre.

Un Titan qui se serait perdu depuis l'attaque de Trost ? Une possibilité non-négligeable. Lors de la destruction de la porte, plusieurs Titans, notamment des anormaux, y ont pénétrés et l'un d'eux avait possiblement passer la sortie du district dans la panique. Mais le souci était présent. Que la créature en question n'eût aucunement une apparence humaine, mais digne d'un véritable monstre aux membres inhumains d'une maigreur squelettique, et des yeux flamboyant de haines, témoignage qui avait été partagé par les gaillards qui en avaient été en présence, de véritables armoires sur pattes. Tous marqués par la peur, et la mort de l'un de leurs amis. Tailladés.

-Alors Moreau, t'en pense quoi de cette affaire ?

Le regard fatigué et torve du Loup-Garou de la Garnison se posa sur un des six hommes envoyés en mission. Grand gaillard et capitaine talentueux. Mais celui-ci envoyait envers Moreau un regard froid et professionnel.

-Bandits. Une dizaine d'individus, probablement, habillés pour faire peur aux habitants.

Le silence qui s'ensuivit n'en déplaisait pas au grand brun, qui se contenta de réajuster son foulard gris et de regarder devant lui. Un étroit sentier, chacun se tenant sur une monture, et un fusil. Il tenait le sien sur ses cuisses, tout en les maintenant par le coude, guidant sa monture. Un tourbillon de flocons, comme une tempête miniature, devant lui, et Moreau ferma les yeux, cheveux jouant dans le vent. Claquements de dents d'un soldat. Insulte en basse voix d'un autre. Son silence. Rouvrant les yeux, et certains détournèrent le regard de sa personne.

-Ici.

La troupe cessa tout mouvement, et Moreau fut le premier pour partir de sa monture pour s'avancer vers un coin de terre plongé dans une petite couche de neige, fine comme de la soie. Un corps. La gorge grande ouverte et la poitrine ayant été lacérée. Moreau s'abaissa, et deux autres en firent de même. Aucun doute. Au vu de la taille des entailles, ce n'était pas quelque chose d'humain, quand on y regardait.

-Mort, une journée auparavant. Blessures causées par un grand animal. Mais...

Moreau laissa un doigt ganté suivre la courbe d'une lacération au niveau de la hanche droite.

-Trop fine. Couteau, ou machette. Voire épée. Chirurgicale. La personne, ou la chose, savait totalement ce qu'elle faisait.

Un froncement de sourcil vint sur son visage. Beaucoup trop de blessures qui semblaient avoir été causés par un animal sauvage, ou plusieurs, mais quelques-unes causés par des moyens plus humains. Un détail attira son attention.

-Ici. Une empreinte...

Et quelle étrange empreinte, en effet. De longues griffes, plus que celles d'un ours ou d'un quelconque autre animal. Moreau se mit debout, marchant par-dessus le cadavre et suivant la trace, pour entrer dans la forêt, plus profondément. Le vent devenait moins fort, protéger par le couvert des arbres, ignorant la neige tombant de quelques branches. Suivant la piste, pour arriver devant un morceau de tissu d'une autre couleur n'appartenant pas au cadavre. Teintée de sang. Moreau se baissa, prit le tissu, et le tendit aux autres, qui le prirent d'un air perplexe, tandis qu'il continuait son chemin. Une minute, marche rapide, en silence, ne faisant pas de bruit. Un morceau de fourrure, au sol. Par la texture, il le reconnaissait. Celui d'un loup.

-Ne bouge pas.

Le bruit d'une arme se chargeant se faisait entendre dans son dos. Moreau cessa alors tout mouvement, mais sa prise se resserra sur son arme. Le vent hurlait doucement.  

-Je sais bien que c'était toi qui avais donné un accès aux équipements tridimensionnels aux rebelles.

-Sur quoi te bases-tu pour une telle conclusion ?

-Ferme-la.

Le ton était froid. Froid comme la neige.

-J'ai perdu mon meilleur ami, ce jour-là. Égorgé comme un vulgaire cochon. Tu le sais ?

-Non. Parce qu'il y a eu bien des morts horribles et inutiles.  

Le capitaine restait silencieux.

-Éprouves-tu des remords ?

-Non.

-Pourquoi ?

-Parce que je n'ai pas participé au massacre.

-C'est faux. Tu le sais bien. Maintenant, je veux que tu te lèves, et que tu me regardes en face. Que tu nous regardes tous en face.

Moreau s'exécuta alors. Mais non sans réagir promptement, alors que son fusil finit par devenir dirigé en direction d'un des hommes du capitaine. La balle siffla, traversant la joue du grand gaillard, pour finir dans la gorge d'un autre, éclaboussant de sang ceux aux alentours. Puis, ne perdant pas de temps, avec le couteau fixé sous le baril, détourna celui du capitaine, qui ouvrit le feu. Le coup résonna avec force, mais Moreau répliqua par la violence, alors qu'il finit par enfoncer la lame dans sa hanche. Le personnage hurla, et Moreau en profita pour tourner les talons, bondissant alors au travers d'un amas de buissons épais pour s'enfuir en courant entre les arbres.

Une balle passa tout près de lui arracher l'oreille, et plusieurs autres coups de feu s'ensuivirent alors pour tenter d'atteindre Moreau. Des éclats de neiges se soulevant sous l'impact, des troncs d'arbres volant en éclats sous la puissance du projectile. Moreau laissait son corps parler. Son adrénaline faire le travail. Le temps semblait si lent, maintenant, et apercevait avec une clarté nette chaque flocon. Une horrible douleur le tirailla dans sa cuisse, puis la hanche, poussant alors un puissant gémissement de douleur. Tombant presque, mais se rattrapant contre divers petits arbres pour tenter de continuer son chemin. Chutant alors dans un fossé, atterrissant avec brutalité contre un amas de pierres. Petit cri de douleur, sensations de lames chauffées pénétrant sa chair, mais se relevant, en poussant de gros souffles.

Combien de temps s'était-il écoulé ? Une minute ? Cinq ? Dix ? Comment le saurait-il, alors que tout semblait devenir plus accéléré, plus effréné. Moreau dut passer au travers d'une petite rivière froide, sautant de plateformes rocheuses en plateformes, éclabousser parfois par le torrent, allégeant sa douleur ne serait-ce qu'un instant. La neige sur son passage se teintait d'une couleur de vin d'été. Liquide de vie s'échappant de son corps, , puis s'échoua alors au sol, épuisé, allongé sur le dos, ayant outrepassé divers obstacles, tandis qu'au loin, il entendait les cris des hommes le chercher, ralentis par ce qu'il avait pu, de par sa volonté, outrepasser.

La neige était si froide. Tout, comme le devenait son esprit, alors que les secondes passaient.

Cielle, elle sent le chien mouillée '-'
Mer 1 Aoû - 8:16
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