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Un loup sous la Voie Lactée [ft Cielle Feuer]

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Un loup sous la Voie Lactée
La nuit s’était abattu sur le Nord de Maria et Rose. Après avoir traversé Maria, Taharka était enfin parvenu à Rose. C’était une nuit sans Lune durant laquelle les Titans étaient inactifs et donc le voyage avait été bien tranquille. Le guerrier avait été envoyé par la tribu en éclaireur afin de savoir ce qu’il se passait dans les Murs pour que le Bataillon ne sorte plus du tout. Seze grimpa sur la paroi du Mur Rose avec grande aisance grâce à ses membres griffus parfaitement adaptés pour cette tâche.

L’homme avait trouvé sur le chemin au sein de Maria une statuette en forme de loup stylisé qui ressemblait en aucun cas à l’art des blancs. D’ailleurs, à Maria, la tribu avait pu trouver quelques rares fois des objets de ce genre et la chamane avait parlé d’une très ancienne tribu qui avait décidé de vivre au sein des Murs avec les blancs, les Txeps, une tribu de chasseurs apportant une grande importance au loup dans leur culture, là où la tribu de Taharka vénérait surtout la Voie Lactée sous la forme d’un dragon céleste. Ils ignoraient ce qu’ils étaient devenus entre-temps. Avaient-ils réussi à survivre parmi les blancs. C’était une bonne question.

Une fois au sommet du Mur, l’homme aperçu un soldat de la Garnison qui faisait la ronde. C’était un jeune homme peu dégourdi. Taharka descendit du dos de Seze et prit une flèche empoisonnée. En s’approchant à pas de loup de sa cible, le guerrier remarqua que le soldat se plaignait et semblait vouloir dormir. Son attention était très basse. C’était une occasion parfaite. Il banda son arc et se concentra sur sa cible. Puis il décocha sa flèche qui se ficha dans l’épaule de la victime qui ne put sortir qu’un petit cri étouffé car le poison était assez puissant pour paralyser. Le soldat finit par s’écrouler, la torche qu’il tenait chuta et Taharka se précipita pour éteindre cette unique lueur dans la pénombre nocturne.

Le guerrier se tourna vers le ciel sans Lune. L’astre avait laissé place à la Voie Lactée. Elle était bien trop peu lumineuse pour réveiller les Titans et avait une très grande importance dans la culture des indigènes. Ils la voyaient telle un immense dragon qui les protégeaient en endormant les Titans. Le guerrier regarda encore un peu la galaxie avant de se repencher sur le corps de sa victime. Il sorti son poignard et ouvrit le ventre du soldat, y plongea sa main et en arracha le cœur. Il pointa l’organe encore chaud en direction de la Voie Lactée, en offrande pour avoir les bonnes grâces de la divinité associée. Il décapita le corps sans vie et attacha la tête au harnais de Seze. Puis il regrimpa sur la créature qui s’élança du Mur. Le Titan déploya ses membranes qui le faisait planer. Heureusement, il y avait une forêt en contrebas qui était accessible pour atterrie en sécurité.

Le Titan stoppa sa course dans un grand sapin, la créature dut se retenir de ne pas crier malgré la couleur de cette rentrée abrupte dans les branches épineuses. Seze s’empressa de descendre de l’arbre et se frotta énergiquement pour se débarrasser des épines une fois Taharka descendu de son dos. L’homme inspecta le coin. La forêt était bien calme. Il constata pour le moment aucun animal sauvage, même pas un seul cerf. Dans Maria, les animaux avaient repris peu à peu leurs droits et des troupeaux de grands herbivores commençaient à investir les lieux. Taharka était sur ses gardes malgré le calme apparent. Il était en territoire ennemi et surtout inconnu.  

Le guerrier entendit des bruits de pas, il se tourna dans un premier temps vers Seze immobile en alerte. La créature ayant des sens bien plus aiguisés que lui. Taharka fonça vers le Titan et grimpa sur son dos, ils devaient quitter ce coin par précautions. Ils prirent la fuite en passant par les arbres. Les hauteurs garantissaient une certaines sécurité, mais pour combien de temps. Au bout de quelques minutes, Seze se stoppa épuisé. Taharka regarda autour de lui. Il vit des lueurs dans la pénombre, comme des torches. Il remarqua que les torches semblaient l’encercler. Il vit alors des soldats surgir des fourrés, tous armés d’équipements tridimensionnels. Le guerrier devait trouver un moyen de fuir, sinon il passerait un mauvais quart d’heure. Il se mit alors à réfléchir, mais pendant ce temps, les soldats avaient eu le temps de s’approcher de lui et la tentative de fuite de Seze se solda par un échec quand il fut capturé au lasso par la patrouille.

Taharka n’opposa pas non plus une bien grande résistance. Il fut ligoté par les soldats satisfaits de leur prise. Le guerrier les entendit parler dans leur langage bien différent de celui des indigènes.

« C’est bon, je crois qu’on a eu la chose qui s’attaquait aux hommes depuis des semaines dans cette forê, un sauvage … et un Titan ! »

« Cela explique pourquoi des gens parlaient d’un monstre de grande-taille. »

« Ne me dis pas que c’est un Txep ?! Je croyais qu’ils existaient plus ?!»

« Txep ou pas, un sauvage, ça reste un sauvage ! Ils sont tous pareils ! »


Pris dans leurs conversations, les soldats se détournèrent de leurs prisonniers. Taharka fut interpellé par Seze. Quoiqu’ils disent, les types comprendraient absolument rien.

« Eh psst ! Je crois qu’on est pas seuls ! »

« Sans blague ! Eh c’est pas le moment de raconter des histoires ! »

« Je parle pas des soldats, j’ai senti une autre odeur, ça a rien à voir, ça sent pas vraiment l’humain. »


« Arrêtes tes histoires, c’est sûrement juste un cerf, jusqu’à maintenant, on a pas vu un seul carnivore ! »

« Tu crois qu’un cerf se rapprocherait des soldats ?! Moi je te dis que c’est pas un cerf, en tout cas, ça en a pas l’odeur, c’est carrément autre chose ! »

   
Feat Cielle Feuer

   
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Jeu 26 Oct - 17:51
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Mère Louve avait repéré des soldats qui tournaient autour de la forêt depuis quelques jours déjà. Alertés par les habitants qui avaient fui les bois, les autorités commençaient à passer à l’action et à s’intéresser à la cause de ce raffut. Mais Cielle savait que si elle s’en prenait à eux, sa couverture serait découverte et ses amis en pâtiraient avec elle. Il ne s’agissait pas seulement des rebelles, qui souvent trouvaient refuge dans sa forêt, mais elle pensait surtout aux animaux qui l’accompagnaient dans son existence. La meute de loup dont elle faisait partie avait mis du temps à se remettre des hommes qu’elle avait chassés il y a quelques mois déjà. Si jamais elle s’en prenait à ces soldats, ils en enverraient d’autres et procéderaient à des battues pour la trouver.
Aussi devait-elle faire profil bas et se faire oublier, le temps que la tempête se calme. Brouiller les pistes, attendre que l’attention des humains se détournent autre part pour reprendre sa chasse.

Lenrra avait prodigué ses conseils à ses amis, dans leur langage, du corps et de l’âme. Les loups étaient sur leur garde et se terraient au plus profond des bois. Si les soldats tombaient sur eux, s’en seraient fini de leur meute. Elle avait fait de même avec ses proies habituelles. Habilement, elle avait effrayé les cerfs et les biches, loin de l’orée des bois. Les hommes n’iraient pas les chercher. Tout le monde serait en sécurité. Théoriquement, ils n’avaient aucune raison de pousser leur exploration aussi profondément.
Mais le Chasseur préférait s’en assurer. Elle guettait alors, dans le silence de ses arbres chéris, prête à leur faire rebrousser chemin par une quelconque ruse, si jamais ils allaient trop loin.

Perchée sur une branche épaisse pouvant supporter le poids de son attirail de chasse à l’homme habituel, la Fière-Louve dardait ses prunelles mordorées sur les environs, aussi immobile et patiente qu’une chouette attendant la sortie d’une petite proie pour fondre dessus. Il y avait une odeur particulière cette nuit, depuis quelques minutes déjà. Une odeur qu’elle ne connaissait pas, et qui l’intriguait grandement. Elle n’avait jamais senti cela, et décida de bouger de son perchoir, pour en découvrir la source.
Le Chasseur accrocha ses griffes au tronc de l’arbre et descendit prudemment tout du long. A terre, Cielle prit le temps d’étirer tous ses muscles doucement, avant de se mouver dans la nuit sous sa forme monstrueuse de Seigneur des Forêts.

L’odeur devenait de plus en plus insistante à mesure qu’elle s’en approchait. Des branches cassées lui indiquaient qu’elle suivait la bonne piste. Quelqu’un était passé par ici il y avait peu de temps. Vraiment peu de temps. Elle pouvait aisément voir qu’il s’agissait d’une grande taille. Un géant. Un nouveau trophée peut-être ?
Lenrra se souvenait parfaitement des dieux de sa forêt que son clan aimait à chasser. Des animaux d’une taille gigantesque, dont ils avaient un profond respect et difficile à abattre. Elle-même avait hérité de son nom de l’une de ses chasses.

Mais au loin, entre les arbres, des lueurs de torches dansaient. Les soldats étaient là. Se pourrait-il qu’ils aient usé de ruse pour l’attirer jusqu’à eux ? L’odeur provenait de leur groupe, c’était certain. Le Chasseur s’abaissa dans les fourrées, se camouflant dans la pénombre. Elle s’approcha suffisamment pour pouvoir les compter et entendre quelques bribes de leur conversation. Cielle avait encore du mal à déchiffrer leur langue, mais Garrett lui avait appris. Ses yeux se posèrent sur une silhouette plus importante, au milieu. Il ne s’agissait pas d’un animal, mais d’un humanoïde. Elle fronça les sourcils. Une nouvelle arme contre elle ? C’était mauvais pour sa forêt. Elle devrait en informer l’Etranger, s’il s’agissait réellement de cela.
Les soldats étaient occupés à parlementer entre eux, aussi décida-t-elle de s’approcher encore. Elle se baissa, se fit toute petite, comme une lionne ramperait entre les brins d’herbe pour venir à sa proie. Il était assez difficile pour un gabarit comme le Chasseur de se baisser autant, mais il s’agissait de sa deuxième peau. Aussi savait-elle parfaitement manier son accoutrement. Lenrra laissa filer ses griffes entre ses doigts fins. Elle devait se tenir prête, au cas où.

Elle se figea. De là où elle se tenait, elle pouvait détailler les visages et voir entre les humains, deux autres. Un géant et un frêle, ligotés. Des prisonniers ? Elle les fixa. Ils portaient des peintures tribales, et des tissus légers. Le teint mat, sombre, contrastait avec celui de la Txep pratiquement blanc.
D’ailleurs, les soldats parlaient de son clan. Avaient-ils oublié qu’ils les avaient tous massacrés à petit feu dans leur société ? Les Txep avaient disparu depuis longtemps des forêts, forcés de rentrer dans un moule qui ne leur correspondait pas. Cela les avait tués. Lenrra vivait pour eux. Tout ce qu’on racontait à présent sur son clan, c’était des légendes.
Mais les légendes ne meurent jamais.

Alors qu’un humain prenait le temps de comparer le visage de son prisonnier au sien, en le tournant en tous sens, la Fière-Louve décida de passer à l’attaque. Ils avaient remué les fantômes de ses ancêtres. Elle allait donner vie à leur plus grande peur.
D’un geste rapide, Cielle lança une pierre dans des buissons éloignés. Le bruit attira l’attention des soldats. Il ne lui fallut que cette seconde.

Le Chasseur se releva de toute sa hauteur, ses os courbés sur son dos et sa fourrure noire luisante dans la lueur des torches. Profitant de l’élan donné par ses échasses, le monstre bondit sur le plus proche des hommes et lui planta ses griffes dans le dos. Les lames traversèrent son corps comme un couteau dans du beurre. Avant que les autres ne réagissent, Lenrra avait déjà tranché la gorge du suivant. Plus que quatre.
Effrayés, impressionnés par le monstre de bois, de fourrure et de fer, ils n’osaient s’approcher. Pourtant, ils avaient tous dégainés leurs armes par réflexe. La Fière-Louve profita de ce moment d’absence et d’hésitation pour lancer une défense de sanglier dans le ventre d’un de ses adversaires.

Puis, elle s’abaissa à quatre pattes, roula son dos, et bondit une nouvelle fois. Elle atterrit au milieu des hommes, désemparés. Visiblement, dans ses premières victimes étaient tombé le chef du groupe. Aussi les soldats ne savaient que faire et attaquaient sans se concilier. Une lame se planta dans une de ses épaulettes, et y resta coincée. Lenrra planta son propriétaire d’un uppercut violent dans la poitrine et se débarrassa du corps en l’envoyant sur le blessé. Plus que deux.
Il ne fallait pas de survivant. Sinon, elle aurait droit à d’autres visites dans peu de temps. Elle ne pourrait pas les empêcher de revenir après s’être découverte ainsi. Mais elle voulait simplement profiter d’un temps mort pour se préparer à les accueillir comme il se devait. Les tuer tous ralentirait la progression de l’information de sa présence dans la forêt. Elle n’avait pas le choix, et de toute manière, elle ne se posait pas la question de la pitié.
Un d’eux laissa tomber son arme, et se mit à ramper lamentablement contre un arbre en suppliant. La Fière-Louve détourna donc son attention sur le suivant, et au bon moment : une seconde plus tard, et elle se prenait une balle dans le crâne. Le projectile effleura ses cornes. Elle fondit sur le soldat et n’en fit qu’une bouchée. Elle prit ensuite un temps pour tuer le blessé agonisant et se retourna vers le dernier qui prenait la fuite entre les arbres.
Lenrra sortit un coutelas et prit le temps de viser, son bras griffu arrêté au-dessus de son crâne de cerf. Elle lança et toucha sa cible qui s’écroula. Le silence revint dans sa forêt. C’était fini.

Elle se tourna alors vers les deux prisonniers, toujours ligotés.
Mer 1 Nov - 11:35
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Un loup sous la Voie Lactée
Taharka entendit un bruit de chute de pierre qui provoqua une distraction chez les soldats qui se précipitèrent vers la source de ce son. Il y eu quelques secondes de silence avant qu’une bête surgisse des buissons. Une bête immense couverte de fourrure. Taharka était impressionné et terrifié par la bête. Serait-ce un des anciens gardiens de forêts. Selon les indigènes, chaque montagne, forêt, plaines avaient eu leurs gardiens qui prenaient la forme d’animaux immenses. Mais les blancs les avaient massacrés, mais avec l’arrivée des Titans, les hommes des Murs avaient été contraints de s’enfermer et la forêt reprenait ses droits, mais les gardiens n’étaient pas encore revenus.

La bête massacra méthodiquement un premier homme transpercé de ses griffes métalliques qui n’avaient rien à envier aux griffes des Titans utilisés par la tribu. Ils avaient à leurs mains un doigt très allongé terminés par des griffes recourbées réputées pour leur tranchant et leur solidité. En effet, elles devaient supporter le poids du Titan avec un guerrier et un éventuel chargement léger sur une surface verticale. Il arrivait souvent que les griffes ne se désagrègent pas avec le corps du Titan, quand le shifter reprenait sa forme humaine. Elles servaient alors d’armes et de grappins pour tous ceux qui n’avaient pas de Titan.

Puis la créature égorgea un autre homme avant même que les autres aient eut le temps d’agir. Et face à elle, ils étaient désormais plus que quatre. Ils avaient sorti leurs lames mais n’osaient pas s’attaquer au monstre. Taharka commençait à se dire que les hommes blancs avaient sûrement peur des démons, mais ils avaient totalement oublié comment s’en protéger. Le guerrier était impressionné par la créature. Cette dernière jeta une défense de sanglier dans le ventre d’un autre soldat qui s’écroula aussitôt inanimé.
Alors que les hommes tombaient, Taharka réfléchissait à un moyen de s’enfuir pour éviter d’être transformé en rondelles. Il voyait Seze qui mordait ses liens pour tenter de s’en débarrasser. Mais ces Titans n’étaient pas du tout des créatures connues pour leur force physique, au contraire, c’était un de leurs points faibles. Ils craignaient d’être les prochains et devaient profiter du fait que la créature soit occupée par les soldats pour tenter de prendre la fuite.

Un soldat se mit à fuir, mais il ne put pas aller bien loin, car il fut rattrapé par un projectile tranchant. Puis le silence revint enfin. Et pour Taharka et Seze, c’était un signe qu’ils devaient se dépêcher de se débarrasser de leurs liens. Le guerrier vit la créature aux cornes de cerf se tourner vers eux. Vu comment elle s’était débarrassée des soldats aussi efficacement, elle n’aurait pas de mal à tuer Taharka et Seze. Même le Titan ne ferait pas le poids, cette forme avait une peau moins solide que celle des autres Titans et il était aisé de les blesser, même avec des armes en silex. Alors que Seze se débattait nerveusement, la figurine de loup que Taharka avait ramassé sur son chemin tomba au sol.

Le guerrier trouva un silex qu’il utilisa pour tenter de rompre ses liens. Il récitait une prière pour tenter de calmer la bête et s’assurer la protection de sa divinité. Il regarda au ciel, les torches éteintes, la Voie Lactée était réapparue à travers les branches des arbres. Le guerrier pria l’astre que le démon le laisse partir et qu’il puisse rentrer au campement.
   
Feat Cielle Feuer

   
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Lun 6 Nov - 18:14
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Lenrra lisait la peur sur le géant et sur le petit homme à ses côtés. Tous les deux gigotaient pour se défaire de leurs liens en vain, en observant le Seigneur de la Forêt, apeurés. Elle resta un moment à les observer ainsi, son orgueil gonflant de leur faire tant d’effet. La peur, elle induisait la peur. C’était ce qu’elle désirait offrir à l’humanité : peur et souffrance, comme ils avaient torturé son peuple disparu à présent, par leur faute.
Mais ces deux-là, elle doutait qu’ils y aient quelque chose à faire. Ils étaient différents. Leurs habits, leurs odeurs, leurs comportements. Le fait que les hommes, démons, les avaient faits prisonniers. Alliés ? Futurs ennemis ? La Fière-Louve hésitait.

Ce fut un signe du destin peut-être qui la fit enfin se décider. Sur le sol, de la poche de l’étranger menu, tomba une statuette du Demi-Loup taillée par les siens eux-mêmes. Quelque peu abîmée par le temps, mais elle ne put ne pas la reconnaître. Le travail précis et fin d’un des chasseurs de sa tribu, même dans l’obscurité de la nuit, transparaissait à ses yeux comme en plein soleil. Cielle se figea, le regard posé sur le loup. Avec les griffes de son attirail, elle ne pouvait le prendre entre ses doigts. Alors, elle sortit de sous ses fourrures. Le masque de sert tomba en arrière de sa tête, alors qu’elle retirait le haut de son corps fin, délicat mais taillé d’une musculature aiguisée, de la peau du Chasseur.
A partir de sa taille, elle devenait mi-bête, mi-Txep. Ses jambes restaient coincées dans sa tenue de chasse, enlacées dans les échasses qui lui servaient à faire mouver le monstre, camouflées intelligemment pour en faire des pattes d’animal. Ses mains à présent libre, comme le reste du haut de son corps, Lenrra se pencha avec précaution près des deux prisonniers. Elle ne voulait pas qu’ils en profitent pour l’attaquer, et elle ne voulait pas non plus perdre l’équilibre. La fourrure pendante du Chasseur derrière son dos était un poids mort conséquent.

Le Demi-Loup entre ses doigts fins et rugueux de sa vie rudimentaire, la Txep glissa son regard sur les étrangers toujours ligotés, qui s’agitaient. Elle fronça les sourcils, quelque peu agacée par le bruit qu’ils faisaient et les paroles qu’elle ne comprenait pas, qui fusaient dans l’agitation et l’inquiétude.

« Mawey, mawey… » lança-t-elle d’une voix un peu lassée, doucement, dans le but de les calmer un peu. C’était ce que cela voulait dire après tout : calme.

Lenrra se laissa tomber en arrière, sur le sol mou de la forêt et commença à défaire les liens de ses échasses pour enfin être entièrement libre de ses mouvements. Non pas qu’elle n’était pas à l’aise en Chasseur, bien au contraire, seulement être une moitié de l’un et de l’autre, ce n’était vraiment pas confortable. Libérée, elle poussa un soupire et se leva.
Elle était beaucoup moins impressionnante ainsi : elle avait un corps fin, presque fragile à vue d’œil. Mais il ne fallait pas se fier aux apparences. Elle était une guerrière. Quelque peu dénudée, sans la peau du Chasseur. Elle ne portait à présent qu’une brassière de tissus enroulée autour de ses seins pour soutenir sa poitrine, et son pantalon de cuir souple, paré de ses quelques armes faites maison. Elle allait pieds nus.
Lenrra s’approcha des étrangers avec méfiance. Elle huma leur odeur, puis dégaina son couteau de chasse courbé comme à la coutume de son peuple. Passant derrière le petit homme, elle coupa ses liens en premier et s’écarta vivement, sur ses gardes.
Elle n’aurait jamais libéré le géant en premier, il aurait pu la balayer si facilement. Là, elle faisait face à un potentiel adversaire qu’elle avait déjà plus de chance de vaincre.

Elle le jaugea du regard, ne sachant s’il profiterait de sa liberté retrouvée pour s’en prendre à elle, ou s’ils pourraient évoluer dans une parfaite neutralité.
Lun 20 Nov - 15:19
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Un loup sous la Voie Lactée

Taharka vit que l’apparition de la statuette semblait avoir affecté le monstre devant eux. Le démon s’était figé, il retira son masque pour laisser apparaitre un visage féminin. Donc c’était un déguisement. Le stress avait pas vraiment incité Taharka à penser à ce genre d’option. En tout cas si le but était de faire peur, c’était gagné. Le costume était bien fait, même les échasses, enfin Taharka se posait encore des questions, étaient bien dissimulées de sorte à faire croire à des pattes. En tout cas, même les hommes de Murs qui se vantaient de ne pas croire aux démons s’étaient pissés dessus. Ils avaient autrefois persécuté les ancêtres de la tribu parce qu’ils ne vénéraient pas leurs dieux.

« Mawey, mawey… »

Ce fut les premières paroles de la jeune fille à l’encontre des deux hommes. Sur un ton doux comme pour vouloir apaiser. Taharka avait demandé à Seze d’arrêter de se débattre. C’était une langue qu’il ne comprenait pas tout comme celle des gens du Mur, mais l’accent était très différent. Il n’avait rien à voir. Il restait cependant sur ses gardes. Elle avait beau paraitre jeune, elle avait quand-même réussi à tuer tout un groupe de soldats sans grandes difficultés. Le guerrier avait parfaitement compris qu’il valait mieux pas être son ennemi.

La jeune femme quitta enfin ses échasses. Visiblement, elle n’avait pas l’air d’avoir des intentions hostiles, mais Taharka se méfiait. Elle n’était pas aussi vêtue que les gens des Murs, mais mieux habillée que la plupart des membres du clan quand ils ne portaient pas de tenues de guerre ou de cérémonie. Au quotidien, ils se contentaient de pagnes. Ces tenues étaient faciles à fabriquer et peu coûteuses en matériaux. Les vêtements plus élaborés servaient que dans des situations bien précises. Il fallait conserver les affaires le plus longtemps possible dans un contexte où les ressources étaient limitées et difficiles d’accès. Hors des Murs, faire les fines bouches était inenvisageable. Cela n’empêchait pas la tribu d’exceller dans l’artisanat, surtout dans la poterie et le tissage.

Le guerrier vit l’étrangère s’approcher prudemment de lui. Elle le contourna pour le débarrasser de ses liens. Taharka soupira de soulagement tout en restant sur ses gardes. L’étrangère était tout aussi méfiante, vu comment elle s’était éloignée de lui après avoir l’avoir détaché. Elle n’avait pas détaché Seze qui commençait à s’agacer. Taharka s’empressa de détacher le shifter tout en surveillant la jeune fille.

Une fois détaché, Seze s’étira et se secoua heureux de ne plus être attaché. Le guerrier rangea son arc que les soldats avaient abandonné dans le carquois fixé sur le harnais du Titan. Il observa les corps désarticulés de ceux qui les avaient attaqués. Taharka espérait que leurs esprits ne viennent pas les hanter. Les indigènes étaient très superstitieux et accordaient un grand respect à ce qui les entourait. Ils avaient appris à connaître ce monde autour d’eux qui pouvait être aussi généreux que destructeur. Aucun parti pris, les dieux veillaient seulement sur l’équilibre du monde, y compris le grand Dragon qui serpentait dans le ciel nocturne.

Taharka fit un signe de tête comme pour remercier la jeune femme. Mais il ignorait si elle comprendrait son message. Alors il alla chercher de la nourriture dans une des sacoches du harnais du Titan. Lors d’excursions, les guerriers emmenaient souvent des provisions s’ils ne pouvaient pas rentrer au camp avant le réveil des Titans. Si Taharka connaissait les plantes et animaux comestibles qu’offrait le forêt, il avait tout des petits casse-croûtes emballés dans des feuilles. Le plus souvent, c’était de la viande ou du poisson séché capables de se conserver assez longtemps à température ambiante. Taharka fouilla dans le sac consacré à la nourriture et sorti un morceau de viande de bison* séché. Ces gros herbivores vivaient en petits troupeaux à l’extérieur des Murs dans les zones forestières. Les Titans des indigènes, capables de planer d’arbre en arbre, étaient parfaitement taillés pour chasser ces bovins sauvages qui étaient dangereux pour ceux qui chassaient à pied ou à cheval. Les Titans permettaient de chasser hors de portée des mastodontes. Des chasseurs à cheval avaient déjà trouvé la mort piétinés par les herbivores furieux. Cependant, un seul bison fournissait beaucoup de nourriture et matériaux au clan. Pas étonnant qu’il soit très respecté.

Le guerrier croqua dans la viande avant d’en proposer prudemment à leur sauveuse. Il avait pris une bouchée pour prouver qu’elle n’était pas empoisonnée. Cela serait sûrement une première ouverture pour communiquer avec l’étrangère.

* Le bison cité est le bison d'Europe, espèce vivant en petits groupes dans les forêts, ne pas confondre avec le bison d'Amérique.

   
Feat Cielle Feuer

   
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Jeu 7 Déc - 20:31
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Lenrra observait tous les faits et gestes des étranges. Celui de sa corpulence semblait mener la danse, malgré sa taille et sa faiblesse apparente comparé à l’autre. Le géant l’écoutait, ne bougeait pas vraiment. Une bête de somme ? Un transport ? Elle se demandait bien s’il ne pensait pas lui-même, comme tout animal. Elle pencha la tête de côté, dans ses pensées, une mèche blanche traversant son visage balafré.
Il ressemblait à un humain, mais n’en était pas un. Des caractéristiques le différenciaient de ses homologues plus petits. Il ne ressemblait pourtant pas aux autres Titans que Cielle avait pu apercevoir du haut du grand mur barrant la liberté des humains.

La chasseresse fit tourner son couteau entre ses doigts, reculant d’un pas et replaçant ses jambes dans une position plus adéquat en cas d’attaque. Le bipède de sa taille s’approcha de son comparse pour fouiller dans l’une des sacoches qu’il transportait. Lenrra resserra aussitôt sa prise sur son coutelas et le porta à hauteur de sa tête, comme elle l’avait fait avant de le lancer dans l’un de ses ennemis.
Si jamais l’inconnu sortait une arme, ou quoi que ce soit de dangereux, elle lui transpercerait le crâne.

Mais il en fut tout autrement lorsqu’il sortit de la sacoche un morceau de nourriture, à l’odeur de la viande séchée, mais d’un animal que Cielle ne connaissait pas. Cette dernière haussa un sourcil et abaissa son couteau, se redressant sur ses jambes pour prendre une attitude plus relaxée. Tout du moins décontenancée.
L’autre croqua dans la viande, puis la lui tendit. Elle le fixa un instant. Elle n’avait aucune raison de refuser après tout. Avec une lenteur toute calculée et un surplus de méfiance, elle s’approcha et dès que ses doigts touchèrent la nourriture, elle lui déroba rapidement avant de reculer de nouveau et de reprendre sa place initiale.

Elle porta la viande à son nez. Elle n’avait jamais senti cette proie. Cela ne ressemblait ni au lapin, ni au cerf, ni à l’écureuil, ni au chien sauvage, ni à l’ours, ni à rien de ce qu’elle n’avait jamais connu. Lenrra croqua dans la chair séchée, utilisant ses canines pointues pour déchirer le morceau. Elle mâchonna, s’arrêtant parfois pour laisser le goût évoluer dans son palais. C’était plutôt fort. Comme le sanglier. Comme l’ours. C’était un gibier de caractère. Mais un herbivore tout de même, car on y sentait le goût de l’herbe, tendre. Mais une chair dure et tendue. Un gros herbivore, pas aussi délicat qu’un cervidé.
Cielle observa dans sa main le reste de viande séchée en terminant sa bouchée. A son tour elle fouilla dans ses affaires pour dénicher un présent à échanger. Qu’est-ce qu’elle pourrait lui offrir, à la valeur de cette viande inconnue, venue d’ailleurs ?

Elle dénicha un reste de viande de chamois, chassé lors d’une de ses rares escapades en altitude. C’était le dernier qu’il lui restait. Elle tendit la viande à l’étranger, plantant ses yeux dorés dans les siens.
Mar 19 Déc - 13:17
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Un loup sous la Voie Lactée

L’étrangère s’empara prudemment le morceau de viande séchée et s’éloigna de Taharka pour consommer son morceau de viande. Elle semblait apprécier la viande. Le guerrier pensait sortir de quoi manger un peu, il lui restait du mouton séché et des boulettes de saumon aux baies. Les indigènes pratiquaient l’élevage, profitant des grandes étendues laissées à l’abandon. Les bêtes élevées étaient majoritairement des moutons et des chevaux capables d’autonomie, bien que gardés par les chiens la journée pendant que les hommes dormaient dans les hauteurs à l’abri des Titans. Le bétail ne craignait pas ces derniers, mais les loups et ours étaient une menace, le soucis était réglé par l’activité nocturne des hommes. La tribu consommait majoritairement du mouton, mais il arrivait qu’ils mangent du cheval, mais généralement ils privilégiaient ceux laissés par le Bataillon et boudés par les Titans qui ne s’attaquaient jamais aux chevaux. Ils n’intéressaient pas les indigènes en tant que montures, car ils étaient pas capables de survivre aux attaques de bêtes sauvages et n’étaient pas habitués aux chiens, par contre, leur chair était meilleure que celle des chevaux élevés par la tribu.

Taharka fut devancé par la jeune femme qui lui donna un morceau de viande. Il prit le morceau de viande tout en baissant la tête en guise de remerciement. Le guerrier senti la viande et la fit sentir à Seze qui sous sa forme titanesque avait un excellent odorat parfait pour chasser ou pour repérer un danger. Le Titan identifia un chamois. Ces bêtes vivaient dans les zones en altitude et étaient rarement chassés par la tribu en raison de leur rareté et la difficulté à les capturer et surtout il y avait pas beaucoup de viande dessus contrairement au bison. Il croqua dedans, le chamois était une viande savoureuse, mais rare. Après ce repas, Taharka décida de se présenter, c’était une chose que l’étrangère comprendrait sûrement. Il se désigna du doigt.

« Taharka »


Il se tourna vers Seze qui se présenta à son tour.

« Seze »

Taharka regarda le ciel pour savoir l’heure, le positionnement des étoiles pouvaient l’indiquer et il remarqua que la nuit était déjà bien avancée et que dans quelques heures, le jour allait se lever. Ils n’auraient pas le temps de rentrer au campement avant la fin de la nuit au risque de se faire dévorer par les Titans. Ils devaient trouver un endroit pour dormir en sécurité. Peut-être que l’étrangère savait où ils pourraient se reposer pendant la journée. Seze se retourna dévoilant la tête du soldat que Taharka avait décapité sur le Mur attachée à son harnais aux côté de d’autres crânes de soldats du Bataillon décharnés en guise de trophée. C’était aussi un moyen d’avoir de futurs esclaves dans le monde des morts. Le guerrier était déjà âgé et savait que Seze en aurait bientôt plus pour très longtemps. Un shifter avait une espérance de vie très limitée et le guerrier lié à celui-ci devait l’accompagner dans l’autre monde pour laisser place à un nouveau shifter et un guerrier-titan.
Taharka fut interpellé par Seze.

« Au fond, c’est pas plus mal qu’on reste ici. Comme ça tu n’auras pas à ramasser le crottin du bétail, je te signale que c’était ton tour. "

« Mouais, t’as pas tort, par contre, ce qui m’ennuie, ce sont les soldats, on a bien failli y passer cette nuit. Faudrait réussir à lui demander un endroit pour dormir en sécurité. »


Le guerrier allait devoir se creuser la tête pour faire comprendre à la jeune fille qu’ils souhaitaient trouver un endroit pour dormir en sécurité. Taharka ne parlait pas le Txep, la chamane devait connaitre quelques termes de ce peuple, mais ça faisait plus d’un siècle qu’ils n’avaient pas vu de Txep vu qu’ils vivaient à l’intérieur des Murs et que la tribu était à l’extérieur. Taharka se demandait où était la tribu de cette jeune fille, où ils habitaient.
Il demanda par des gestes où trouver un endroit pour se reposer tranquillement la journée, peut-être qu’il pourrait en savoir un peu plus sur les Txeps.
   
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Ven 22 Déc - 15:31
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L’étranger croqua dans la chair du chamois et Cielle ne cessait de l’observer en détail. Chaque ride de son visage, chaque frémissement de sa peau, le moindre mouvement était vu et analysé. Elle comprenait bien mieux les expressions du corps que le langage des mots. Même au sein de la tribu des Txep le langage corporel avait toujours été leur première manière de communiquer. Grogner, feuler, avancer d’un pas, reculer, baisser la nuque, tendre ses muscles… Il y avait tant de façons de faire passer ses émotions à travers son être et de les exprimer.
Les humains ne savaient pas faire cela. Les humains ne comprenaient rien. Les humains n’étaient ni patients ni respectueux. Les humains marchaient sur les autres, et surtout sur ceux qu’ils ne comprenaient pas.

L’homme se désigna et sortit de ses mots trois syllabes distinctes. Ta-Har-Ka. La louve pencha sa tête sur le côté, et entrouvrit ses lèvres dans un chuchotement, laissant siffler sa voix pour répéter ce qui semblait être un nom. Il désigna alors le géant du nom de Seze. Sieu-ze. Si-ze. Cielle fronça les sourcils. Celui-là était plus difficile. Sè-ze.

Elle se redressa alors, et se désigna elle-même en posant sa paume de main sur sa poitrine bandée.

« Len-rra. »

Elle n’avait jamais été Cielle, et ne le serait jamais. Au fond d’elle-même, elle était et resterait une Txep. Et les Txep l’avaient nommée Lenrra la Fière-Louve. Garrett lui avait déjà expliqué que sur les papiers dont les humains se servaient pour se reconnaître, et qu’ils lui avaient fait à l’époque où ils avaient conquis sa tribu, elle s’appelait Cielle. Si-el. Elle ne comprenait pas pourquoi ils l’avaient nommée comme ils appelaient le plafond du monde. Si-el Feu-ère. Ciel du Feu. De la furie. De la colère.
Non, elle était Lenrra.

Le géant se tourna, dévoilant le tableau de chasse du duo étranger à la Txep. Ses yeux mordorés détaillèrent plus amplement la silhouette du monstre la dominant de taille. Il devait être une arme redoutable. Ou bien les humains faisaient décidément de bien piètre proie.
Le plus petit se remit à lui parler en signes. La Fière-Louve posa son regard sur lui en suivant ses gestes. Elle ne comprit pas vraiment ce qu’il voulait dire, mais ils essayaient de communiquer avec elle. Ils étaient vraiment différents des autres humains. Un bruissement attira vivement son attention, derrière eux. Elle se figea. Rien ne vint.
Mais ils étaient trop près de la lisière de la forêt pour être certains que d’autres soldats ne viendraient pas. Il fallait s’éloigner en profondeur, entre les arbres. La nuit était bien avancée déjà et l’air frais se changeait pour accueillir celui d’une claire matinée.

Lenrra enfila de nouveau sa tenue de chasse, liant ses échasses à ses jambes et se relevant de toute sa hauteur. Elle rabattit le crâne de cerf sur sa tête, puis entama une marche mesurée vers sa tanière, se tournant simplement vers les deux autres pour les appeler par leur prénom.
Mar 16 Jan - 13:55
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Taharka a écrit:


   
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« Len-rra. »

C’était donc le nom de l’étrangère. Un joli nom selon Taharka. Pendant que le duo tentait de communiquer avec la jeune fille, ils entendirent un bruissement venant de derrière eux. Taharka et Seze se raidirent et se mirent aux aguets tout comme leur hôte. Mais fausse alerte, rien ne vint. Mais ce n’était pas une raison de baisser la garde. Il devait toujours y avoir des soldats en train de roder dans le coin. Et Taharka n’avait pas envie de causer la perte d’un des précieux shifters de la tribu.

Après quelques minute Lenrra remit son déguisement qui avait tant effrayé Taharka et Seze. Avec ce costume, elle paraissait très grande. Elle n’était pas aussi haute que Seze, mais le fait que le Titan se déplace sur ses quatre membres faisait que l’écart de hauteur entre les deux êtres n’était pas aussi important avec ce déguisement. Elle se mit en marche invitant le duo à la suivre. Taharka et Seze s’exécutèrent. Durant la marche, le guerrier remarqua que le Titan semblait fatigué, il devait reprendre forme humaine, mais après, il aurait besoin de repos et ne pourrait pas se retransformer avant deux jours. Et le Titan était le seul moyen de traverser le Mur et rejoindre la tribu en sécurité. L’homme espérait qu’ils arrivent là où logeait la guerrière avant que Seze soit trop fatigué pour tenir sa forme Titanesque. Taharka avait décidé de faire le trajet à pied en portant une partie des affaires afin de soulager son camarade. Le shifter était déjà âgé, cela faisait bientôt vingt-ans qu’il avait son pouvoir. Les shifters indigènes avaient une espérance de vie un peu plus longue que les autres shifters, mais celle-ci restait très limitée. Elle différait cependant peu de celles des humains de la tribu dont l’espérance de vie dépassait rarement les trente ans.

Mais bien avant qu’ils arrivent, Seze s’écroula. Le corps du Titan se mit à fumer marquant le début de sa décomposition assez rapide. Taharka s’empressa d’aller sortir son camarade de la carcasse. De la dépouille fumante, sorti un homme un peu plus jeune que Taharka. Il tenait à peine debout et le fait qu’il ne portait qu’un pagne dévoilait les marques de la transformation. Le guerrier aurait aimé avoir un cheval pour transporter le harnais du Titan qui n’était pas plus lourd qu’une selle de cheval, mais qui était très encombrant d’autant qu’il devait déjà porter Seze qui avait du mal à marcher. Il se demandait si Lenra pouvait l’aider ou trouver un cheval.

Mais la chance vint à Taharka quand il entendit un mugissement dans la forêt. Il croisa une vache qui semblait égarée. Elle portait un collier avec cloche. Le guerrier déposa Seze pour aller à la rencontre du ruminant. L’animal était peu craintif étant donné que Taharka sentait l’odeur du bétail étant donné que la tribu possédait quelques bovins, chèvres et moutons fournissant la majorité de la viande consommée. Il décrocha la cloche qui faisait du bruit, puis tira la bête en direction du petit groupe. Il chargea le harnais du Titan soigneusement plié sur le dos du ruminant. Il avait attaché des branchages à l’arrière de la vache qui fermerait le convoi.
   
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Ven 2 Fév - 10:20
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Ici loin de toute civilisation humaine pestilentielle, la nature régnait en maîtresse incontestée des lieux. Pour celui qui ne savait pas tendre l’oreille, cela pouvait paraître complètement inintéressant et vide. Une forêt, avec des arbres. Mais pour ceux qui goûtaient la liberté et l’essence de leur existence, il en était tout autre. Elle recelait de vie, dans une cacophonie de voix, d’odeurs et de textures. Non pas que des arbres, mais aussi de la mousse, des feuilles mortes, des épines, de l’écorce, des racines, des fleurs sauvages, des baies sauvages, de l’herbe, des ronces, des fruits, des noix. Ici du chêne, du hêtre, là-bas, plus haut vers les montagnes des pins qui embaumaient l’air de leur sève au goût prononcée.

Cielle connaissait cette forêt presque par cœur. Son territoire de chasse n’était pas aussi équivalent que celui de ses ancêtres, derrière le Mur Rose, mais il s’étendait pratiquement à l’orée des premières habitations humaines. De là, elle pouvait les surveiller, et parfois voler quelques vivres. De là, elle les hantait. Sa liberté, c’était donnant-donnant : Cielle vivait sur une ficelle fragile. Elle était là sous condition de partager sa forêt avec les rebelles de Garrett. Il la tenait en étau, si elle lui tournait le dos, il tenterait de la tuer. Mais elle était aussi un adversaire redoutable pour l’homme masqué, qui commençait à se faire vieux.
Lenrra, elle, n’était plus la frêle créature qu’il avait sortie de la ville souterraine. Depuis, il s’était reconstruite physiquement, et elle était plus forte qu’elle ne l’avait jamais été. Pour une chasseresse, elle était en pleine âge des beaux trophées. L’âge d’or des Txep chasseurs, celui où leur tableau de chasse ne faisait que s’accroître et où prouver sa valeur se faisait pratiquement à chaque excursion. Toujours plus de fougue, toujours plus de témérité. Les accidents n’étaient pas rares, mais le prix en valait la chandelle.
Elle n’était ni esclave ni pion, et Garrett devait bien s’en rendre compte à présent. La Fière-Louve lui octroyait le droit d’asile sur ses terres uniquement parce que les rebelles ne lui niaient pas. Que l’un d’eux s’en prenne à elle, et s’en serait fini de leur pacte.

Surtout qu’elle n’était plus seule à présent.
La jeune femme posa son regard sur ses compagnons de route. Eux aussi faisaient partie d’une ancienne tribu. Elle leur portait beaucoup plus d’intérêt et de valeur qu’aux humains des murs.

Seze s’écroula. Il n’était plus qu’un amas de chair en décomposition et de fumée blanche, et il était difficile de voir ce qui se tramait sur lui. Car il y avait du mouvement sur son corps de géant. Un animal, un prédateur ? Lenrra crut d’abord qu’il s’était fait attaquer et elle brandit une arme en se mettant en position de combat dans son habit du Chasseur. Mais ce fut un homme de la taille de Taharka qui sortit du cadavre, portant d’étranges marques sur le corps.
En voyant l’autre ne pas s’inquiéter, la Fière-Louve finit par faire de même et rangea son coutelas. Alors, qui était-il celui-là ? Le géant Seze n’était plus, et voici qu’un nouvel individu sortait de son corps. Etait-il la même personne ? Logiquement oui, penserait-elle. Mais Lenrra ne connaissait rien aux Shifters.

Enfin bon, il ne tenait pas debout. Il était aussi faible qu’un faon venant de naître et Taharka cherchait une solution. A quoi ? Aucune idée. Elle ne pouvait pas lire dans ses pensées. Elle constatait simplement que le deuxième individu ne pourrait supporter la marche jusqu’à sa tanière. Mais il était d’une corpulence normale et le tirer serait fatiguant mais pas impossible. Puis il y avait Taharka, ils pouvaient se relayer.
Avant qu’elle ne puisse faire quoi que ce soit, son congénère trouva une vache égarée. Un coup de chance. Il construisit rapidement de quoi l’atteler avec des branchages, et installa l’accoutrement du géant disparu sur le dos du ruminant.
Les Txep utilisaient très rarement des animaux. Que ce soit pour monter, atteler, ou transporter des choses. Pour un Txep, utiliser un animal c’était quelque chose de sacré. Si un chasseur faisait porter ses affaires par un autre être, alors il était faible et c’était une honte. Pourtant, petite, on avait conté à Lenrra des histoires d’amitié entre animaux et chasseurs. C’était les seuls cas où leur utilisation était tolérée : lorsque le Txep avait prouvé à l’animal qu’il était digne de lui. Mais Cielle respectait les coutumes des autres. Elle en avait déjà assez vu avec les humains, alors plus rien ne la surprenait maintenant, ni ne l’outrait.

Elle reprit sa marche. Sur le chemin, elle leur montra des lieux de reconnaissance, au cas où Seze et Taharka décidaient de repartir chez eux sans elle. Au moins sauraient-ils quelle direction prendre, et les points de repère qu’elle leur donnait leur seraient utiles. Elle leur montra des ruisseaux, les longea, et traversa la rivière de laquelle ils découlaient. Elle leur montra le seul feuillu résistant aux poisons des épines à l’orée de la forêt de pins, comme seul témoin du cycle éternel des bois. Elle leur montra les branches mortes, mettant à nu quelques pinèdes sur la moitié de leur hauteur, une maladie commune à cette espèce. Plus ils s’enfonçaient, plus ils grimpaient.
Mais ils arrivèrent bientôt.

Mère Louve était partie chasser, lorsque Cielle déboula près de sa tanière avec ses deux compagnons de voyage. Elle avait élu domicile dans une grotte abandonnée par un ours. Une crevasse qui d’abord tombait dans la montagne avant de s’y enfoncer. L’entrée était plutôt cachée, et ne payait pas de mine. Mais la grotte en elle-même était plutôt spacieuse, du moins assez pour Lenrra et ses voisins lupins. Comme un souvenir de son totem de chasseuse, une meute de loups vivait non loin. Habituellement, ils ne vivaient pas dans les mêmes tanières selon les saisons, mais la présence de la Txep faisant, ils avaient compris qu’avec elle leurs louveteaux étaient en sécurité, et qu’il n’y avait plus besoin de déménager pour l’apprentissage de la chasse par les jeunes.
Ils avaient fini par creuser jusqu’à déboucher sur la grotte de Cielle. Les deux tanières communiquaient, bien que la chasseresse ne puisse emprunter le même passage qu’eux : faute de corpulence et de praticité, elle préférait amplement venir de l’extérieur chez eux, que passer par le tunnel que les loups avaient creusé.

Lenrra fit reprendre de la vivacité à son feu de cuisine pour chauffer sa maison. Elle avait aménagé au fil des années, des bricoles par ci, d’autres par là. Quelques peaux de bêtes et de fourrures, des trophées de chasse, des ossements exhibés. Elle en avait fait son cocon. Sans oublier ses armes et tous les outils nécessaires aux réparations du Chasseur.
Elle tendit de la viande séchée à Seze, ou faux-Seze. Il avait besoin de se nourrir rapidement, et la popote devait cuire, alors autant qu'il prenne de quoi tenir jusque là.
Mer 7 Fév - 11:39
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La vache était vraiment un atout pour avancer, bien que lente, ils allaient bien plus vite que si Taharka avait eu à se coltiner le harnais du Titan plus Seze épuisé de sa transformation. Les deux n’étaient pas très lourds, mais l’accumulation et l’encombrement n’aidaient pas. Le guerrier avait attaché des branchages derrière la vache afin d’effacer les empruntes et éviter qu’ils soient pistés.
En chemin, leur guide leur montra des ruisseaux, des arbres, des gués où traverser. Par endroit, il y avait effectivement du courant et le guerrier remarqua quelques saumons et truites remonter pour frayer. C’était la saison des saumons, un période très appréciée des indigènes. C’était des poissons gras très nourrissants et savoureux. Il pensa à Seze qui adorait leur chair. Il ne manquait pas une miette de la saison des saumons. Mais dans ces conditions, ça allait-être compliqué de chasser le saumon. Taharka le ferait peut-être la nuit prochaine pendant que le shifter se reposait. Le poisson aiderait à reprendre des forces.

Plus ils avançaient, plus sa montait. Taharka et le ruminant avaient de plus en plus de mal à progresser. Le guerrier espérait qu’ils arrivent bientôt. La Voie Lactée avait disparu du ciel et les dernières étoiles commençaient à s’estomper. Le soleil allait se lever dans peu de temps. Ils arrivèrent devant ce qui semblait-être la tanière d’un ours. Le guerrier espérait qu’elle ne soit plus habitée par un plantigrade. Hors des murs, certains individus atteignaient des tailles impressionnantes et pouvaient aisément tuer un Titan utilisé par les indigènes. Mais ces derniers avaient appris à cohabiter avec les ours surtout lors de la saison du saumon. Ne craignant pas les Titans, les ours pêchaient de jour, et les hommes prenaient le relais de nuit. Les indigènes avaient développé une excellente vision nocturne pour des humains. Ils s’étaient adaptés à ces nouveaux voisins.

L’entrée de la grotte restait discrète, ce qui était pas plus mal vu qu’ils étaient du gibier potentiel pour les hommes des Murs. L’homme entra dans la grotte à la suite de son hôte. Il déposa son ami sur une fourrure. Puis ressorti pour aller chercher le harnais resté sur la vache. Il détacha l’accoutrement du bovin. Il remercia l’animal avant de le laisser aller à ses occupations en liberté. Le bétail de sa tribu évoluait en semi-liberté. La journée, des chiens gardaient les bêtes et la nuit, c’était les hommes qui prenaient le relais. Les animaux n’avaient rien à craindre des Titans, mais les loups et les ours attaquaient parfois le bétail, les chiens étaient donc indispensables, car leur simple présence suffisait à dissuader les prédateurs la plupart du temps.

Le guerrier amena le harnais dans la grotte. Il sorti les nattes et les couvertures qui servaient de couchage aux deux hommes. Il disposa les nattes et aida Seze à atteindre sa natte. Le shifter s’enfourna sous sa couverture. Taharka prépara également son couchage. Il se mit en pagne pour dormir. Pendant ce temps, son hôte était en train de faire la cuisine. Elle donna à Seze un morceau de viande et le shifter ne se fit pas prier pour le dévorer. Taharka quand à lui, observaient un peu plus en détail le fief de Lenrra. Il observa ses divers trophées et ossements exhibés. C’était clairement pas un adversaire à prendre à la légère. Il avait bien vu comment elle était parvenue à se débarrasser de toute une escouade de soldat seule. A deux, Taharka et Seze avaient échoué. Le guerrier n’allait pas blâmer son camarade, c’était beaucoup trop facile. Il se contenta de regarder le shifter mâchonnant son morceau de viande. Un repas léger ne serait pas refus avant de dormir.

Le guerrier alla en direction de Lenrra pour lui proposer son aide. Au sein de la tribu d’où il venait, les hommes participaient activement aux tâches domestiques dont la cuisine. Elles n’étaient pas exclusivement aux femmes. Mais ces dernières s’occupaient exclusivement des affaires politiques de la tribu, ainsi que de l’artisanat considéré le plus noble. Le guerrier ignorait comment cela se passait au sein de l’ancienne tribu de son hôte. Cela faisait bien longtemps qu’ils n’avaient plus croisé de Txep depuis la construction des Murs.
Dim 11 Fév - 14:20
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