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L'Étranger et la Louve CIELLE

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L'Étranger et la Louve
Une ombre planait parmi les habitants des Souterrains. Une ombre aux intentions les moins louables.

Contrarié par un quelconque individu aux intentions louches alors qu'il lui avait tant donné, Garrett n'avait eu qu'une seule réaction : faire ses affaires et préparer son petit voyage de quelques heures au sein de cette ville condamnée par les dirigeants de la Haute Société en toute discrétion. Un homme dont la réputation est assez reconnue de beaucoup allant dans les Souterrains serait des plus compromettants. Beaucoup de nobliaux, cependant, avaient déjà mis un pied parmi ces lieux pour augmenter leur pouvoir politique en assassinant l'un pour obtenir quelque chose. Une montée au pouvoir, des lopins de terre.

Mais Garrett voulait vengeance. Il voulait discipline. Il voulait loyauté. Le vieil homme n'était aucunement apte de pardonner un tel acte de trahison, dans le but de vouloir un peu plus d'argent sonnant. Ayant vendu des objets importants pour le plan de Garrett, notamment des équipements tridimensionnels, il savait que ce serait difficile de les retrouver. Les objets changeaient rapidement de main dans ces lieux sombres et humides, sentant le renfermé et la poussière.

Dans l'ombre, il se cachait. Dans l'ombre, il attendait. Portant un long manteau sombre comme a l'habitude qui lui descendait jusqu'aux genoux, le tout refermé par des segments de métaux en argent, la capuche remontée, il observait au loin une maison de passe du Quartier du Marais. Le vieil homme observait les hommes de la Salamandre y faire ce qu'ils avaient besoin de faire. Surveiller, faire les videurs et boire. Garrett recula de plusieurs pas avant de soudainement foncer vers l'avant, pour sauter par-dessus une ruelle, traversants plusieurs toits ainsi, par la course, avant de finir près du bordel en moins de deux. Sortant de l'ombre d'une ruelle avec une tranquillité presque amusante, il trotta vers l'entrée du bordel, qui portait le nom du Lys Blanc.

-Eh, toi ! Tu fais quoi avec ton masque de zigoto ? L'interpella un garde aux gros bras.

-J'entre pour prendre du bon temps, répondit calmement Garrett malgré sa voix déformé par l'épais masque de métal. Comme tous ceux qui entrent ici. J'aime avoir ce masque, c'est excitant de le faire avec un inconnu.

-Hmm, oui, si tu le dis...


La porte d'entrée s'ouvrit pour dévoiler vers sa droite un salon aux décorations agréables aux yeux pour les clients en attentes et vers sa gauche se dévoilait une sorte de long comptoir pour louer ce que de bons hommes ou de bonnes femmes voulaient louer, et devant lui, un escalier menant vers un étage supérieur. Garrett se dirigea vers le comptoir en question. Une femme aux yeux de biche leva son regard sur lui, habillée en robe.

-Je cherche deux hommes en ce moment pour notre séance hebdomadaire d'amusement de groupe. Leurs noms sont Albayr et Pyral.


-Aaah, je vois que monsieur aime avoir de la compagnie ! Fit la femme en papillonnant des yeux. Montez les escaliers, la porte tout au fond. Notre meilleure salle, avec nos meilleures... Atouts. Si vous avez soif, activez la clochette !

-Je vous remercie bien.


Garrett lui adressa une courbette polie avant de tourner les talons pour monter les escaliers et atteindre un long couloir. Différentes odeurs flottaient dans l'air. Celle de la sueur et du sexe notamment, mais aussi de l'alcool et vraisemblablement, beaucoup et beaucoup de drogues. Une odeur désagréable et vivifiante. Des gémissements se faisaient entendre. De plaisir. De faux plaisirs. Et des pleurs. Presque indistinct. Mais Garrett les entendaient. Il marchait rapidement et il atteignit la porte du fond. Une plaque dorée y était accrochée, et portait une inscription. 'Salle de l'Or Blanc'. Garrett mit la main sur la poignée de la porte et la tourna, l'ouvrant.

Devant lui se dévoilait une salle de taille respectable bien illuminée par des lanternes accrochés au plafond, ou divers fauteuils de cuirs – visiblement volés de la surface – y étaient installés un peu partout pour garantir aux invités conforts, et pour l'amusement, il y avait ici et là des tonnelets d'alcools de diverses sortes. Whiskey, vodka, scotch. Mais ce qu'il recherchait était devant lui, au fond de la pièce. Un lit aligné au fond, de grande taille, s'y trouvait, avec des couvertures rouges. Trois silhouettes. Celle d'abord d'un homme de taille moyenne avec des bras noueux et halés, avec un œil en moins, et l'autre homme, un grand colosse avoisinant les deux mètres. La troisième était assurément celle d'une jeune femme aux cheveux... Blancs ?

-Pyral. Albayr, dit calmement le sombre personnage.

Il referma la porte derrière lui avec calme. Le visage du duo était frappé d'une mortifiante surprise, leurs deux pantalons étaient à peine remontée. L'endroit sentait particulièrement bien la sueur et la luxure. Mais aussi du sang.

-Je vois que vous vous amusiez bien,dit calmement Garrett, en joignant ses deux mains dans son dos. Vous aviez toujours eu un affreux goût pour la violence. Physique comme verbale. Vous n'avez pas choisi vos noms, les Chauve-Souris, pour rien.

Ils continuaient de se taire, alors Garrett, ayant attendu une réponse de leur part, renchérit toujours avec ce calme désarmant.

-N'allez-vous pas m'offrir une quelconque hospitalité ici ? Un verre ou deux ? Un biscuit sec pourrait faire l'affaire. Après tout, c'est l'intention qui compte.

-On n'a aucune intention de t'offrir quelque chose en retour, Garrett, dit en réponse le colosse sur un ton bien froid. Hormis un bon coup dans le cœur !

Le colosse sortit avec une rapidité surprenante une lame de sa poche, longue et effilée. Garrett envoya d'un bon coup de pied un tabouret sur le colosse, qui se fracassa. Aveuglé par les morceaux du meuble détruit, le vieillard profita de l'instant de distraction pour foncer vers son adversaire. Un coup de genou entre ses jambes et un cri aigue s'échappa de sa bouche. Il arracha le couteau des propres mains de l'adversaire avant d'enfoncer la lame dans la nuque du colosse.

Garrett ne jouait pas sur les plates-bandes.

Apercevant des mouvements du coin de l'œil, Garrett eut tout juste le temps de sortir son couteau pour le lancer tout juste vers le pistolet que sortait le survivant, Albayr. La lame atterrit directement dans son canon, endommageant sérieusement l'arme. Presque de rage, il lança son arme sur Garrett qui se le prit sur sa poitrine par la crosse. Un gémissement de douleur s'échappa de Garrett, mais il ne recula point. L'homme sortit d'un fourreau posé sur un canapé une longue épée de cavalerie. Il observa Garrett avec un sourire méchant.

-Tu vas me faire quoi, maintenant ?!


Garrett observa Albayr. Il sortit simplement d'une poche d'intérieur de son manteau une sorte de long bâton métallique épais et rectangulaire.

-Mahaha ! Tu vas me frapper avec ça a mort ?

Garrett se projeta vers Albayr avec rapidité. Le vieillard, malgré le poids des années sur lui, réagissait vite. Mais Albayr réagissait tout aussi vite. Un coup porté a l'horizontale vers lui et Garrett le bloqua en usant de l'étrange bloc de métal. Il repoussa Albayr d'un coup de pied. Albayr vit avec stupeur l'arme de Garrett se métamorphoser, alors que le vieillard le lançait un peu dans l'air et se déplia tel un couteau papillon, la garde se formant en une mince poignée, et une lame de taille moyenne faisant son apparition. Albayr voulut attaquer, mais Garrett para le coup de sabre d'Albayr avec force, lui faisant lâcher la lame.

Albayr tenta de se défendre avec un coup-de-poing bien placé mais Garrett attrapa son avant-bras en esquivant le coup, avant de rapprocher celui-ci d'une table tout en tenant le bras, et levant sa lame, Garrett l'abattit sur la main de son opposant pour la planter au travers d'une table lourde. Albayr hurla de douleur, mais Garrett le réduit dans un silence modeste en envoyant un poing ganté vers sa bouche, lui cassant deux pairs de dents. Son cri s'étouffa dans un gargouillis immonde.

Son regard se porta sur la jeune femme installée dans le lit. Les lentilles de verres de son masque tournèrent un peu, un mécanisme s'activant dans son masque. Sa prudence était encore présente. Un moindre faux mouvement de la part de la jeune fille et ça en serait fini d'elle. Mais il ne voulait pas encore la tuer. Pas si elle était utile. Les deux hommes étaient souvent bavards. Elle était... Singulière.

Garrett regarda aux alentours et prit place auprès d'une chaise en bois proche du lit, restant en une distance de sécurité respectable et poli sans perdre de vue Albayr qui gémissait lamentablement, sur ses genoux, tenant de sa main libre sa bouche. Il tenta de trouver des mots de bienvenue.

-Vous êtes jolie, dit-il calmement.

Mais dans un endroit pareil, les choses pouvaient être prises... Autrement, tout dépendamment du contexte.

-Dite-moi, quel est votre nom ?

En espérant que tu aimes bien !
Lun 18 Déc - 22:49
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Pas un jour ne s’était passé sans qu’elle n’est une pensée pour les siens. Pas un jour ne s’était passé sans qu’elle ne se soit jurer de revoir le soleil, la lune et ses étoiles. Pas un jour ne s’était passé sans qu’elle ne rêve, dans son sommeil, de courir à nouveau les pieds nus sur la mousse humide de la forêt de ses ancêtres. Pas un jour ne s’était passé sans qu’elle ne guette la moindre échappatoire. Pas un jour ne s’était passé sans qu’elle ne se batte, ongles et dents. Pas un jour ne s’était passé où sa volonté avait flanché. Elle était toujours debout. Sale, épuisée, faible, maigre. Mais pleine d’une rage incontestable qui n’attendait qu’une ouverture pour exploser.

Elle rêvait de voir leurs têtes plantées dans des piques. Et pas seulement celle des deux hommes, parmi tant d’autres, qui lui faisaient face en cet instant. Elle rêvait de chasser tous ceux qui avaient une fois croisé son regard mordoré, indéfinissable ment envoutant, disaient-ils. Irrémédiablement terrifiant, en disaient d’autres.
Nue, mais pas dénuée de colère. Elle venait d’arracher un lobe d’oreille de ses propres dents, essuyer un coup de poing, et écoutait distraitement les jurons qu’elle ne comprenait pas de ses « clients » lorsque la porte s’ouvrit.

Aussitôt, l’attention de ses adversaires se détourna d’elle. Lenrra en profita pour reculer au fond du lit moite et puant la sueur et les effluves corporels, avant de se laisser glisser sur le parquet froid. Elle n’avait donné qu’un coup d’œil au nouveau venu, n’avait vu de lui que son masque. Elle entendait à présent sa voix. Les trois semblaient en moyens termes. Elle sentait la tension dans les cordes vocales des deux hommes. L’étranger, quant à lui, faisait preuve d’une sang-froid sans équivoque.
Mais très vite, la situation dégénéra et la Fière-Louve se félicita d’avoir choisi de se faire oublier dans ce petit coin, entre le lit et un pan de mur. Elle parvint à longer le crépit décrépi, ses yeux jaunes suivant la scène sans qu’aucun détail ne lui échappe. Durant toutes ces années, elle n’avait rien perdu de ses réflexes de chasseresse. Elle en était même devenue plus redoutable encore. Si seulement, ils l’avaient nourrie convenablement, elle n’aurait rien perdu de sa force physique.

Un cliquetis de chaîne et une douleur à la cheville lui rappela qu’elle n’était plus libre depuis quelques jours déjà. Misère. Elle qui pensait pouvoir s’échapper à l’insu de tous, la voilà coincée au beau milieu d’un règlement de comptes entre humains, obligée d’y assister et de subir les envies du vainqueur, s’il y en avait un. Lenrra décida de retourner se percher dans le lit, la chaîne l’empêchant même d’atteindre le corps du gros, tombé au sol. Tant pis. De toute manière, aucun des deux n’avait sur lui les clefs de ses menottes.
Lenrra s’installa sur ses appuis, alors que le calme reprenait une surprenante place dans sa petite chambre d’esclave. Une position capable de lui permettre de fuir, ou d’attaquer, au besoin.

Sans grand étonnement de sa part, elle constata que l’étranger avait mis à terre les deux autres. Soit. Cela ne changeait absolument rien à sa situation, alors autant dire qu’elle s’en fichait bien. Elle dégagea de son visage une mèche de cheveux blancs pendant que l’homme s’asseyait sur une chaise, assez loin pour qu’elle ne l’atteigne pas. Il était méfiant. Comme elle l’était aussi.
Le silence était entrecoupé des gémissements du pervers planté sur une table. Il ne devait pas avoir subi beaucoup de coups dans sa vie pour prendre autant à cœur la douleur. Lenrra détourna les yeux de lui. C’était une proie facile, et pour peu dire sans intérêt. Un chasseur digne de ce nom s’en prendrait plutôt à une bête plus coriace.

Bzzz bzz. Elle cligna des yeux une fois, alors qu’elle observait avec curiosité l’étrange masque de l’inconnu bouger. Il lui cachait les yeux. Elle y planta tout de même les siens, inébranlables, emplis d’une détermination muette qui n’avait jamais faibli.
Il lui parla. Du moins il parla. Elle ne comprit rien à ces mots, mais c’était à elle qu’il s’adressait à présent. Une question peut-être, vue l’intonation de sa voix. Mais Lenrra ne parlait pas sa langue, alors elle ne répondit rien et se contenta de détourner son attention de lui pour la reporter vers l’homme à la main plantée sur la table qui tentait de se dégager en couinant. Elle mâcha de l’air. Elle avait soif soudainement. Et faim aussi. Mais elle n’avait plus rien à manger et pour ces messieurs, son propriétaire l’avait affamé durant deux jours afin de la rendre plus docile.
Il n’avait jamais compris que le moteur qui l’animait prenait sa source dans sa volonté. Inépuisable. Bien sûr, elle était faible et fatiguée. Mais elle se battrait jusqu’à son dernier souffle, c’était certain.

La Txep se leva. Nue, maigrelette, elle ne payait pas de mine malgré la hauteur que lui procurait le lit. Son regard passa du gémissant à l’inconnu masqué pour ensuite se tourner vers la porte close. C’était peut-être un jour particulier, du moins elle n’assistait pas à ce genre d’évènement tous les jours mais en soi, cela ne l’avançait en rien. Que l’homme au masque reste assis sur sa chaise si cela lui chantait, elle avait d’autre chose à faire et à penser, que de s’occuper de lui s’il ne lui apportait rien. Pire encore, si elle lui donnait de l’attention, il se pourrait qu’il lui en donne aussi et pas d’une manière des plus agréables.
Non vraiment, qu’il reste sur sa chaise, tranquillement.

Lenrra étira son corps endolori par la maltraitance, puis elle évalua la distance qui la séparait du blessé et la compara à celle que lui laissait sa chaîne en liberté de mouvement. Ce serait juste, mais pourquoi pas. Après tout, qui ne tente rien n’a rien. Il avait surement quelque chose à manger sur lui, ce porc.
Elle descendit du lit, d’un pas souple malgré sa condition et s’approcha doucement de son ancien « client ». Une main plantée sur du bois, ce n’était vraiment pas grand-chose… Les humains étaient-ils tous aussi fragiles d’esprit ? Elle s’arrêta là où il ne pouvait l’atteindre de sa main libre et réfléchit à la manière de l’aborder.

Retirer la lame et s’en servir comme arme ? Le laisser planté ? La chasseresse n’hésita aucunement quand il releva la tête vers elle et qu’il croisa son regard. « Sale chienne » put-elle lire dans ses yeux.
Elle ramassa un pied de la chaise éclatée dans la bagarre et s’en servit comme une masse pour lui éclater sa face de rat. Mais elle ne s’arrêta pas là et profita du coup pour se ruer sur lui et planter ses crocs dans sa jugulaire, pressant son corps contre le sien pour l’immobiliser du mieux qu’elle pouvait, et tenant tant bien que mal sa main libre pour ne pas qu’il l’attrape. Il se débattit bien sûr, quelques instants chaotiques où elle faillit lâcher sa prise. Bien vite il manqua d’air. Il perdit conscience et elle resta encore quelques instants accrochés à sa gorge pour lui retirer son dernier souffle. Elle avait déjà mangé de l’humain dans sa vie de misère, mais ce n’était pas sa chair qui l’intéressait, malgré sa faim. S’il avait autre chose sur lui, c’était mieux, quoiqu’elle avait grand besoin de viande, très énergétique. Elle fouilla le cadavre sanguinolent, le visage barbouillé du sang frais de sa victime. Cet homme sentait mauvais, mais elle aussi : se laver ici était un luxe. Elle trouva dans ses poches une boîte d’allumettes dont elle n’avait aucune connaissance de l’utilité et qu’elle jeta négligemment dans la pièce, ne se préoccupant plus de l’étranger masqué. Elle trouva son portefeuille, avec des papiers dedans, mais ça aussi, elle n’en avait pas l’utilité malgré la somme considérable à l’intérieur : Lenrra ne connaissait pas l’argent. Elle s’en débarrassa comme des allumettes. Il n’avait rien d’autre sur lui à part une fiole d’eau-qui-pue. Du verre. Elle brisa la petite bouteille sur le sol pour s’en faire des petites armes. Méthodiquement, elle fit glisser les morceaux entre les lattes du parquet les morceaux de verre, prenant bien garde à ce qu’ils ne dépassent pas pour que personne ne se rende compte qu’elle cachait dans sa chambre des objets tranchants. Ceci fait, elle dut forcer sur le couteau pour le dégager de la table et de la main morte, lui arrachant une grimace d’effort. Il y avait des actions qui lui coutaient plus que d’autres en énergie. L’adrénaline retombée, elle avait dû s’appuyer sur une jambe pour y parvenir.

Lenrra fit tourner la lame dans sa paume. C’était un couteau qui avait servi à beaucoup de choses : tuer, couper du saucisson, tailler du bois… Il était abîmé, mais visiblement bien entretenu. Une bonne nouvelle. La Fière-Louve se redressa lorsqu’elle entendit des bruits de pas rapides derrière la porte de sa chambre.
Le raffut de la bagarre avait attiré l’attention. Elle n’avait pas le temps de se réfugier sur ou sous son lit et sa chaîne ne lui permettait pas de fuir.
Dim 7 Jan - 14:14
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L'Étranger et la Louve
Dans les lieux les plus étranges et aux moments les plus inopportuns, pouvaient se révéler de véritables trésors. L'Étranger qui avait principalement recruter ses hommes dans ce milieu-ci avait trouver, malgré la légion de mercenaires plus ou moins qualifiés, de tueurs et de voleurs, des hommes qui lui étaient encore loyaux avec des capacités peu connues du monde actuel. Se faufiler comme une ombre, et ce, sans se faire voir ? Disparaitre comme un spectre sans forme physique ? L'Étranger choisissait ses hommes avec soin. Tout comme il avait bien choisi ce cher Corvius, qui possédait un grand intellect et d'un esprit acéré accompagné d'une garde du corps aux capacités de combats comme il n'en avait jamais vu.

Elle était nue. Battue. Maigrelette. Et pourtant, dans ces yeux d'émeraudes brûlait une férocité animale et sauvage couplée avec une colossale détermination, une puissante envie de survie. Mais il en fallait bien plus pour intimider l'homme qu'était l'Étranger. Il avait vu des bien plus belles, mais ne niait, et ne dénigrait aucunement les expériences qu'avaient dû subir cette jeune femme. Elle n'avait pas retenu sa question. Ou du moins... Elle n'avait pas compris.

-Une autre originale parmi les décombres des Souterrains ?

Il se parlait beaucoup plus pour lui-même, l'observant alors tranquillement se lever pour faire ce qu'elle avait à faire. Elle but le nectar de vie de l'homme, et ne frissonna pas. Elle le fouilla, jeta des choses, comme en recherche d'un quelconque objet. Elle brisa une bouteille, en cacha les morceaux, et s'occupa de son geôlier comme s'il n'avait été qu'un vulgaire chien qu'il fallait abattre avant de prendre une arme. Des pas. Elle ne lui serait d'aucun secours en cette situation. Alors il se leva, et prépara sa lame qu'il ne se retint pas de montrer aux trois malabars ayant défoncé la porte, faisant office de bouclier pour la jeune femme aux cheveux cendrés.

-Y's'est passé quoi, là ?!

-Un malentendu sur le partage de notre... Marchandise. Ni plus ni moins.

-On va régler ce malentendu dehors alors !


Le premier jeta une chaise sur le vieil homme qui dévia le meuble d'un coup de son avant-bras, douloureuse déviation d'un meuble plus lourd que lui, mais il tiendrait bon. Profitant de la surprise, il avait foncé pour entailler profondément l'adversaire de son premier adversaire qu'il jeta au sol vers la gauche, parmi d'autres meubles, puis s'occupa de son second adversaire en lui tranchant habilement une main qui se serait abattue sur son estomac, avant d'enfoncer sa lame dans le ventre. Mais il ne devait que compter sur ses poings pour la suite.

Le dernier homme debout joua des poings avec le vieil homme. L'expérience était un atout fort utile. Comblant les défauts de la vieillesse par ses techniques de combat apprise, et la jeunesse usait de sa force principalement pour essayer de battre son adversaire, ainsi que son endurance. Le vieil homme dévia du tranchant de la main un poing qui aurait pu s'abattre sur ses flancs, avant de répliquer d'un coup de coude au nez, puis d'un crochet du droit, avant de donner un coup de genou au ventre de son adversaire, qui le bloqua en usant de ses deux mains, avant de le repousser violemment. Garrett dut se rattraper in-extremis sur un madrier soutenant le plafond, avant d'esquiver d'un petit bond vers la droite, afin d'éviter un coup de machette qui se ficha dans le bout de bois. Le vieil homme reprit l'offensive en récupérant sa lame plantée dans le corps d'un homme, et au dernier moment, se retourna pour parer le coup. S'ensuivit un cours duel de force, alors que les deux lames se mettaient à l'épreuve dans un grincement des plus aiguë, avant que Garrett ne mette fin au combat en déviant la lame pour ensuite ouvrir la gorge de son adversaire. Une fontaine de sang en jaillit, éclaboussant Garrett, alors que le corps tombait.

Il regarda Ciel. Il s'en approcha. Son manteau déjà sombre avait des taches plus foncées par endroits, et la moitié de son masque était imbibée d'une couleur rouge vin. Il leva sa lame.

L'abattit sur la chaîne liant la Louve au lit, la libérant de sa prison. Et sans plus attendre, il sortit dudit manteau sombre une petite outre d'eau pure qu'il tendit vers celle-ci, la mettant de force dans ses mains. Elle ne le comprenait pas. Mais il lui fit signe.

Suis-moi, et tu auras la liberté.

L'autre alternative, en voyant les cadavres, était évidente.

En sortant de la maison close, il tua les rares hommes ayant tentés de s'occuper de lui, ainsi que de la secrétaire qui avait tenter de l'abattre avec un revolver ancien et rouillé. Sans plus attendre, il la mena dans une maison abandonnée au loin, et sans se départir de son masque, jeta sur la table un petit paquet de lin. En son sein ? De la viande séchée. Manger. S'installant sur une chaise, il l'observa.

-Garrett.

Il ne dit rien d'autre, s'indiquant lui-même.



En espérant que tu aimes bien !
Lun 8 Jan - 5:55
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Cielle se fit oublier durant tout le combat. De toute manière, c’était sa meilleure chance de survivre : elle était encore enchaînée, et malgré le couteau qu’elle avait à présent entre les mains, elle ne pourrait pas se défendre optimalement dans son état. Sa chaîne était bien trop courte pour lui permettre une liberté de mouvement complète et son poids était un fardeau qui rongeait la chair de sa cheville et qui lui pompait bien trop d’énergie pour la traîner.
Chaque nuit, chaque heure passée à somnoler, elle rêvait de s’évader dans sa forêt, de fouler de nouveau la mousse fraîche et humide sous ses plantes de pieds, de courir entre les arbres, de filer comme le vent à travers le territoire des siens, de courir à bout de souffle à travers les crocs et les fourrures de la meute. Pour y parvenir un jour, elle devait survivre.

La jeune femme se terra donc au plus près du lit, à l’abri des projectiles et de la vision des hommes, bien qu’ils soient tous trop occupés à se battre pour lui lancer un seul regard. Cielle ne lâchait pas une miette des mouvements de chacun. Elle ne savait pas vraiment quoi penser de tout ceci. C’était la première fois que des hommes se battaient entre eux dans sa chambre. Habituellement, lorsqu’il y avait de l’animation, elle était impliquée d’une manière ou d’une autre. Cette fois c’était différent et elle ne savait que penser de l’étranger masqué.
Il était venu, avait tué, et tué encore. Elle craignait pour sa vie ici, et face à lui encore plus. Elle ne pouvait pas fuir et était impuissante. Elle pourrait tenter de l’étrangler avec sa chaîne, mais les probabilités qu’elle ressorte victorieuse d’un duel étaient minces, même malgré les blessures de l’homme résultant des combats précédents.

Sans surprise, il élimina chacun de ses adversaires. Il bougeait trop bien pour les humains gardant ces lieux. Il aurait fait une proie de taille, dans un autre lieu, dans d’autres circonstances. Ici, c’était lui le chasseur et il s’amusait. S’ennuyait presque, à vrai dire. La Txep sortit de sa cachette lorsqu’il abattit le dernier brigand. Avançant accroupie et prudemment elle se figea lorsque l’inconnu s’avança vers elle, sa lame toujours brillante du sang de ses ennemis dans sa paume.
Cielle se tendit comme un arc, mais l’un de ses pieds glissa dans une flaque du liquide rouge et encore chaud, la faisant tomber en arrière sur ses fesses dans une position désavantagée. Ses pupilles se dilatèrent sous la surprise et une poussée d’adrénaline insinuée par la peur fit tambouriner son palpitant dans sa maigre poitrine. La lame s’abattit en même temps qu’elle relevait sa propre arme dans un geste désespéré, espérant au moins le blesser alors qu’il la tuait. Mais elle n’entendit que le fracas de l’épée contre le fer, et sa cheville se fit plus légère. Il venait simplement de la libérer de sa chaîne.

Lenrra posa ses prunelles mordorées sur l’homme en face d’elle, alors qu’il jetait dans ses mains une outre d’eau claire. Elle ne comprenait pas ses intentions. Tout ce qu’elle savait c’était qu’il était son passeport pour sortir d’ici, et qu’elle ne laisserait pas s’échapper cette occasion. Elle le suivit, lui emboitant le pas, le cliquetis de son verrou sonnant à chacune de ses foulées. Elle se sentait bizarrement légère. Elle fila dans son ombre, alors qu’il abattait les derniers remparts barrant la sortie de son enfer. Ils sortirent dans une ruelle. L’air ne la changeait pas vraiment de l’intérieur, mais il lui semblait redécouvrir un monde ouvert, malgré le plafond de terre au-dessus de leur tête et cette sensation d’exaltation la tint en éveil.
Il la mena dans une maison non loin, et le monde se referma de nouveau. Cielle était encore nue, alors qu’il lui désigna une chaise. Elle s’y installa accroupie, docilement, guettant les moindres mouvements de son dernier bourreau. Le dernier obstacle avant la liberté, c’était lui.
Il jeta devant elle de la viande séchée emballée et elle ne se fit pas prier pour manger. Tout ce qui était bon à prendre, elle le prenait. Il fallait parfois se faire opportuniste pour survivre. Ici ou dans sa forêt, cette règle elle l’avait apprise très tôt dans sa vie.

L’homme gardait son masque, et s’installa en face d’elle. Elle le fixait en mâchonnant de ses fortes canines la viande dure et salée. Il parla encore, de sa voix rauque de l’âge et du mâle, pour lui dire un seul mot en se désignant lui-même. Ga-rrett. Un grognement parmi tant d’autres. Comme toujours, Cielle ne répondit pas et se contenta de manger. Elle avait faim, et lui fallait reprendre des forces au plus vite. Elle n’éloignait pas la perspective de s’attaquer à son gardien, qu’elle soit protégée ou prisonnière, pour s’enfuir. Pourquoi lui ferait-elle confiance plus qu’à un autre, après tout ? Les humains étaient tous pareils. Ils n’agissaient que dans leurs propres intérêts. Celui-là ne faisait pas exception. Il agissait pour régner.
Elle se doutait de son intelligence. Elle avait eu un avant-goût de sa force et de la logique qu’il utilisait en combat. Elle se doutait qu’il n’était pas né pour servir. Chez les Txep, il aurait pu prendre la tête de la tribu. Il fallait qu’elle se montre précise et méthodique. Et qu’elle ne baisse pas sa garde. Elle avait toujours près d’elle le couteau d’une de ses premières victimes dans son ancienne chambre.

La chasseresse ne cessait de fixer imperturbablement les orifices du masque de l’étranger, tout en mastiquant le met qu’il lui avait donné. Elle ne parlait pas sa langue, et il ne parlait très certainement pas la sienne. Elle ne connaissait pas encore ses réelles intentions, mais au fond elle s’en fichait : elles devaient être mauvaises, malgré les apparences. Il était un humain.
Hier à 13:37
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