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La lettre mystérieuse [ft Shadock]

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Garnison
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Enfin une permission pour Arn ! Cela allait-être l’occasion de se reposer et mieux manger. Il était venu avec la bourrique et le chien dans les souterrains pour voir son père comme à son habitude. Pour le jeune homme, ces moments dans les souterrains étaient vu comme i, soulagement au vu de ce qu’il subissait dans le patelin à la surface. Paradoxalement, pour lui, la vie dans les souterrains était bien meilleure que là où il travaillait. Au moins, il mangeait à sa faim, cohabitait avec des individus qu’il affectionnait et qui ne le battaient pas pour des broutilles.

Arn était en tenue de civil. Cela impliquait qu’il portait un simple pantalon en loques. Dans les quartiers les plus pauvres des souterrains, ce genre d’accoutrement passait inaperçu. Arn finit par arriver chez son père. Le vieil homme attendait déjà son fils à l’entrée de son habitation en brique crue. Le jeune homme salua son père, Velke fit de même en sautant sur le potier. Wasim constata que son fils avait encore maigri. Ce dernier épuisé, n’avait pas encore demandé à son père si du courrier était arrivé. De toutes façons, c’était très rare qu’Arn reçoive du courrier. Il avait très peu de contacts à force de vivre isolé. Le potier invita son gosse à rentrer à la maison après que ce dernier ait attaché sa mule dans la cour où les poteries étaient entreposées. Le jeune homme senti une agréable odeur de soupe aux haricots en conserve. C’était le plat des plus basiques, mais pour Arn, c’était un luxe vu comment ils étaient privés de nourriture.
Wasim invita Arn à s’assoir autour du foyer sur lequel chauffait une boîte de soupe aux haricots. L’homme remplit des bols de la soupe qu’il tendit à son fils et en donna également un au chien. Arn n’attendit pas pour se jeter sur son assiette tant il était affamé. Ils mangeaient à même le sol sur des nattes en fibres végétales tressées et en tissus de récupération.

« Bah dis donc, ça s’arrange pas ! »

« Non, j’en ai marre de cette situation, j’ai fais plusieurs demandes de transfert, mais j’ai jamais eu de réponse. En même temps, ils vont pas s’apitoyer sur le sort de soldats de seconde classe de la Garnison. »


« Ah tiens au fait, on m’a remis ça ! »


Le potier tendit une enveloppe blanche à Arn. Enfin, elle ne l’était plus totalement vu que son père avait les mains pleines d’argile quand il a récupéré l’enveloppe. Le jeune homme constata que c’était pour lui et pas pour le vieux. De toutes manières, même quand elles étaient destinées à Wasim, le potier attendait toujours que son fils soit là, car il était illettré.
Arn ouvrit l’enveloppe et lu le texte.

A l'attention du soldat de 2nd classe, Khan Arunja

Je connais votre secret. Je connais vos douleurs. Je connais votre bourreau. Votre ennemi est mon ennemi. Je vous offre sa mort contre votre vie. En d'autres termes, je vous offre la possibilité de récupérer ce qui vous appartient.

Si vous en êtes, trouvez moi de nuit deux jours après avoir ouvert cette lettre ici-même, chez votre très cher parent.
Dolus an virtus quis in hoste requirat ?

Lord Phantom, Chancelier de la Cour des Miracles

Arn haussa un sourcil, se demandant qui était cette mystérieuse personne. Il viendrait dans deux jours. Le jeune homme se disait qu’il était sûrement un chasseur de primes. Plusieurs hommes de Weiss valaient un beau pactole. Le jeune homme ne cogita pas plus de temps sur la lettre. Il était fatigué et avait besoin de repos. Surtout que sa permission n’allait pas être du repos, il allait aider son père dans son atelier. Wasim avait déjà préparé un lit pour Arn. Vu le prix des vrais lits, le potier et son fils se contentaient de nattes à même le sol. Le jeune homme se coucha pas longtemps après le repas. Il avait pris le tapis de sa mule en guise de couverture. Il ne mit pas longtemps à s’endormir.

Le lendemain, enfin, le jour et la nuit n’existaient plus dans les souterrains, Arn s’était mis à la tâche. Il avait juste mis un pagne pour éviter d’abimer plus que ça ses vêtements en faisant de la poterie. C’était une activité très salissante et mieux valait pas mettre une tenue soignée. Le potier avec cette mauvaise habitude de travailler torse nu et son fils en avait hérité. Etant donné qu’il était assez faible, Arn travaillait bien plus lentement que son père. Il vit que Wasim le regardait d’un air désolé. Il devait regretter d’avoir mis son fils à l’armée, dans l’espoir d’un avenir meilleur, mais c’était bien pire.

Pendant qu’il travaillait, Arn cogitait encore au sujet de ce courrier de la veille. Il se demandait si ce type ne risquait pas de mettre plus la merde que c’était déjà le cas. Arn craignait les représailles. Weiss était maître d’une organisation puissante, un de ses gars serait un adversaire à la taille de l’expéditeur du courrier. Le jeune homme se demandait aussi ce qu’il voulait dire par au prix de sa vie, Arn espérait qu’il ne veuille pas le tuer en échange. Ayant découvert depuis peu qu’il pouvait devenir un Titan, il pensait que ça serait le seul moyen d’échapper à cette personne si elle voulait le tuer.

La journée se passa sans encombre, c’était une journée classique pour le jeune homme qui lui faisait du bien. Au moins on ne levait pas la main sur lui, il était mieux nourri et avec des gens qu’il aimait. Malgré cela, il rêvait de pouvoir extirper son père de cet endroit pour qu’ils puissent s’installer à la surface dans un coin tranquille. Le jeune homme avait du mal à donner de l’argent à son père tant sa solde était basse. Mais son père ne semblait pas lui en vouloir pour ça.

Le soir vint rapidement et après le repas, ils se couchèrent, enfin surtout Arn qui avait besoin de beaucoup de repos. Et cela malgré le fait que Velke soit excité après avoir dormi pendant une grande partie de la journée. Surtout que le lendemain, ça serait jour de marché.

Quand ce jour vint, ils chargèrent les poteries sur la mule qu’ils avaient bâté pour aller au marché. C’était un évènement festif au sein des souterrains, bien souvent, des artistes venaient y faire leurs numéros afin de rendre le quotidien des habitants un peu moins morne. Ils croisèrent des soldats des Brigades Spéciales faisant leur ronde. Arn vit un air blasé dans leurs regards. Wasim était devant et guidait le petit groupe vers un emplacement libre où ils allaient pouvoir exposer. Les marchands n’avaient pas tous de places réservées et pour ceux qui n’en avaient pas, c’était la course pour trouver les meilleures places et parfois ça dégénérait en bagarre.

Ils finirent tout de même par trouver une place, mais c’était pas forcément la meilleure. Arn aida à installer les poteries. Puis il n’y avait plus qu’à attendre qu’un client se daigne à acheter. Le potier était en concurrence avec la vente de plats en métal industriels, mais vu que ses prix de ventes étaient très bas, il gagnait tout de même un peu d’argent, car ces plats en métal étaient tout de même très rares.

Au fil de la journée ils avaient écoulé plus de la moitié de ce qu’ils proposaient, mais ils n’avaient pas vraiment gagné une fortune. La poterie n’était pas une activité très chère payée. Ils rentrèrent à l’atelier épuisés. Arn allait préparer le repas pendant que son père finissait de ranger les poteries. Velke harcelait le jeune homme qui était en train de faire bouillir une boîte de haricots au lard. Quand le chien était chez le vieux, il passait ses journées à dormir pour s’exciter le soir. Le repas se passa sous les commentaires de Wasim au sujet de ses voisins après que le fils ait critiqué son supérieur et Lord Weiss la veille. Pour Arn c’était toujours un grand moment de voir le vieux critiquer une de ses voisines qu’il ne pouvait pas voir en face. Quand il était dans la cour de l’atelier, elle venait régulièrement le provoquer pour un duel d’insultes plus fines les unes que les autres.

Les deux jours passés chez son père étaient très visible sur le jeune homme. Il était déjà crasseux et blanchi par endroits par l'argile. D'autant plus qu'il ne portait qu'un pagne en tissus de récupération pour éviter d'abimer le peu de vêtements qui lui restait, déjà qu'ils étaient en sale état. Après le repas, Arn alla se coucher, il en avait presque oublié le rendez-vous du soir.
Mar 19 Déc - 10:23
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L’arrivée des rebelles avaient chamboulé le petit monde de la criminalité. Les cartes avaient été redistribuées subtilement et de nouvelles alliances avaient été scellées dans l’ombre ou sous la lumière du soleil. En bas, la Salamandre assurait ses arrières et prenaient possession de plus de quartiers, se rapprochant dangereusement des territoires de la Ligue des Ombres. Une guerre de gang allait peut-être bientôt éclater aux yeux de tous, même si elle durait depuis une éternité dans les profondeurs de l’humanité.
Shadock savait que bientôt, il perdrait ses droits dans la ville souterraine. Là où il avait grandi, là où il avait prospéré, là où le monstre s’était dressé. Là où il s’était éduqué. Il serait toujours reconnu comme un prince de la criminalité ici, si ce n’est un roi. Mais bientôt, à cause de la confiance que les hommes de la Salamandre et de la Ligue prenaient en eux, à force de victoires, ils oseraient se placer sur son passage. Et brandir les armes contre lui.

Il n’était pas sans défense et il était aussi dangereux que sa réputation d’ici le laissait entendre. Les temps changeaient, c’était tout. Il perdait les souterrains, mais il gagnait à la surface une place considérable. La Salamandre se battait avec les Ombres, et les deux gangs en oubliaient le principal. Il en tirait profit et assurait sa place sous le soleil, au sein de l’humanité et de ceux qui tiraient les ficelles. En soi, il se tenait au-dessus d’eux.
Peu lui importait donc qu’ils se chamaillent les restes de cet espace pourri, si cela leur faisait plaisir. La ville souterraine lui avait déjà appris tout ce qu’elle pouvait, et elle n’avait plus rien à lui apporter. Car bientôt, il aurait accès à la technologie militaire.

Plusieurs fois, la Cour avait intercepté de drôles de messages, et entendu de drôles de rumeurs sur un quartier proche de l’entrée de la ville souterraine. En plus d’être un endroit stratégique pour surveiller l’avancée de la Salamandre et les agissements de la Ligue des Ombres, il s’agissait de la remise en question des ordres douteux d’un certain Weiss, dont l’influence s’étendait même jusqu’à Stohess. On apprit un peu plus tard au Lord Phantom que ce Weiss pactisait avec des gangs reliés à la Salamandre, et participait activement au trafic d’armes pour se remplir les poches sur le dos des habitants et de ses propres soldats hormis les supérieurs. C’était exactement ce qu’il lui fallait. C’était exactement le prétexte parfait pour que la Cour des Miracles puisse agir en toute discrétion aux yeux du peuple. Et la voix du peuple faisait foi, loin de la royauté.
Mais bien sûr, ce qui intéressait Shadock, c’était les armes.

Le Renard guettait la venue du soldat Khan depuis une semaine déjà. Il savait qu’il aurait surement à attendre, car les permissions devaient se faire rares quand on travaillait sous les ordres d’un homme sans scrupule et aussi idiot que Weiss. Rien qu’à sa manière de traiter ses pions, le Lord savait qu’il aurait tous les moyens de pression nécessaires à faire plier cet homme. Il n’était pas de taille à l’affronter, et bientôt son petit monde tomberait entre les mains de la Cour.
Perché sur un toit d’où il avait une vision parfaite sur l’atelier du potier, Shadock patientait. Il fut bientôt récompensé quand enfin une mule, un chien et Khan vinrent. Deux jours encore, et il passerait lui-même à l’action.

Il aurait pu donner cette mission à l’un de ses hommes. Mais quel honneur de se faire servir par le Chancelier lui-même, après tout. Et puis, il n’avait pas pour habitude de se tourner les pouces sans rien faire en dictant des ordres. Il était un homme d’action, d’adrénaline. Et il n’avait plus qu’à côtoyer la mort pour se sentir vivant, encore. Et se rapprocher d’elle, peut-être. Ruyn lui manquait, jour après jour, nuit après nuit. Chaque seconde passée sans elle était un supplice qu’il s’infligerait jusqu’à la fin de sa modeste existence.
Shadock descendit de sa planque. Il devait se faire propre pour accueillir comme il se devait l’homme qui deviendrait la clef de son succès. Il rejoignit la surface, parfait anonyme dans la ville souterraine. Il reviendrait en tant que souverain.

La nuit coulait dans le jour, à la fin du second jour. Il était temps de rejoindre le soldat Khan et son père potier. Enfourchant son étalon blanc, lui-même vêtu de son costume immaculé où quelques teintes de couleurs laissaient transparaitre son excentricité, le Lord chevaucha jusqu’à la ville souterraine. Son masque de renard sur le visage, il allait dans les rues et ruelles. Indéniablement, tous se retournaient sur son passage. Ici même, on connaissait sa légende. Quelques femmes vinrent auprès de sa monture pour le remercier ou le supplier. Il ne s’arrêta pas, mais il savait qu’il avait touché juste : sa présence ici remonterait jusqu’à Weiss. Ce n’était qu’une question de temps avant que ce dernier se pisse dessus et envoie des hommes l’éliminer.
Les soldats en garde près de l’entrée des souterrains ne prirent pas la peine de vérifier ses papiers. Le Chancelier avait le droit de passage dans son ancien royaume, comme bon lui semblait. Son entier immaculé entama la descente jusque dans les entrailles de la terre, là où les rebus de la société agonisaient et où chaque jour était un combat pour survivre. Il en avait fait partie.

Ici aussi, les rumeurs de sa présence iraient en écho jusqu’aux profondeurs du Tartare. En venant en tant que Chancelier de la Cour des Miracles, il apportait sa protection et sa bénédiction au potier et à son fils soldat. C’était ce qu’il désirait. Tout le monde serait témoin du pouvoir qui émanait de lui : celui de redonner la vie à ceux qui l’avaient perdue là.
Alors que les sabots nacrés foulaient le sol de poussière qu’il connaissait tant et qu’il s’approchait de l’atelier de poterie droit devant lui, son regard se dardait sur les visages blafards de n’avoir jamais vu le soleil, et les yeux teintés à la fois d’admiration, de crainte mais de jalousie. Et même pour ceux qui ne le connaissaient pas, qui ne le reconnaissaient pas, à sa simple vue ils comprenaient.

Shadock mit pied à terre devant la porte et attacha sa monture près de la mule, flattant son encolure avant de se poster devant l’entrée de la maison du soldat et de son père. Il épousseta quelque peu son costume, remit en ordre ses affaires, dont ses lames courbes, croisées dans son dos, puis il toqua contre le bois vieux. Le Renard fit glisser son loup au-dessus de son crâne sur sa chevelure blanche puis croisa les mains derrière lui.
Mer 27 Déc - 11:27
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La nuit était déjà bien avancée, mais Arn se réveilla malgré l’épuisement. Il alla dans la cour pour aller se soulager. Chez son père, pas de toilettes, on faisait dans un pot et c’était jeté dans la rue. Arn avait appris que le potier jetait parfois les déchets devant chez la voisine quand ils se chamaillaient pour des broutilles. Avec l’âge, les vieux devenaient parfois aigris et avaient tendance à se disputer juste parce qu’un chien avait pissé devant le pallier de l’un d’eux. Arn soupçonnait son père de vouloir dresser Velke à aller faire ses besoins sur le pallier de la voisine.
Une fois ces choses faites, il alla se recoucher, mais il vit que Velke était debout, nerveux. On toqua à la porte et le chien se mit à aboyer, réveillant Wasim à son tour. Le vieux ronchonna se demandant qui pouvait déranger à une heure aussi tardive.

« C’est qui ?! »

« C’est sûrement la voisine qui est venue me dire des nouvelles à propos de la surprise que Velke lui a fait ! »

« T’as promené le chien quand ?! »

« Peu après que tu te sois endormis, il avait envie d’aller pisser et j’ai pu remarquer qu’il est bien éduqué, il fait au bon endroit. »

« Je t’ais déjà dit de ne pas mêler le clebs à tes querelles de voisinage ! »

Arn trouvait ça tout de même étrange pour la voisine. Avant de toquer, ils auraient déjà entendu un flot d’insultes tant le vieux et elle ne pouvaient pas se voir en face. Il dit à son père que ça serait étonnant que ça soit elle et que c’était sûrement un client. Arn alla voir la personne pour lui dire que la boutique était fermée et que les réclamations devaient se faire plus tard. Il ouvrit la porte et fut surpris de ce qu’il vit. Un homme avec une tenue immaculée soignée. Ses vêtements de qualité indiquaient qu’ils n’était pas vraiment un pouilleux. En face, Arn était juste en pagne, le corps crasseux couvert d’argile. Ses cheveux étaient en bataille et des cernes marquaient ses yeux fatigués. Il avait toujours cette même dégaine quand il devait travailler chez son père. Le jeune soldat avait également remarqué qu’à côté de la mule, il y avait un beau cheval blanc. C’était clairement pas le genre de client du potier. Wasim faisait de la vaisselle destinée aux plus pauvres. C’était des récipient grossiers servant uniquement de plats simples pour les plus pauvres. Au vu de sa tenue, la personne ne devait pas être le genre à acheter les poteries de son père.

Le jeune homme remarqua qu’il avait toujours la lettre qu’il avait reçu deux jours avant à la ceinture de son pagne. Il se souvint que la personne qui lui avait envoyé cette lettre devait venir dans deux jours vis-à-vis du moment où Arn était arrivé chez son père. Et vu la richesse de l’étrange invité, c’était sûrement pas un client du vieux. Le jeune homme montra la lettre à l’étranger.

« Excusez moi, c’est vous qui ‘avez envoyé ceci ? »
Mer 27 Déc - 20:55
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Shadock put entendre des voix s’élever derrière la porte en bois. Il fallait dire que la petite maison, plutôt cabane, n’avait pas des murs bien épais et son insonorisation n’était donc pas à son maximum comparé au manoir Ker-Ramsay. Il se l’était approprié il y avait de cela quelques années maintenant alors qu’il avait monté son coup d’état contre celui qui lui avait tout appris. En prenant sa revanche sur sa famille, sur la vie et sur Ferland, il avait perdu le sens de son existence. Il lui avait pris Ruyn, et ne lui laissa qu’une vie tournant autour du matérialisme : richesse, pouvoir, notoriété. Shadock avait gagné une place plus que confortable dans la haute société, de par les années qu’il avait passé à batifoler entre deux assassinats, mais aussi de par son chantage repressionniste sur son ex-famille dont le sang n’avait jamais coulé dans ses veines. Il avait la Cour des Miracles, pouvait jouer avec le feu et les trônes, vivre dans la cupidité et l’abondance bien au-dessus du petit peuple.
Mais que faire de tout ceci, lorsque l’on n’a plus goût à rien ?

Alors, il cherchait de l’amusement. Partout. Dans tout.
Etendre son royaume, conquérir encore plus de cœurs, d’âmes. Tous les briser, les broyer. Et recommencer. Aspirer jusqu’à la moelle les biens d’autrui, leur promette la lune et leur offrir poussière. Et recommencer. Frôler la mort, se jouer d’elle, provoquer, taquiner, les égos et les égoïstes. Et recommencer. Rire de l’humanité, rire de son passé, des choix qu’il avait fait par cupidité, se rire des autres dont une simple pièce d’or faisait tourner de l’œil. Mais jamais encore, il ne s’était senti vivant une nouvelle fois.
Sa vie s’était arrêtée le jour où son regard s’était posé sur le corps décharné de sa dulcinée.

Le Renard posa ses prunelles azurées, charmeuses de ses dames mais aussi de ses messieurs parfois –jouons nous de tout- sur le visage qui apparut lorsque la porte s’ouvrit devant lui. Ici aussi, il n’était là que par simple amusement. Il ne voyait cette histoire avec ce certain Weiss que comme un autre moyen d’avancer ses pions sur le grand échiquier du monde. Sans grandes convictions, presque avec lassitude. Il jouait son rôle. Souriant, charmant, confiant en lui-même, fort et puissant. Alors qu’à l’intérieur de sa chair tout n’était que noirceur, avis de tempête et flammes semblables à l’enfer. Un monstre.
Le jeune soldat, à l’allure maigrelette dans son pagne, fut d’abord surpris de voir un aristocrate toquer à la porte de son modeste foyer. Il le vit détailler sa tenue, et un sourire étira les lèvres blanches de l’Enchanteur. Enfin, Khan lui montra la lettre reçue deux jours plus tôt, et lui demanda si elle venait de sa part. Shadock resta immobile dans sa posture droite, et bien poli dans ses manières, loyal à cette image de lord qui cachait son véritable visage. Il parla de sa voix claire, sans aucun doute, et d'une élocution parfaite.

« En effet, c’est moi-même. » Shadock salua élégamment en se penchant en avant, puis reprit. « Je suis le Lord Phantom, aussi Chancelier de la Cour des Miracles. Par ici je suis aussi connu sous les charmants noms de ‘Putain de sale renard blanc’ ou de ‘Traître d’aristocrate de merde’, selon vos fréquentations. » Son sourire s’agrandit. Les puissants groupes de criminels de la ville souterraine ne le tenait pas en grande affection. « Mais restons simple, appelez-moi Shadock. »

Ses yeux pétillants d’une malice indéniable glissèrent du jeune soldat à son père derrière lui, qu’il salua d’un hochement de tête respectueux, bien que son sourire ne quitta pas son visage. Mais il n’était pas là pour papoter et rentra dans le vif du sujet. Pas que l’air des souterrains ne lui plaisent guère, mais il avait passé une majeure partie de sa vie ici, et dorénavant son royaume s’étendait au soleil, à la surface. Plus rien ne l’intéressait ici.

« Comme je vous l’ai écrit dans ma missive, je ne suis pas venu pour acheter des pots à votre père. Je suis venu vous rencontrer pour vous proposer un marché où vous serez forcément gagnant. » Le Lord reposa son regard dans celui du soldat à la peau halée. « La Cour des Miracles, ici représentée par son Chancelier, moi-même, se fera un plaisir de mettre fin aux agissements de monsieur Weiss, libérant ainsi la population de la répression qu’il exerce pour ses propres intérêts. Dans un même temps, vous vous doutez bien que vous en serez aussi bénéficiaire. »

Et il s’arrêta là. Que Khan lui pose des questions s’il le souhaitait. Pourquoi ? Comment ? Ce qui l’intéressait pour venir fouiner par ici dans un lieu si pauvre ? Shadock n’avait pas grand-chose à cacher à un simple soldat. Ses actions étaient somme toutes celles d’un aristocrate en quête de plus de pouvoir et d’influence. La seule différence, c’était qu’il s’agissait de lui et pas d’un autre.

« Puis-je entrer, M. Khan ? »

Ce n'était pas vraiment une question, en soi.
Mer 31 Jan - 13:32
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C’était clairement pas le genre de client de son père. C’était rare que les aristocrates aillent dans les souterrains, généralement ils cherchaient plutôt à les éviter. Les souterrains étaient vus comme un dépotoir où étaient jetés tous les indésirables, mais aussi au sens propre. Arn en savait quelque chose. Durant son enfance, il lui arrivait d’aller fouiller dans les tas de déchets venus de la surface jetés à travers les grilles d’aération. C’était propre au dessus, mais ça l’était surtout parce qu’ils jetaient tout en bas et ensuite se plaignaient de l’insalubrité des souterrains. Arn détestait cette hypocrisie, mais pour le coup Weiss était un des pires représentants de ce genre d’individus. Pour son profit personnel, il était prêt à affamer un village entier et des soldats de la Garnison sous le nez de Pixis.

« En effet, c’est moi-même. »

II salua respectueusement le jeune homme qui se contenta de l’imiter.

« Je suis le Lord Phantom, aussi Chancelier de la Cour des Miracles. Par ici je suis aussi connu sous les charmants noms de ‘Putain de sale renard blanc’ ou de ‘Traître d’aristocrate de merde’, selon vos fréquentations. »

Arn se faisait régulièrement traiter de bougnoule, d’étranger ou d’envahisseur malgré le fait que les gens comme lui étaient une poignée qui restait essentiellement cantonnée aux Souterrains. Ils étaient encore plus rares à la surface, surtout au sein de l’armée. Et avec son poste à la Garnison, il avait désormais « alcoolique » et « assisté » à la liste de ses surnoms. Heureusement que les gens ne savaient pas qu’il était Titan car il s’imaginait bien les nouvelles insultes qu’il aurait à ajouter à sa collection qu’il jugeait déjà importante.


« Mais restons simple, appelez-moi Shadock. »

Arn vit le regard du dit Shadock se détourner vers Wasim qui était venu le rejoindre intrigué par cette visite insolite. Les deux hommes se saluèrent. A côté d’Arn, Velke grognait devant cet inconnu. Le soldat calma son chien. Depuis un moment, Arn avait remarqué que le type affichait ce même sourire presque figé qui était à la limite du malaisant.


« Comme je vous l’ai écrit dans ma missive, je ne suis pas venu pour acheter des pots à votre père. Je suis venu vous rencontrer pour vous proposer un marché où vous serez forcément gagnant. »

Arn l’avait bien compris cela. En même temps, Wasim ne vendait pas de la vaisselle de luxe. C’était des objets grossiers qui étaient plus fonctionnels que décoratifs. Arn se demandait en quoi allait consister ce marché.

« La Cour des Miracles, ici représentée par son Chancelier, moi-même, se fera un plaisir de mettre fin aux agissements de monsieur Weiss, libérant ainsi la population de la répression qu’il exerce pour ses propres intérêts. Dans un même temps, vous vous doutez bien que vous en serez aussi bénéficiaire. »

Arn soupira, sûrement un nouveau chasseur de primes. Si Weiss n’avait pas la tête mise à prix, certains de ses hommes étaient devenus du gibier de potence. Cependant, ils savaient se battre. Le banquier avait su convaincre des gars plutôt redoutables. Ses hommes les plus dangereux étaient d’anciens membres du Bataillon reconvertis en puissants mercenaires depuis la dissolution de ce corps d’armée. Ils avaient déjà combattu des Titans, donc c’était pas les quelques soldats du village qui allaient constituer une menace. Mais qu’il essaye. Si c’est un succès, tant mieux, mais si c’est un échec, tant pis. L’homme demanda à Arn s’il pouvait entrer. Arn s’écarta, attrapant par la même occasion Velke par le collier. Le chien était toujours tendu. Arn restait également méfiant. Il ne voulait surtout pas laisser son père seul avec cet individu. Cet homme était tout ce qui lui restait et ne voulait surtout pas le perdre.

Chez Wasim, il n’y avait aucun fauteuil, ni chaise. Juste les nattes servant de lit. Il y avait encore les couvertures dessus. Celle d’Arn était le tapis de sa mule. Le jeune homme dégagea le tapis de sa natte afin que leur hôte s’installe dessus. Wasim ralluma le foyer qui servait d’éclairage au sein de la modeste bâtisse. Arn était assis sur le tapis de sa mule. Le vieux potier s’installa sur sa natte. Arn avait des questions à poser à cet homme.

« Qu’avez-vous à en tirer de cela, j’imagine que vous ne faite pas ça par pure charité ? Comment comptez-vous vous débarrasser de Weiss ?! Ce type a des hommes redoutables à ses ordres, notamment des ex-membres du Bataillon d’Exploration. Des rumeurs racontent qu’il a même un gars qui se transforme en Titan de dix mètres à ses ordres. Pas aussi puissant que le Titan de quinze mètres qui a rebouché Trost, mais ça peut suffire à faire refroidir les chasseurs de primes les plus tenaces. »


Arn avait bien un Titan, mais celui-ci était un pauvre spécimen de cinq-mètres faiblard. Il se transformait de temps en temps en forêt dans un coin isolé et pas fréquenté. Il ne se souvenait jamais de ce qu’il se passait quand il se transformait. Il était rassuré tout de même que personne n’ait vu son Titan, mais par contre, tous parlaient d’un démon rouge. Un géant à tête de chien rouge armé d’un arc qui semait la panique parmi les convois des bandits de Weiss avant de s’évanouir dans la nature. Le fait que l’être mystérieux ait des armes et des vêtements (même rudimentaires), faisait que les gens avaient du mal à croire que ça puisse-être un Titan. Ces monstres étaient connus pour se balader tous nus et ne brillaient pas dans leur intellect. Lors de son assignation au Nord de Maria, Arn avait pu en voir quelques uns et c’était clair que c’était pas des lumières. Même les shifters restaient pour la plupart des brutes. Le démon rouge était fourbe, il portait des vêtements et un masque, il s’était fabriqué des armes et il parlait.

« Ah au fait, je comptais te prévenir que depuis quelques temps, il y a un géant à tête de chien qui se fait appeler le démon rouge qui rôde dans le coin. Il attaque de temps en temps de nuit des convois du trafic de Weiss. Le fait qu’il soit introuvable après ses attaques a rendu les hommes de Weiss particulièrement sur les nerfs. »
Sam 3 Fév - 10:35
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Shadock observait avec une infinie précaution les micro expressions sur les visages du jeune soldat et de son père. D’aucun ne semblait lui accorder confiance pour le moment et même le chien se méfiait de lui. Soit, après tout, le lord n’avait que faire des animaux. C’était amusant un moment mais cela demandait bien trop de temps et d’attention qu’il ne pouvait leur donner. Et de l’amour aussi, ce qu’il ne possédait plus. Passé un temps, ses seuls animaux de compagnie avaient finis par être assassinés, tous de manières très différentes. Puis il s’était définitivement lassé et n’accordait plus aucun intérêt aux êtres non humains. Mis à part les titans, rien de vivant sur cette terre ne lui faisait ni chaud ni froid à présent. Les titans, ça c’était le grand mystère de l’humanité, de la vie, de la mort, de l’existence. Les titans, ça pouvait encore promettre quelques frissons d’excitation. Pour ce qui était du reste, Shadock s’ennuyait à mourir.

Arn s’écarta pour laisser entrer le Chancelier. Un rapide coup d’œil à l’intérieur lui indiqua qu’il n’y avait ici rien d’intéressant pour lui, et de toute manière, il n’était pas venu ici pour faire des emplettes chez un petit potier sans peinture. Père et fils s’installèrent sur des nattes à même le sol et loin d’être un précieux personnage, Shadock fit de même. Peu lui importait de salir ses vêtements blancs. Il lui était d’avis qu’ils seraient bientôt tachés de pourpre, alors un peu de poussière n’était rien.
Le jeune soldat se mit à lui poser des questions. Quoi de plus naturel, après toute la mascarade dont le lord aimait faire fleurir autour de lui. De fioritures en fioritures et toujours plus d’étincelles et de paillettes pour sa venue. D’extraordinaire en extraordinaire. Car s’il était condamné sur cette terre à errer entre les trois murs d’enceinte de l’humanité, il comptait bien en profiter un maximum. Attirer le danger pour peut-être enfin mourir. Avoir la paix. Mais ce serait donner raison à tous ceux qui lui avaient mis des bâtons dans les roues tout au long de sa vie. Alors, Shadock faisait ce qu’il savait faire de mieux pour redonner un peu de piment à sa triste existence.

« Vous me voyez flatté de chatouiller autant votre curiosité. » répondit-il pour commencer avec un léger sourire malicieux. « En effet, si cela ne m’apportait rien, je ne serais pas ici. Vous en connaissez beaucoup des gentils samaritains qui risqueraient leur vie pour un quartier excentré sur la carte et dont on ne dit que des vilaines choses ? Moi pas, et de toute manière je n’en fais pas partie. »

Au moins c’était clair, et il donnait raison au chien, auquel il jeta par ailleurs un petit coup d’œil. Les bêtes, il fallait toujours s’en méfier. Elles étaient loin d’être stupides et il avait déjà croisé dans sa vie des poilus bien plus malins que leur maître. Ce qu’il y avait de bien pourtant avec les animaux, c’était qu’ils ne mentaient jamais. Un chien, s’il ne vous aimait pas, il vous mordait point barre. Il en allait autrement avec les êtres humains. C’était d’autant plus amusant que de décortiquer des émotions et des sentiments pour connaître le moindre recoin de l’esprit de quelqu’un d’autre. Shadock aimait beaucoup cet exercice. Mais encore il n’était pas ici pour ça, et Arn et son père ne l’intéressaient pas vraiment pour le moment.

« Quant à Weiss et ses soi-disant ‘hommes redoutables, ex-membres du bataillon d’exploration qui effraient même les chasseurs de prime les plus tenaces’, vous n’aurez pas à vous en inquiéter si mon plan A fonctionne correctement. Et puis, ce ne sont que des hommes motivés par l’appât du gain. Si la menace de la Cour des Miracles ne les fait pas renoncer, je m’en chargerai personnellement. »

Quelques billets agités sous quelques naseaux, et le tour serait joué. Weiss était un gros poisson, mais Shadock était un gros requin. Il pouvait se défendre, mais déjà la promesse de la menace d’un groupe criminel comme le sien devait faire trembler son ventre rempli de lard et ses quatre mentons. Il serait fou de tenter de s’opposer au Renard, mais Shadock pressentait qu’il le ferait pourtant. Weiss était un homme arrogant, assez malin pour embobiner des idiots mais pas assez intelligent pour se frotter au Lord Phantom et à son empire. Sur la carte, il ne représentait rien. Ce qui intéressait Shadock, c’était son trafic d’armes. Alors, peut-être bien qu’aucune arme ne serait brandie, qui sait.
Le plan A était un marché. S’il échouait, le plan B serait un bain de sang. S’il échouait, le plan C serait la destruction.

Car outre ses talents de menteur et de manipulateur, et ses petites manières de nobliaux excentrique, Shadock était aussi avant tout un flambeur. Au sens littéral du terme.
Enfin bref, il n’en oubliait pas Arn.

« Je suppose que vous n’êtes pas le seul dans votre caserne à vous plaindre de monsieur Weiss. J’irai de jour le rencontrer. Qu’il essaye de m’assassiner en pleine rue pour voir, il signerait son arrêt de mort. » indiqua-t-il en brandissant un sceau de la Cour, promettant vengeance. « Mais il m’ait avis qu’il le ferait plutôt en privé, dans son bureau par exemple, ou quelque part où il pourrait cacher son crime assez longtemps pour filer. C’est là que vous intervenez. Vous serez mon garde du corps en quelque sorte. » finit-il dans un sourire. « Oh, et bien sûr, cela vous mettrait en porte-à-faux pour la suite, si jamais tout cela venait à capoter. Vous serez pour sûr considéré comme un traître et tuer, si jamais Weiss l’emportait. Mais j’en doute. » ajouta-il finalement. « Alors ? Vous êtes partant ? »
Mer 14 Mar - 13:26
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Garnison
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Tiens pour une fois un noble qui faisait pas la précieuse. Habituellement, ils étaient les premiers à faire attention à leur tenue. Arn ne comptait plus le nombre de fois où Friedrich restait soigneusement à distance de lui parce qu’il était pas issu de son monde. C’était même très rare de voir des gens des souterrains intégrer l’armée. Surtout qu’Arn s’était retrouvé dans le camp d’entrainement le plus proche de chez lui, c'est-à-dire à Sina avec beaucoup d’enfants d’aristocrates et de bourgeois.

Ses origines sociales et sa couleur de peau avaient été de lourds handicaps lors de sa formation. Les nobles avaient des plus en combat et en équitation qu’Arn n’avait pas pu avoir. Et quand il était arrivé au camp, il était illettré. Et pourtant, il avait réussi à devenir soldat. Certes, il avait fini dans les derniers de sa promotion, mais au vu des divers malus qu’il avait par rapport à d’autres, c’était beaucoup pour lui d’avoir pu réussir. Il aurait aimé rejoindre les Brigades Spéciales pour éviter les Titans et profiter d’un bon salaire. Mais il n’avait pas eu le niveau pour. Le Bataillon d’Exploration consistait à affronter des Titans pour un maigre salaire et Arn tenait un minimum à sa vie. Restait pour lui que la Garnison comme choix.

Lors de ses premiers mois de service en tant que soldat, il avait été affecté au Nord de Maria pour surveiller les murs entourant le district. Heureusement, c’était un coin assez tranquille en raison de la faible présence des Titans. Les seuls qu’il avait pu voir étaient deux trois paumés se déplaçant de manière très pataude. Il avait cependant un très mauvais souvenir d’une sortie nocturne extra-muros afin d’entretenir les canons pendant le sommeil des Titans. Il avait été pris pour cible par une meute de loups. Lui avait survécu, mais son cheval avait été tué. Il avait été transféré à Rose quelques années avant la chute de Maria.

Leur invité surprise commença à répondre aux questions posées par le jeune homme.

« En effet, si cela ne m’apportait rien, je ne serais pas ici. Vous en connaissez beaucoup des gentils samaritains qui risqueraient leur vie pour un quartier excentré sur la carte et dont on ne dit que des vilaines choses ? Moi pas, et de toute manière je n’en fais pas partie. »

Il avait pas tort, qui irait se risquer dans un trou à rats pareil pour aider un potier et son fils. Arn se demandait ce que ce type voulait à Weiss.

« Quant à Weiss et ses soi-disant ‘hommes redoutables, ex-membres du bataillon d’exploration qui effraient même les chasseurs de prime les plus tenaces’, vous n’aurez pas à vous en inquiéter si mon plan A fonctionne correctement. Et puis, ce ne sont que des hommes motivés par l’appât du gain. Si la menace de la Cour des Miracles ne les fait pas renoncer, je m’en chargerai personnellement. »

Il n’avait pas mentionné le Titan. Ensuite, cela restait plus dans l’ordre de la rumeur mais assez efficace pour éviter toute révolte et refroidir bien plus que les membres du Bataillon. Un Titan intelligent comme Eren était une arme très puissante et si la rumeur était fondée, Weiss venait d’acquérir un atout non-négligeable face à ses concurrents. Et peu de chance qu’Eren soit sollicité pour combattre un shifter discret et protégé par un noble influent. Le sauveur de Trost avait sûrement été transféré dans un coin où son pouvoir de Titan serait utile après le démantèlement du Bataillon.

« Je suppose que vous n’êtes pas le seul dans votre caserne à vous plaindre de monsieur Weiss. J’irai de jour le rencontrer. Qu’il essaye de m’assassiner en pleine rue pour voir, il signerait son arrêt de mort. »

Arn n’était pas seul, mais ils n’étaient plus beaucoup dans la caserne. Il ne restait plus que deux vrais soldats de la Garnison. Avant il y avait des soldats de Brigades Spéciales, mais ils avaient réussi à être transférés ailleurs. Et avec la perte d’un camarade tué par le molosse de leur supérieur, non remplacée, ils étaient désormais les derniers sur le village. A côté d’eux, il y avait des bandits déguisés en soldats avec l’équipement détourné qui aurait dut revenir à la Garnison. Voilà comment Weiss profitait d’un trafic d’arme florissant. En détournant de l’équipement fourni pour les soldats. Mais il ne se limitait pas qu’aux armes, la nourriture et les vêtements servaient à entretenir ses hommes sur le dos de l’armée. Mais depuis le transfert des soldats des Brigades et les attaques du Démon Rouge, les livraisons diminuaient. Cela avait mis Weiss et ses hommes sur les nerfs et ils se défoulaient sur les villageois et surtout les deux pauvres soldats restants. Combien de fois, Arn avait eu envie de se transformer en Titan, mais il avait peur des ex-soldats du Bataillon.

« Oh non … mais on n’est plus que deux. Entre le transfert des collègues des Brigades Spéciales et la mort d’un camarade après une attaque du molosse de notre supérieur … Il détourne nos équipements, nos vêtements et notre nourriture fournis par l’armée pour son trafic d’armes et l’entretien de ses hommes. Mais encore une fois, je plaisante pas, les gars de Weiss sont très puissants ! Et si la rumeur du Titan s’avère vraie, tu sais te battre contre ce genre de chose, surtout s’il est intelligent ?! »


Arn se demandait si ce gars savait combattre un Titan. Puis comment il réagirait s’il apprenait qu’il était un shifter. Mais bon, d’un autre côté, ils n’avaient toujours pas capturé le Démon Rouge malgré le fait qu’ils aient ratissé la forêt. Le Renard avait peut-être sa chance. Mais la suite du discours refroidit Arn.

« Oh, et bien sûr, cela vous mettrait en porte-à-faux pour la suite, si jamais tout cela venait à capoter. Vous serez pour sûr considéré comme un traître et tuer, si jamais Weiss l’emportait. Mais j’en doute. »

Bah dis-donc il avait une sacrée confiance en lui celui-là. Ce n’était pas vraiment le cas d’Arn qui restait dubitatif. Il avait peur que si c’était pas lui qui se faisait tuer, c’était son père qui disparaitrait.

« Alors ? Vous êtes partant ? »

Arn alla se concerter avec son père. Il avait vraiment peur pour sa sécurité, enfin surtout celle de son père. Mais de l’autre côté, Shaddock semblait déterminé à se débarrasser de Weiss et Arn avait beaucoup à gagner de ne plus être sous l’autorité de ce tyran et si ça pouvait aussi faire tomber son supérieur. Puis ils n’avaient toujours pas eu le Démon Rouge qui était pourtant censé être un géant à tête de chien, pas le truc le plus discret.

« J’accepte à condition qu’il n’y ait aucune répercussion sur mon père et mes animaux, qu’ils soient en sécurité. Mais avant, je demande que tu prennes contact avec le Démon Rouge. Je peux te donner des conseils pour que tu ais une chance de le rencontrer. On ne sait pas grand-chose à part qu’il existe donc si tu rates, ils auront du mal à le tuer celui-là déjà qu’ils n’arrivent pas à l’avoir. »
Ven 30 Mar - 14:19
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