[Mission] Démantelement ft. Soe

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Garnison
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ft. Soe Tobboe
Une mission dans les souterrains pour capturer deux voleurs ...
Démantèlement

Retour dans les souterrains, mais cette fois pas en permission. Le matin, son supérieur l’avait assigné pour une mission dans les souterrains en espérant qu’il crève. Il lui avait rappelé que sa place était dans ce trou à rats et qu’il n’aurait jamais dut quitter cet endroit. Puis il espérait qu’Arn mourrait, mais s’il revenait, il prendrait plus de la moitié de la récompense. Mais le jeune homme avait d’autres projets. Il comptait garder la récompense pour la donner à son père. C’était le ticket pour sortir l’homme des souterrains. Le montant était pas bien gras, mais suffisant pour pouvoir faire sortir Wasim de cet endroit.

Arn avait rejoint le QG de la Garnison de Stohess. Le capitaine de la Garnison locale avait été surpris par l’allure du jeune homme. Arn n’avait rien osé dire. Il avait peur d’avoir un espion de Weiss aux fesses. Le capitaine ayant eu pitié du jeune homme, lui avait fourni une nouvelle arme et un vrai repas. Arn était surpris par la courtoisie. C’est clair que ça changeait de son officier tyrannique. Après ce repas, on lui expliqua le topo de la mission. Ils devaient capturer les leaders d’un gang de voleurs des souterrains. Et vifs si possible. Le chien serait très utile pour flairer les pistes. Il allait collaborer avec un type des Brigades Spéciales et ça le rassurait pas vraiment. Si c’était le même genre que son supérieur, ça risquait d’être plus long que prévu.

Après avoir préparé ses affaires, Arn quitta le QG et enfourcha sa mule en direction des Souterrains. Il avait rendez-vous avec son partenaire de mission à dans le quartier le moins miteux de ce trou à rats, à savoir à proximité de la sortie. Le jeune homme descendit dans cet endroit tristement familier. Dès son arrivée en bas, il croisa déjà des gens atteints de l’arthrite attendant leur mort par manque de soins. Il passa devant un homme qui avait une plaie couverte de mouches et d’asticots. Et encore, ce quartier était le moins pire, là où vivait son père, c’était l’enfer. C’était carrément des bidonvilles sauvages, pas de maisons en dur comme dans les quartiers proches de la surface. L’atelier du père d’Arn qui servait aussi de maison était en brique crue et en matériaux de récupération. D’ailleurs, les techniques de poterie étaient très rudimentaires, vu que le but était de fournir des plats grossiers à très bas prix pour les plus pauvres. Le four était donc très proche que ce qu’auraient pu avoir des gens au Néolithique. Mais cela suffisait largement à son père qui n’avait pas vraiment les moyens d’avoir du meilleur matériel. Le jeune homme ignorait s’il verrait son père pendant cette mission. Quoiqu’il en soit, il pourrait peut-être les aider, il avait sûrement vu ou entendu parler de ceux qui devaient être capturés.

Le soldat vit que plusieurs stands étaient installés en contrebas, c’était sûrement jour de marché. Cela risquait de leur compliquer la tâche. Arn pensa à ce qu’on lui avait dit de la personne qui allait travailler avec lui. Il savait qu’il s’appelait Soe Tobboe et qu’il était des Brigades Spéciales. Le jeune homme priait pour que ça ne soit pas un équivalent de son supérieur actuel.
Dim 8 Oct - 21:39
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L’ordre de mission était tombée la veille au soir, alors qu’il prenait son repas avec ses camarades des Brigades Spéciales. Demandé dans le bureau de son supérieur, Soé avait délaissé ses compagnons pour se rendre au plus vite devant lui, en bon chien obéissant qu’il était. Toquant à la porte, il attendit la permission donnée par la voix rauque et ennuyé de l’homme qui tenait ce bureau. Entrant alors, Soé se mit au garde à vous et darda ses prunelles chocolatées sur le vieux grisonnant qui allait bientôt prendre sa retraite et qui était préoccupé par une partie de solitaire.

Il resta silencieux tout du long, lorsqu’il lui dicta en quoi consisterait sa mission. Il s’agissait de l’arrestation de deux leaders d’un trafic de drogue dans le souterrain. Ils seraient deux pour réaliser à bien la mission, pour plus de discrétion. A deux c’était risqué, mais faisable, et Soé était tout à fait d’accord, concernant la discrétion. Par ailleurs, son supérieur lui indiqua qu’il ferait mieux de laisser tomber son uniforme pour cette fois. Il se ferait repérer trop rapidement, en bas. Soé était habitué. Il savait que les informations courraient comme l’eau d’un ruisseau dans les ruelles nauséabondes des reclus l’humanité.
Il informa ensuite Wan que son partenaire serait un de ses incapables des Garnisons, et pas des moindres puisque d’après les dires du lieutenant en charge de ce soldat, il s’agissait d’un moins que rien et ils avaient choisi Soé pour lui donner une leçon de ce que devait être un vrai soldat ; obéissant, sans ambition de grade, efficace et qui ne réfutait jamais les ordres.
Le Chien des Spéciales se demanda s’il devait prendre cela comme un compliment ou si ses supérieurs le prenaient sérieusement pour un pigeon sans cervelle. Il préféra ne rien dire. Il n’en avait rien à faire tant qu’il ne s’ennuyait pas et que sa paye tombait chaque mois.

Un salut, la missive dans sa poche et Soé fila dans sa chambre récupérer son équipement avant de se rendre aux écuries préparer sa monture. Enfourchant l’étalon qu’on lui avait attribué depuis qu’il était aux Brigades, il s’échappa du QG. Il avait une longue route à faire avant de parvenir au point de rendez-vous le lendemain matin, mais il préférait cela à rester bloqué encore trois jours entre les murs du QG, à attendre un ordre qui ne venait pas. Les Spéciales étaient assez préoccupées avec les rebelles, mais l’enquête n’avançait guère et les soldats trépignaient et s’ennuyaient. Comme l’aile de l’Exploration avait rejoint les rangs des Garnisons et des Brigades, ils se partageaient tous maintenant les corvées de ronde et de sécurité des rues. Il y avait donc moins à faire. Soé se faisait vraiment chier.

Il parvint pratiquement à l’heure au point de rendez-vous avec l’autre soldat des Garnisons. Soé avait abandonné sa monture dans la préfecture des soldats à la rose la plus proche, pour éviter que l’étalon se fasse dérober. Ici, les quartiers étaient emplis de voleurs, violeurs, et d’autres de ce genre. S’il pouvait éviter à sa fidèle monture quelques désagréments… Il finit donc à pied la distance qui le séparait de l’entrée des Souterrains.
Soé traversa un petit marché, et il ne put résister à la tentation d’acheter quelques pommes qui avaient l’air bien bonnes auprès d’une vieille dame. Il croqua dans une et folâtra en regardant tout autour de lui, une main dans sa poche de pantalon ample.
Comme indiqué par son supérieur, il avait délaissé son uniforme pour ses vêtements de civil : des tissus amples et confortables, usés par ses nombreuses escapades, mais qui sied à sa silhouette longue et affinée. Quelque chose qui lui permettait de faire le grand écart sans crainte, bien que son uniforme soit devenu souple avec le temps. Il se sentait toujours un peu étriqué dedans, ce qui n’était pas l’avis de ces dames qu’il croisait dans les rues lors de ronde. Mais encore, Soé n’en avait cure.

Wanko s’approchait de l’entrée des souterrains. Il mit un certain temps à remarquer la présence d’un autre homme, plus petit que lui par la taille (mais ce n’était pas bien compliqué vu qu’il frôlait le mètre quatre-vingt) et plus fin de musculature qu’il l’était. Il semblait attendre quelque chose ou quelqu’un. C’était surement le soldat des Garnisons qui devait l’accompagner dans cette mission. Il passait presque inaperçu dans cet environnement, avec son teint halé, ses cheveux en pagaille, la mule et le chien.
Oh. Un chien.

Un sourire prit place sur le visage de Soé, qui s’illumina. Il adorait les chiens. Il s’arrêta à quelques pas du soldat, Arunja quelque chose du genre si sa mémoire ne lui faisait pas défaut, lui adressant simplement un signe de main amical avant de s’accroupir et de tendre sa paume vers le ciel et en direction du canidé. Il savait que les chiens se sentaient agressés lorsqu’on ne leur laissait pas le temps de sentir et qu’on arrivait subitement une main écrasant leur crâne. Soé n’aurait pas aimé qu’on l’approche comme ceci, alors il faisait cela naturellement.
En attendant que la bête se décide à venir ou non, il prit enfin la parole en relevant ses yeux chocolat sur son compagnon de mission.

« Arunja ? » demanda-t-il poliment, pour vérifier qu’il prononçait bien ce nom peu commun. « Je suis Soé. » ajouta-t-il en lui adressant un sourire. « Tu as une idée d’où on pourrait commencer ? »

Sur l’ordre de mission, il était seulement indiqué que les deux comparses à arrêter se trouvaient dans le quartier des marais des souterrains. Sur un bout de papier qu’il gardait dans sa poche, le supérieur de Soé avait entouré quelques pâtés de maison en lui disant « quelque part par-là » d’après les informations. Ce n’était pas suffisant pour ce genre de mission. Ils n’étaient que deux. Ils ne devaient rien laisser au hasard. Soé flairait le fumier si jamais ils fonçaient tête baissée, et il n’avait aucune envie de perdre la vie aujourd’hui. C'est donc naturellement qu'il demandait à l'homme s'il avait d'autres informations capitales à transmettre, ou si par hasard il aurait une idée de génie.
Mar 10 Oct - 12:16
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Le stand d’un rôtisseur de volailles et de saucisses dégageait un fumet agréable pour Arn qui mangeait assez peu. Il savait que la qualité de cette viande était discutable, mais ça restait de la viande et c’était assez rare en souterrains pour qu’on crache dessus. Velke semblait tout autant intéressé par ces odeurs de viande. Il remuait la queue d’envie. Seule la mule était insensible au charme de cette nourriture. En attendant leur coéquipier, c’était une source d’occupation pour Arn et son compagnon canin. Le soldat vit un homme passer avec un chargement de pommes. La mule en profita pour en piquer une qu’elle mangea rapidement sans que le type ne remarque quoique ce soit. Heureusement, car Arn avait pas grand-chose dans ses poches et les fruits étaient également des denrées coûteuses dans ce coin.
Arn était en tenue de civil mais avait gardé son fusil. Il y avait bien des hors la loi avec des armes ici, donc ça ne choquerait personne. La tenue de civil du jeune homme se résumait à un pantalon en loques qui tenait avec une ceinture en corde rudimentaire autour de la taille. Arn avait hérité la sale habitude de se balader torse nu de son père. Et gamin, ça tenue était variable en fonction de ce qu’il trouvait et parfois il se contentait d’un pagne. Dans les quartiers les plus pauvres des souterrains, on ne se préoccupait pas vraiment de sa tenue et tout était bon pour servir de vêtement.
Le soldat n’eut pas à attendre bien longtemps que son partenaire arrive. Mais il lui fallu un peu plus de temps pour comprendre qui était son partenaire. En même temps, en tenue de civil, c’était compliqué. Arn vit un homme souriant un peu plus grand que lui s’approcher. Puis il s’arrêta à quelques pas. Il lui adressa un signe amical. Arn soupira de soulagement. Il n’avait pas bien l’air méchant.

« Arunja ? »

Arn hocha la tête pour confirmer que c’était bien lui. L’homme lui ajouta qu’il était Soé, la personne avec qui il allait travailler. Le type était également en civil dans une tenue décontractée avec un pantalon ample. Il avait l’air sympathique et particulièrement intéressé par Velke.

« Tu as une idée d’où on pourrait commencer ? »

C’est vrai que question. En effet, les consignes de la mission étaient assez vagues et pour trouver ces voleurs allait-être compliqué même pour quelqu’un comme Arn qui avait grandit dans les souterrains. Et même s’il venait régulièrement, il essayait de penser le moins possible à son travail et profiter avant tout des moments partagés avec son père quand il était en permission. En pensant à son père, peut-être qu’il en savait un peu plus, il pourrait sûrement les aider ou bien leur donner des informations en plus. Même s’il n’en savait rien, ça coûtait rien de tenter.

« Mon père est potier dans les quartiers Sud, il fait régulièrement les marchés, il sait sûrement des choses. En chemin vers son atelier, on peut passer par le marché pour voir s'il n'a pas éventuellement un stand, mais ça m'étonnerait, il fait les marché généralement quand je suis là depuis le décès de ma mère. »


Arn connaissait le trajet par cœur à force de l’emprunter. La mule était déjà prête à y aller. Les animaux étaient aussi parfaitement habitués à emprunter ce chemin. Le jeune soldat et son escouade à quatre pattes attendaient l’approbation du membre des Brigades Spéciales.
Mar 10 Oct - 21:03
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Son compagnon de mission n’avait pas l’air très sûr de lui. Entre eux, il y avait un fort contraste. Soé n’en avait cure du jugement des autres mais rares étaient les critiques qui fondaient sur lui. Peu de gens désirait se le mettre à dos, non pas qu’il s’énerve souvent et qu’il soit une véritable furie, mais parce qu’il était quelqu’un d’utile et de généreux. L’avoir dans sa poche était un plus. Il était toujours à tendre la main et à donner de lui-même pour les autres. Qui plus est, il n’était pas des plus maladroits. Au contraire, Soé était du genre efficace.

Le brun gratta distraitement le chien derrière une oreille en écoutant les paroles d’Arunja. Il en disait long sur lui et Soé ne s’était pas attendu à ce qu’il se dévoile aussi facilement. D’une traite, il venait de lui dévoiler une majeure partie de sa vie : son père habitait les souterrains en tant que potier, il descendait aussi souvent que possible le voir et il avait perdu sa mère. Preuve de confiance ou négligence, ou lacune de méfiance ?
Le Chien des Brigades ne s’était surement pas attendu à le mettre autant à l’aise que cela. Cependant, il n’était pas du genre à mettre à mal les gens, et le fait qu’Arn se dévoile autant ne le dérangea pas le moins du monde. Après tout, c’était son choix.

Alors il se contenta d’hocher la tête et d’envoyer une pomme mûre à Arn, d’un geste habile. Le soldat se releva, s’étant agenouillé pour caresser le canidé. Il emboîta le pas à son camarade, les mains dans ses poches. Il marcha ainsi silencieusement quelques instants, observant les gens tout autour d’eux, mémorisant au mieux le chemin qu’ils empruntaient.
Finalement, il reprit la parole, ne sachant trop s’ils en avaient pour un moment ou pas. Autant qu’il fasse au mieux pour rendre cet instant plus agréable.

« Tu disais que ton père était potier en bas. Tu y as vécu ? » demanda-t-il de son ton de voix grave et naturel.

Puisqu’Arn avait commencé à parler de lui, autant continuer dans cette voie. Et s’il lui rendait ses questions, Soé lui répondrait sans plus de chichis. Il n’avait rien à cacher.
Sam 14 Oct - 12:51
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Soe hocha la tête puis envoya une pomme mûre à Arn, mais la mule fut bien plus rapide et attrapa le fruit qu’elle mangea d’une traite. Le jeune homme se demandait comment il allait pouvoir faire face aux voleurs s’il avait moins de réflexes qu’une bourrique.

Le jeune homme connaissait que trop bien cet endroit, il passa devant divers commerces, mais il ne vit pas son père. Arn conclut donc qu’il était probablement à l’atelier. L’homme était plus tout jeune et pouvait difficilement gérer tout seul et n’avait aucun employé hormis son fils qui venait qu’occasionnellement. Le jeune homme souhaitait capturer ces bandits pour pouvoir permettre à son père de rejoindre la surface.

« Tu disais que ton père était potier en bas. Tu y as vécu ? »

Arn réalisa qu’il en avait dit beaucoup sur lui à une personne qu’il connaissait à peine. Après le type semblait suffisamment sympathique. Ou bien c’était parce qu’il avait envie d’accomplir cette mission pour permettre à son père de rejoindre la surface.

« Oui, jusqu’à ce que je parte à l’entrainement. »

Si Arn avait pu devenir soldat, c’était avant tout parce que ses parents voulaient qu’il ait un avenir meilleur. Au moins, une situation stable que les souterrains n’offraient pas. S’il y avait une chance qu’Arn avait pu avoir par rapport à d’autres gosses, c’était d’avoir eu des parents qui l’aimaient et n’étaient pas prêts à le vendre contre une bouchée de pain. Pourtant ici, le trafic d’être humains était important. Arn n’osa pas demander plus sur son coéquipier, il était sûrement bien plus gradé que lui et malgré qu’il semblait sympathique, il ne ferait qu’une bouchée du jeune soldat.

Arn finit par quitter le marché pour s’engouffrer dans des ruelles qui pourraient égarer quiconque ne connaissaient pas ces lieux. Les quelques racailles qui vivaient dans le coin ne voyaient pas vraiment le fils du potier comme une menace bien qu’il soit soldat. Quand il venait, c’était pour aider son père et il cherchait à oublier l’armée, surtout l’endroit où il était assigné qui était un véritable enfer pour les soldats. Mais là, c’était bien pour le boulot, enfin selon son supérieur, pour qu’il crève. Il craignait que leur petit business prenne fin brutalement à cause de langues un peu trop pendantes. Puis la plupart des soldats étaient concentrés au Sud là où les Titans arrivaient et étaient les plus nombreux. Au nord c’était bien plus calme, donc les risques de corruptions étaient bien plus importants mais plus rares que dans les souterrains.

Les maisons en dur finirent par laisser place aux bidonvilles des quartiers du sud, les plus éloignés des sorties donnant sur l’extérieur. Ici c’était le pire des souterrains. Arn croisa plusieurs sans-abris y compris des enfants. Les habitations étaient en mélange de brique crue et de matériaux de récupération. Certains se contentaient de tentes. Le jeune homme connaissait que trop bien ce paysage. Ils passèrent devant un bordel pauvre où les prostituées étaient tellement désespérées qu’elles n’hésitaient pas à présenter leurs arguments sans pudeur pour attirer le chaland. Un rat passa devant Arn, il tenait un doigt humain.

Il finit par voir l’atelier de son père. Une colonne de fumée montant trahissait l’activité du four. Son père était là, aucun doutes ! Arn demanda d’attendre tandis qu’il pénétrait dans l’atelier qui faisait aussi maison pour le potier. Il valait mieux y aller en douceur car de nombreuses poteries étaient empilées et ce genre de truc cassait assez facilement. Arn vit son père au fond de l’atelier qui s’était assoupi pendant la cuisson des poteries. Le jeune homme tira le potier de son sommeil. Il grommela du fait qu’on l’ai réveillé avant de se rendre compte avec surprise que c’était son fils.

« T’es déjà revenu toi ?! C’est pas dans trois semaines ta permission ? »

« Euh … disons que je suis pas en permission, je bosse ! »

Arn sorti de l’atelier suivi de son père pour rejoindre la troupe. Velke sauta sur le nouveau venu. Le jeune soldat présenta son père à son coéquipier.

« Papa, je te présente Soe des Brigades Spéciales, la personne avec qui je travaille actuellement. Par contre, j’ai pas besoin de te présenter les animaux j’imagine. »

Le potier salua le soldat des Brigades Spéciales puis se gratta la barbe songeur, faisant penser qu’il savait que son fils n’était pas venu pour faire la poterie. L'homme avait un commerce bien trop peu lucratif pour attirer l'attention des Brigades et il cherchait à gagner sa vie honnêtement. Heureusement, que son fils l'aidait financièrement.

« En quoi je peux vous être utile ? »
Sam 14 Oct - 18:59
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En écoutant Arn répondre à sa question, le Chien des Brigades en profita pour détailler son camarade. L’homme avait le teint halé, plus sombre que le sien, et la première chose qu’il constata fut assez effrayante à vrai dire : il n’avait que la peau sur les os. Le regard de Soé glissa sur le chien puis la mule. On leur voyait aussi les côtes, mais moindre. Arn devait prendre soin d’eux plus que de lui-même. Il aimait ses animaux. Le brun fronça les sourcils tout de même en reportant son attention sur la dégaine de son confrère. Il était rare que des hommes de la Garnison soient si mal nourris. Ce n’était pas normal. Il ferait remonter ce fait à ses supérieurs, et comptait bien en toucher un mot à Erika. Elle aurait bien plus de pouvoir que lui. Après tout, il n’était qu’un simple soldat, bien obéissant.

Ainsi, il avait vécu sans soleil jusqu’à partir à l’entraînement le destinant à devenir militaire. Soé n’avait pas eu une vie facile non plus, mais il ne s’en plaignait pas. Il y avait des gens qui sortaient de bien pire et Arn en faisait partie. Il n’en aurait que plus de respect pour lui. Pourtant, rare était les enfants qui quittaient les souterrains. Dans leur malheur, les parents du jeune homme lui avaient offert leur ticket de sortie. Soé ne savait que trop bien que les occasions de ce genre ne se montraient qu’une fois dans une vie. Il avait réalisé de nombreuses descentes en bas, et c’était toujours la même chose : peu en ressortait humain.

« Tes parents doivent être de bonnes personnes. » lâcha-t-il en guise de réponse à la réponse de l’autre, pour continuer la conversation.

Pour Soé, c’était encore différent. La grande majorité de sa paye finissait entre les mains de sa mère, destinée à l’orphelinat qu’elle tenait. C’était lui-même qui avait choisi la voie de soldat, et encore plus des Brigades, conscient du salaire à la clef. Au fond, il n’était pas devenu brigadier par conviction. Il faisait ce qu’on lui demandait de faire, parce que sa famille dépendait de son métier. Sa mère, et ses frères et sœurs d’adoption, étaient tout pour lui. Avec un père qui le battait, il avait tout rejeté sur sa génitrice. Si elle disparaissait, il disparaitrait avec elle.

Wanko suivit son compagnon de mission dans les dédales des rues. Bien qu’il était doté d’un assez bon sens de l’orientation, il ne connaissait absolument pas le chemin à prendre et suivait donc Arn d’assez près, observant son environnement dans le but de mémoriser quelques détails pouvant lui permettre de remonter à la surface sans lui, au cas où.
Soé marchait les mains dans les poches, mais sa silhouette svelte et son air désinvolte lui donnaient tout de même l’air d’un type qu’il ne fallait pas chercher. Sous son calme apparent, il devenait une véritable furie. Cela se sentait. De sa grande taille, ses cheveux en bataille, et sa musculature fine quelque peu camouflée sous ses vêtements amples qui parfois épousaient ses formes, il imposait son aura. Il en fallait beaucoup pour l’impressionner. Aussi, le trajet se passa sans encombres, si ce n’est une femme aux attributs nus qui s’approcha d’un peu trop près, touchant le soldat et qu’il repoussa fermement sans un regard. Ses femmes n’avaient pas le choix, aussi n’aimait-il pas être violent avec elles, mais tout de même : il n’en avait rien faire.

Finalement, ils s’arrêtèrent devant l’une des seules habitations encore à moitié en dur. Une fumée s’échappant d’une cheminée trahissait l’activité à l’intérieur. Soé obéit à Arn lorsque ce dernier lui demanda d’attendre à l’extérieur. Il porta son regard tout autour de lui d’un air distrait, un soupire soulevant sa poitrine. L’odeur ici était nauséabonde, mais elle avait quelque chose de bestiale, quelque chose d’animale. Ici, on revenait aux sources du monde : survivre. Chacun se battait pour vivre, et le malheur des uns faisaient bien souvent le bonheur des autres. Tous les coups étaient permis.
Le regard du soldat se figea dans celui de trois hommes qui discutaient dans un coin, en le fixant. Ce fut à ce moment-là qu’Arn revint accompagné de son père. Il n’avait pas plus fière allure que son enfant, mais il dégageait quelque chose de sympathique. Soé l’apprécia tout de suite. Les mots qu’ils échangeaient étaient dépourvus de chichis, et dévoilaient l’ampleur de leur relation. Cela crevait les yeux qu’ils s’aimaient l’un et l’autre.

Soé répondit au salut du vieil homme avec respect et humilité, mais dans le silence. Il entra tout de suite dans le vif du sujet, sachant pertinemment que les deux soldats n’étaient pas venus pour faire des emplettes, bien qu’un certain vase attirait quelque peu l’attention de Wan. Sa mère l’aurait adoré pour y déposer quelques marguerites.

« Nous devrions en parler à l’intérieur si vous le voulez bien. Je soupçonne quelques oreilles indiscrètes. » déclara-t-il en désignant d’un geste de la tête les trois hommes qui les observaient de loin. « Je suis venu t’réclamer c’que tu dois à mes patrons, clochard. » le ton de Soé avait soudainement changé, alors qu’il plantait son regard droit dans celui du père d’Arn. Il avait parlé assez fort, assez pour que les autres l’entendent. Il comptait bien profiter de la situation pour s’offrir à lui et à Arn une couverture suffisante. C’était aussi une question de sécurité pour son père. Il craignait que si quelqu’un le voyait avec des soldats, ou entendait quelque chose les trahissant, que cela retombe sur le potier. Il s’en voudrait.

Alors, jouant son rôle, il entra dans la maisonnée sans aucune gêne.

« Rick et Elsa s’impatientent. T’es en r’tard dans tes comptes avec eux, l’vieux. » ajouta-t-il en sortant de sa poche de pantalon une carte des souterrains qu’il déplia sur le plan de travail du père d’Arn. Entouré en rouge, la zone où devaient se trouver les deux comparses à arrêter. « Et m’dis pas qu’t’as oublié, sinon faudra que j’t’aide à retrouver la mémoire et tu vas pas aimer. »

Son comportement dénotait avec le ton qu’il employait. Sa voix grave et agressive, pleine de moquerie. Alors qu’il était parfaitement calme, et fixait le potier d’un regard semblant attendre des réponses à ses questions silencieuses. Il espérait seulement que le vieil homme avait compris ses attentes.
Ven 27 Oct - 12:01
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Wasim et Soe s’échangèrent des politesses. Arn regarda autour de lui et son attention se porta sur un groupe d’hommes qui discutaient tout en surveillant les soldats. Le jeune homme se demandait si son père et son partenaire de mission avaient vu ces hommes. Il eut sa réponse de la part de Soe.

« Nous devrions en parler à l’intérieur si vous le voulez bien. Je soupçonne quelques oreilles indiscrètes. »

Soe avait parfaitement raison, mais la suite surpris dans un premier temps Arn et son père. Le soldat des Brigades changea soudainement de ton.

« Je suis venu t’réclamer c’que tu dois à mes patrons, clochard. »


Il parlait fort, comme pour que les hommes louches l’entendent et Arn comprit qu’il jouait la comédie et fit un clin d’œil à son père comme pour lui dire que c’était pour de faux. Le vieux joua donc le jeu.

Il entra dans la maison, Wasim et Arn firent de même en marche arrière suivis de Velke.

« Rick et Elsa s’impatientent. T’es en r’tard dans tes comptes avec eux, l’vieux. »

Soe sorti une carte des souterrains qu’il posa sur le plan de travail du potier ne craignant pas qu’elle soit abimée par l’argile pas toujours sèche qui était sur la table. En rouge était entouré la zone où se trouveraient les deux voleurs.

« Et m’dis pas qu’t’as oublié, sinon faudra que j’t’aide à retrouver la mémoire et tu vas pas aimer. »

Arn avait bien vu qu’il jouait un jeu, il avait bien vu que l’attitude de Soe était en réalité très calme, malgré son ton. Arn remarqua que Wasim commençait à jouer le jeu.

« Oui, oui, je te donne l’argent ! Calmez-vous monsieur !»

Arn expliqua à voix basse à son père la raison de leur mission.

On est chargés de capturer ces deux voleurs Rick et Elsa. »

« Ah oui, ces deux crapules ?! Les quartiers ici sont bien trop pauvres pour les intéresser, ils tentent de nous racketter, mais ils peuvent difficilement se faire du blé par ici. Par contre, leurs hommes aiment passer du temps dans le bordel du coin. »

Arn était moyennement chaud pour aller au bordel, mais bon s’ils devaient aller là-bas pour avoir des infos. Le jeune homme aurait aimé rester à l’atelier à faire de la poterie avec son père. Arn voyait que son père était inquiet pour lui. L’homme avait sans doutes remarqué que son fils avait maigri un peu plus. Il remarqua que Wasim lui avait déjà des vêtements de rechange et un peu de nourriture. Arn avait tout raconté à son père au sujet de son village, de ce qu’il se passait.

Le jeune homme surprit son père en train de faire une demande à Soe.

« Tu m’as l’air d’être un type bien, j’ai une faveur à te demander, à chaque fois que mon fils revient ici, il est de plus en plus maigre, il souffre énormément au point que je regrette de l’avoir envoyé à l’armée, il devait avoir un avenir meilleur et voilà le résultat. Et il m’a dit que d’autres étaient dans son cas et qu’un gamin des recrues assigné dans le bled s’était fait bouffé par le chien de leur supérieur. Mon fils est tout ce qu’il me reste, je ne voudrais pas le perdre … »

Arn n’osa rien dire, faisant mine d’avoir rien entendu. Cela confirmait à quel point Wasim souffrait de voir son fils avec des traces de maltraitance. Le pouvoir de Titan d’Arn pouvait soigner les traces de coup, mais pas les effets de malnutrition. Un pouvoir de shifter avait ses limites.

Ven 27 Oct - 21:30
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Arn et son père n’étaient pas des idiots et bien vite ils entrèrent dans le jeu du soldat. Soé en sourit légèrement. Quelque part, c’était assez drôle de jouer la comédie, alors que leur mission ne prêtait pas au jeu. Il s’agissait d’une tâche qui pouvait rapidement mal tourner, il le savait. Il suffisait d’un seul faux-pas et ils pourraient réduire en poussière les efforts des Brigades pour dénicher Rick et Elsa. Ou bien, ils pourraient finir tous les deux comme des macchabés oubliés au fond d’une ruelle.

A voix basse, père et fils communiquaient sous l’œil attentif de Wan. D’après les dires du vieil homme, les hommes de main des deux chefs criminels aimaient passer du bon temps dans le bordel du coin, celui-là même devant lequel Soé et Arn étaient passés avant de venir ici. Un soupire s’échappa d’entre les lèvres du soldat à la licorne.
Ils devraient logiquement aller y faire un tour pour peut-être obtenir quelques informations d’une des putains du bordel. Il ne fallait pas risquer de tomber sur un type de Rick et Elsa. Lui arracher des informations serait du suicide : il irait se plaindre directement auprès des siens et la couverture des deux militaires partirait en lambeaux.

Soé plia la carte et la remit dans sa poche de pantalon, son regard ambré parcourant les poteries somme toute très humbles du vieux d’Arn. Il ne devait pas gagner sa vie facilement, mais la matière première de son activité ne manquait pas ici-bas. Seulement, aucune n’était peinte, faute de pigment, trop cher.
Le soldat allait faire signe à Arn de se diriger vers le bordel pour continuer leur mission, quand le père de ce dernier s’adressa directement à lui pour lui demander une faveur.
Poli, le Chien des Brigades l’écouta avec attention. Il confirma simplement ce que Soé avait déjà remarqué chez son fils : sa maigreur, pour un soldat, n’était absolument pas normale. Même les gars de l’exploration qui en bavaient tous les jours étaient bien mieux lotis. Wan hocha la tête aux mots du parent inquiet. Il comprenait parfaitement l’enjeu du problème, mais lui n’était qu’un simple soldat de seconde classe. Il n’avait aucun pouvoir, si ce n’est celui de faire remonter l’information à ses propres supérieurs.

« Je ferai mon possible pour que cela cesse, monsieur. Mais pour l’heure nous devons d’abord mener cette mission à bien. » répondit-il en se tournant vers Arn. « Tu es prêt à passer un peu de temps en compagnie de jolies filles ? »

Un sourire étira ses lèvres. Bien sûr, jamais il ne toucherait à ses femmes, et encore moins en service. Mais puisqu’il fallait bien récupérer quelques informations, il devrait s’isoler avec l’une d’entre elles au moins. Il espérait simplement qu’Arn pensait tout comme lui, et qu’il ne fauterait pas d’en profiter un peu.
Soé sortit de la maison du vieil homme en caressant d’une main distraite Velke derrière une oreille. Il prit un air remonté, mais arrogant.

« Allez viens mon pote. On a bien mérité une p’tite récompense après tout ça. » lança-t-il en se dirigeant vers la maison close désignée par le père de son compatriote.
Lun 20 Nov - 14:05
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C’était une grande surprise pour Arn de voir une personne des Brigades Spéciales aussi sympathique. Bien souvent, les soldats de ce corps d’armée traitaient les gens de la Garnison souvent avec mépris, en même temps, c’est là qu’allaient tous ceux qui avaient pas le niveau et qui étaient bien trop lâches pour le Bataillon. Puis son supérieur avait suffit à le traumatiser des Brigades pour un long moment tant il était tyrannique. Soe était bien différent, il avait répondu à son père qu’il ferait ce qu’il pourrait. Enfin, en espérant que ça ne soit pas vent. Le soldat se tourna vers Arn.

« Tu es prêt à passer un peu de temps en compagnie de jolies filles ? »


Arn se contenta de hocher la tête. Ils devaient le faire pour le boulot, c’était actuellement leur seule piste. Le jeune homme n’avait pas de soucis avec le sexe, seulement, les filles ne voulaient pas de lui, en même temps, il était assez peu attrayant. Puis il n’avait pas assez d’argent pour aller au bordel. Même depuis qu’il était soldat, son train de vie ne s’était pas amélioré du tout depuis qu’il avait été assigné dans ce village, au contraire, il avait régressé. Au point que les soldats du Bataillon qu’il avait croisé gagnaient bien plus, alors qu’ils étaient censé avoir une solde bien plus basse. Quand, il avait été assigné au Nord de Maria avant la chute du Mur, il avait eu une solde qui entrait dans la moyenne pour un soldat de base au sein de la Garnison. Et pour lui, ça avait été une fortune étant donné qu’il était habitué à vivre dans la misère.

Le jeune homme suivit Soé en direction du bordel. Il avait dit au revoir à son père avant et lui avait confié sa mule et son chien. Les animaux étaient bien évidemment interdits dans les bordels, et c’était pas plus mal, sinon ça aurait paru étrange.

« Allez viens mon pote. On a bien mérité une p’tite récompense après tout ça. »


Arn se contenta de le suivre direction le bordel qui n’était pas si loin de la maison de Wasim. Il était cependant assez éloigné pour que le potier n’entende pas le raffut venant de ce bâtiment mal isolé. Ce n’était pas comme Arn et ses camarades soldats dans son village qui logeaient à plusieurs dans une même chambres adjacente à celle d’un couple qui passait son temps à avoir des rapports sexuels assez bruyant au point que les soldats souffraient parfois d’insomnies comme si leurs dures conditions de vie ne leurs suffisaient pas.

Ils arrivèrent enfin au bordel. Des filles dénudées attendaient espérant attirer le chaland. La plupart peinaient à dissimuler les diverses séquelles de leurs conditions de vie dans les souterrains. Elles étaient souvent maigres, à la peau pâle. Certaines portaient des traces de coups venant d’hommes considérant les femmes comme des objets. Arn se retourna quand il vit que ses animaux l’avaient suivi. Il alla alors les dissimuler dans une ruelle adjacente.

L’homme vit les filles s’approcher d’eux pour demander de passer du bon temps avec elles. Enfin, elles semblaient plus intéressés par son coéquipier que par lui. Elles le connaissaient et savaient qu’il n’avait jamais d’argent, et c’était clairement le cas pour le coup. Sans argent, il allait devoir laisser Soe interagir avec les filles.
Sam 25 Nov - 23:58
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Il était difficile pour Arn de laisser ses animaux derrière lui, mais apparemment, l’inverse était aussi compliqué. La mule et le chien ne semblaient pas décider à laisser leur maître partir sans eux, et ils suivirent les deux soldats jusque devant le bordel, obligeant Arn à aller les cacher dans une ruelle adjacente. Soé l’attendit.

Cela ne dura qu’une minute ou deux, mais suffisamment de temps pour qu’il perde son regard sur les fenêtres, pratiquement toutes cassées de la maison close. Elle n’était pas bien réputée, mais de toute manière le Chien des Spéciales n’était pas friand de ces choses-là. Bien qu’il ne soit pas du genre à repousser les avances d’une belle demoiselle, il préférait faire ses affaires proprement et dans l’ordre des choses. En venir à payer pour se taper une fille, c’était tirer un trait sur son sex appeal et sa virilité. Il n’était pas de ce genre-là. A prendre ce chemin de facilité.
Mais là n’était pas la question. Aujourd’hui, en cet instant, il était un autre. Croisant les bras en attendant le retour d’Arn, ses prunelles chocolatées ne purent que croiser celles de l’homme de garde de la maison close. Les deux hommes se jugèrent et se jaugèrent en silence avant que Soé ne détourne les yeux sur une des filles patientant devant le bordel, qui l’aguichait depuis qu’il était arrivé. Celle-ci ne devait pas savoir grand-chose sur Rick et Elsa. Si elle était là, c’était qu’elle ne coûtait pas très chère. C’était une pensée dure, mais c’était ainsi.

Soé ne les désirait pas. Cela aussi, c’était une pensée dure.
Elles étaient maigres, fragiles, souvent porteuses de maladie. Il n’irait pas jusqu’à dire qu’il en était dégoutté, mais il ne les toucherait pas, c’était certain. En fait, il ne supportait pas l’idée de l’esclavagisme même et de la prostitution. Il en était tellement révolté qu’il sentait la chair de poule gagner sa peau et un frisson affreux parcourir son dos rien que d’y penser. Elles étaient réduites à rien, moins que rien, des corps que l’on achète comme du bétail.
Il ne voulait rien à voir à faire avec cela.

Arn revint et Wanko s’avança vers l’entrée de la maison. Le gardien fit mine de l’arrêter en posant une main sur son épaule mais un seul regard de Soé suffit à lui faire changer d’avis. Ils s’étaient jaugé suffisamment quelques minutes plus tôt pour qu’il se dise que les deux hommes n’étaient pas ici pour rien et qu’ils avaient de quoi payer. Alors, pour toute réponse à ce regard farouche, un sourire mauvais étira son visage déformé par de multiples bagarres. Soé poussa le tissu servant de porte.
Il y avait dans la pièce principale une forte odeur d’encens, d’ébats et de sueur. Une fumée grisâtre laissait les lueurs des bougies embraser l’antre des plaisirs. Le Brigadier renifla et son regard glissa rapidement sur les silhouettes occupées installées çà et là dans des canapés troués.

« Messieurs bienvenue ! Que puis-je faire pour satisfaire vos désirs ? »

Un homme de bonne constitution, semblant manger plus qu’à sa faim visiblement, s’approchait d’eux, un sourire commercial figé sur son visage au triple menton. Il allait de pair avec l’ambiance, mais les tissus qu’il portait étaient visiblement de bien meilleur qualité que la vie qu’il offrait aux filles lui appartenant.

« Un pote m’a dit que je pourrais trouver la chienne préférée de Rick ici. » lança alors Soé, sûr de lui.

Que Rick ait passé du bon temps ici, le soldat en doutait fortement. Mais les rumeurs allaient bon train dans les rangs de ses hommes, surement. Et le propriétaire du bordel n’allait pas cracher sur une bourse pleine sous prétexte de se baser sur un vulgaire mensonge. Au contraire, son sourire s’agrandit.

« J’ai ce qu’il vous faut, mais il faudra certainement une petite avance m’voyez. » répondit-il alors en passant une langue fébrile sur sa lèvre inférieure. « Juste pour être sûr. »
« Me prend pas pour un pigeon, gros lard. T’auras mes sous quand j’aurais eu la gonzesse. »

Le temps se figea un instant. Le gardien observait la scène, une main tenant le rideau-porte, l’autre posé sur la poignée d’un pistolet. Soé ne bougea pas, ses yeux fixés dans ceux du propriétaire, son corps sec et musculeux tendu par une excitation soudaine et une bouffée d’adrénaline.
Finalement, après l’avoir détaillé un instant, le gros fit signe à son homme de garde de reprendre sa place et hocha la tête devant Soé en se frottant les mains.

« Très bien, très bien. » Ses yeux de souris se plissèrent à l’appât du gain qu’il entrevoyait dans le brigadier. Car après tout, Wan ne portait sur lui que des vêtements d’une certaine qualité, il était propre et semblait bien soigné. Il avait tout d’un homme ne vivant pas dans les souterrains, ou bien si c’était le cas, il avait tout d’un homme important ici. « A l’étage, la dernière chambre sur votre droite. »

Soé tourna la tête vers Arn quelques secondes avant de s’engager à l’étage, le laissant derrière lui. L’étage puait encore plus que le reste de la maison. On entendait parfaitement tout ce qui se tramait dans les chambres aux portes closes devant lesquelles le soldat passait d’un pas pressé. Les planches du couloir craquaient à chaque fois qu’il posait un pied dessus. Il ne se sentait pas bien ici. Il espérait obtenir des informations rapidement pour se tirer d’ici au plus vite.
Il se posta devant la chambre indiquée et laissa sa main figée à quelques centimètres de la poignée. Il ferma les yeux, prit une grande inspiration puis se redressa, pensant que son attitude corporelle aiderait son esprit à s’apaiser. Il entra.

Il ne vit de la petite pièce qu’un lit bancal, avant que sa vision ne se trouble. Non pas parce qu’on lui avait asséné un coup violent, mais parce qu’il tombait. Quelqu’un s’était jeté sur lui. Ce même quelqu’un se pressait contre lui et empiétait drôlement dans son espace intime. Soé repoussa comme il put la demoiselle, sentant sous ses doigts les os que sa peau dévoilait. Il avait l’impression qu’il pourrait la briser à n’importe quel instant rien qu’en serrant les mains. Il lui demanda d’attendre, pressé, attrapant ses si fins poignets qu’on aurait dit ceux d’un enfant. Rapidement, il se leva et ferma la porte après avoir vérifié qu’il n’y avait personne dans le couloir. Il se retourna vers elle. La fille s’était agenouillée sur les planches du parquet, ses cheveux bruns en bataille et sa peau très mate, laissant scintiller ses yeux mordorés d’une lueur de questionnement.

Soé laissa un léger soupire s’échapper. Il espérait sincèrement qu’elle aurait des informations utiles pour eux. Il s’assit en tailleur face à elle. Elle fit de même, dévoilant sa poitrine généreuse qu’un décolleté plongeant cachait très mal, et hissa son visage dans le creux de sa main en lui lançant un regard aguicheur.
Alors, il fut direct. Où sont Rick et Elsa ?
Mar 19 Déc - 12:52
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Arn suivit Soe qui se dirigeait vers le bordel. Le gardien voulu les arrêter mais il changea d’avis grâce à Soe. Le soldat de la Garnison restait silencieux d’autant plus que le gros balourd qui gardait l’entrée leur avait envoyé un rictus assez sinistre accentué par son visage déformer par les diverses bagarres fréquentes dans les souterrains. Arn n’était pas vraiment rassuré. Autour d’eux, des femmes amaigries cherchaient à attirer le client. Le jeune homme n’avait pas assez d’argent pour se payer les plaisirs d’une femme, et bien que les prix de ce bordel soit parmi les plus bas, les conditions de vie des filles étaient peu enviables. Pour la plupart, c’était des esclaves. Bien qu’officiellement, l’esclavage était interdit, il était pratiqué en toute illégalité et des esclaves pouvaient-être vendus au marché noir. Les autorités avaient tendance à fermer les yeux car les principaux bénéficiaires étaient des nobles qui étaient quasiment intouchables tant ils étaient influents.

Arn suivit son camarade de mission dans le bâtiment. Une forte odeur d’encens peinait à masquer les odeurs de sueur résultant. Des filles peu vêtues attendaient le client et paressaient à travers la pièce sur des canapés usés. Au moins, il y avait des canapés, chez Wasim, il n’y avait que des nattes pour s’assoir et dormir. Un homme dont la bonne constitution et les vêtements de qualité contrastaient avec l’état des filles, se présenta devant les deux soldats avec un grand sourire.

« Messieurs bienvenue ! Que puis-je faire pour satisfaire vos désirs ? »


Arn laissa Soe faire. Son partenaire était en meilleure forme que lui et aurait moins de mal à se défaire de ce type que le jeune homme qui avait la peau sur les os tout comme les prostituées de ce bordel.

« Un pote m’a dit que je pourrais trouver la chienne préférée de Rick ici. »

Soe était bien sûr de lui, ce qui n’était pas le cas d’Arn qui n’avait pas vraiment envie d’envenimer la situation qui était déjà délicate. S’ils étaient grillé, c’en était fini d’eux et le vieux risquait aussi d’y passer.
Le propriétaire du bordel négocia avec Soe pour la fille, tandis qu’Arn attendait et regardait autour de lui. Il vit que Soe avait finit par obtenir ce qu’il souhaitait. Le gros lard lui indiqua la chambre où il devait aller Soe regarda le jeune homme avant de disparaitre. L’attitude du gérant changea radicalement maintenant qu’Arn était seul. Le jeune homme senti que ça allait-être sa fête. Le patron appela son gardien.

« Viens me dégager ça ! »

Arn ne pu pas trop résister face au gardien bien musclé qui l’attrapa pour le jeter dehors comme un malpropre. Ils avaient bien compris qu’il n’avait pas un rond et sa tenue était pas bien différente des individus les plus pauvres des souterrains. Pourtant, il aurait dut avoir un salaire de soldat bien supérieur, mais ce n’était pas le cas et son niveau de vie était limite bien pire que ce qu’il avait connu avant d’entrer dans l’armée. Le jeune homme devait trouver un moyen d’avoir des informations. Il fit le tour du bâtiment pour tenter de trouver l’endroit où Soe passait du bon temps. Mais trouver la bonne fenêtre était bien compliqué et Arn renonça rapidement quand le gardien regarda vers lui d’un air méfiant. Le gros balourd lui fit comprendre qu’il l’avait à l’œil. Le seul moyen qu’avait Arn pour avoir le dessus sur lui serait à la limite de se transformer, mais c’était très risqué surtout qu’il était avec un soldat des Brigades. Et si le gros costaud le blessait, il fumerait, ce qui serait pas mieux. Arn se contenta donc d’attendre que Soe ait terminé.
Ven 19 Jan - 16:24
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Elle n’était pas stupide, cette nana. Elle était loin d’être bête. Elle semblait même posséder une certaine éducation, très surprenante, pour une prostituée de la ville souterraine. Et dès qu’elle comprit qu’il n’était pas un brigand, malgré son attitude et sa façon de parler qu’il essayait de modifier pour passer inaperçu –visiblement ce n’était pas assez-, son regard changea, son comportement aussi. Des larmes naissantes firent briller ses magnifiques prunelles d’un vert profond, et son visage se fit suppliant.
Sortez-moi d’ici, disait-elle en silence.

Pourtant, aucune supplication. Aucune demande. Elle écoutait simplement les questions de Soé et y répondait d’un ton presque neutre. Presque, car encore dans son souffle, il pouvait déceler cette requête, et pouvait presque la sentir s’accrocher à sa chemise, en pleurant de toute son âme et de tout son cœur qu’il la prenne avec elle et qu’il la sorte de cet enfer.
Mais Soé n’était pas ici pour elle, il était en mission. Pourtant, il était déchiré en deux et à mesure qu’il continuait de lui poser des questions, la balance penchait petit à petit du côté de la jeune femme. Pas plus vielle que lui, peut-être même plus jeune. Il se fit violence, pour ne pas lui proposer de la prendre avec lui. Lorsqu’il se leva pour partir, puisqu’elle n’avait visiblement pas plus d’information précise sur l’emplacement de Rick et Elsa, elle abattit sa dernière carte.

« Je sais où ils se cachent. Je sais où ils sont, mais je veux que vous me sortiez d’ici sinon je ne vous dirai rien ! »

Elle s’était levée elle aussi, dans ses habits de tissus légers d’une couleur pourpre ralliant la couleur de ses cheveux d’ébène et de ses yeux d’émeraude. Le Chien des Brigades se retourna pour lui faire face. Il ne pouvait pas. Pourtant, elle lui avait donné un prétexte, une excuse toute faite pour l’aider tout en ayant un alibi devant ses supérieurs si jamais tout capotait. Mais il ne devait pas. Il ne devait pas, déjà pour le bien de la mission, mais aussi pour la sécurité de cette fille. Rick et Elsa, et leur bande, étaient dangereux. Que ferait-elle une fois là-bas ? Et si elle mentait ? Si elle ne savait pas où ils se trouvaient ?
Cela n’avait que peu d’importance aux yeux de Wan. Son cœur d’homme lui hurlait de la prendre avec lui et de s’enfuir. De l’emmener, de la tirer d’ici. Elle n’avait pas sa place dans cette maison. Comme toutes les autres, mais s’il le pouvait, il en ferait de même pour tout le monde. Soé déglutit, son regard se perdit dans la petite chambre alors qu’il ouvrait la bouche pour ne rien dire. Il n’avait pas les mots. Il ne pouvait pas lui dire qu’elle devait rester là et qu’il allait partir. Et la laisser derrière.

Il passa une main dans ses cheveux, en attrapa une partie qu’il tint fermement, le visage sombre. La tête baissée.

Une vitre se brisa et une corde de draps fut jetée à travers l’ouverture. Elle descendit la première. Le chahut attira les hommes de garde de la maison. Soé échappa de justesse à un coup de lame en se laissant glisser le long de leur échappatoire improvisée. Ses pieds touchèrent le sol et une balle rebondit à côté de lui. D’un geste il attrapa la main de la brune et se mit à courir vers les ruelles sombres. Ils seraient poursuivis. Mais ces hommes-là, bien que plus nombreux, ne savaient pas encore qu’ils auraient à faire à un soldat des Brigades Spéciales. Un des seuls qui ne se tournaient pas les pouces à longueur de journée. Un des seuls ayant gardé sa grande forme physique. Et plus encore, ils ne savaient pas qu’ils devraient faire face au Toutou de l’armée des Licornes.
Soé espérait qu’Arn arriverait à les rejoindre. Peut-être que Velke les retrouverait à l’odeur ? Pour le moment il devait se trouver un coin où se faire oublier, ou contre-attaquer s’il n’avait pas le choix.
Sam 3 Fév - 11:04
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Le temps était bien long pour Arn, alors que Soe devait négocier avec une fille pour avoir des informations. Il tournait en rond devant l’entrée du bâtiment sous la surveillance du gardien. Celui-ci lui avait demandé pourquoi il restait planté là et que ça présence faisait fuir les clients. Arn lui rétorqua qu’il attendait son ami parce qu’il n’avait pas pu rentrer à l’intérieur du bordel. Le jeune homme se disait qu’il devrait rejoindre ses bêtes avant que la mule lui fasse une connerie.
Alors qu’Arn faisait demi-tour pour rejoindre Velke et la bourrique, il entendit un bruit de verre brisé venant de de l’arrière du bâtiment. Le gardien accourra en direction de l’origine du bruit suivit de tout un groupe de voleurs qui avaient surgi d’un peu partout. Arn eut le temps d’entrevoir Soe suivit d’une fille. Il ne put s’empêcher de soupirer et de jurer.

« Mais quel crétin ! On devait se faire discret et il kidnappe une fille ! »


Arn alla avant récupérer ses bêtes. Ils étaient partis chez Wasim qui n'habitait pas bien loin du bordel. Velke accouru vers son maître. La mule était quand à elle occupée à manger un drap de la voisine que son père pouvait pas blairer qui était étendu à sécher. Arn venait d’avoir une idée. Il demanda à son père de lui donner ses plus grosses jarres. Elles étaient assez grosses pour contenir une personne pas trop lourde. Il changea la selle de sa mule pour un bât. Aidé de son père, il avait chargé unes des grandes jarres sur le bât de la bourrique. Il avait caché son fusil dans un des autres pots qui avaient été mis sur le bât pour faire croire qu’il y avait plusieurs pots différents à vendre. La seconde jarre avait été mise sur un pousse-pousse que son père avait. L’état de celui-ci était discutable, vaudrait mieux que ça soit la personne la plus légère qui soit transportée dedans. Pour sa part, il se mit en pagne et se macula d’argile pour faire croire qu’il avait fait de la poterie. Il attacha la mule au pousse-pousse et le tira suivi de Velke. Il se faisait passer pour son rôle habituel quand il était en permission. Le fils du potier, accompagné de la mule pour aller faire les marchés. En plus ça tombait bien, c’était jour de marché.

Le soldat se dirigea vers l’arrière du bordel. Le personnel armé du bordel était parti à la poursuite du duo de fuyards, il n’y avait personne pour surveiller la zone du crime. La corde de fortune était toujours là. Arn fit sentir la corde à Velke. Le chien pourrait pister Soe et la fille s’ils étaient restés ensemble, l’odeur de l’un mènerait forcément à l’autre. Velke se mit immédiatement à pister les fuyards. Arn suivit son chien accompagné de la mule. Il fut intercepté par un homme qui lui demanda si une des jarres étaient à vendre. Il refusa en disant qu’elles étaient déjà réservées et continua sa route. Il croisa également des voleurs en pleine recherche des fugitifs. L'un interpella Arn.

« Hey, le potier ! T’as pas vu une fille brune accompagnée d’un grand gaillard brun aussi ?! Ils se sont enfuit du bordel ! »

« Désolé, je n’ai rien vu ! »

Les voleurs voyant que le soldat déguisé en potier ne leur serait d'aucune aide à progresser dans l'affaire retournèrent à leurs recherches. Ils n'y avaient vu que du feu. Velke finit par retrouver la piste des fuyards. Arn les interpella.

« Hey, grimpez dans les jarres, vite avant qu’on vous voit ! »
Sam 3 Fév - 13:18
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Il cavalait, aussi vite qu’il le pouvait. Il en oubliait presque qu’il tenait la main frêle d’une fille tout aussi maigre et pâle qu’un panais ayant poussé avec difficulté à l’ombre d’un arbre. Ce fut avec logique au vue de sa condition physique que cette dernière trébucha et tomba derrière lui, l’obligeant à s’arrêter. Le soldat savait qu’ils n’avaient pas de temps à perdre et malgré son souffle court, il prit la première décision que son esprit imagina, laissant parler son instinct plutôt que sa raison. Il la prit en sac à patates sur son épaule et se remit à courir dans les ruelles.

Il ne connaissait pas bien cette zone, alors il allait, tournant à droite, à gauche, fonçant tout doit, puis encore à gauche. Les rues se ressemblaient toutes et il bousculait parfois des gens qu’il semblait avoir déjà croisés. L’adrénaline lui montait au cerveau, quand enfin il dut s’arrêter et trouva une alcôve entre deux maisons de terre. Il s’y faufila, y entrant avec difficulté à cause de ses épaules plutôt larges et de sa taille. La fille y glissa avec facilité, elle. Soufflant, l’air lui manquant, Soé se colla contre un pan de mur, en silence. Il tentait de reprendre le contrôle de sa respiration et tendait l’oreille, à la recherche de cris ou de voix, de quoi que ce soit qui puisse lui indiquer que leurs poursuivants s’approchaient.
Il eut juste le temps de poser une main contre sa bouche et l’autre sur celle de la brune, avant que deux hommes passent au-dessus de leur tête, sur les toits des deux maisons entre lesquelles ils se cachaient.

Les yeux écarquillés, la fille le fixait, un mélange de peur et d’appréhension dans son regard vert. Soé laissa tomber sa tête vers l’arrière. Il n’avait aucune idée de comment se sortir de là. Il glissa tant bien que mal vers l’angle des maisons et de la rue qu’ils avaient emprunté pour venir ici et y jeta un coup d’œil. Il n’y avait personne à part quelques habitants devant leurs pauvres demeures, mais la rue était à découvert comparée au trou dans lequel ils se tenaient. Il avait un mauvais pressentiment et sortir d’ici ne lui disait rien qui vaille. Pourtant, ils n’allaient pas rester coincés là pendant des heures. Physiquement pour lui en tout cas, c’était impossible. Il était beaucoup trop étriqué.
Soé se tourna vers la fille qu’il avait emmenée avec lui. Il lui tendit de nouveau sa main, qu’elle prit sans trop d’hésitation. Avait-elle vraiment le choix ? Elle lui faisait confiance, et cela rajouta encore à l’anxiété du soldat. Si jamais il se faisait prendre, elle subirait le courroux de son maître. Et pire encore. A cause de lui.

Wan sortit de l’alcove et se mit à courir du plus vite qu’il pouvait en tirant derrière lui la jolie brune. Ils eurent à peine le temps de tourner dans une autre rue qu’un coup de feu fit voler quelques éclats de bois d’une poutre apparente près d’eux. Ils étaient repérés.
Il redoubla d’effort, et la peur jouant, sa protégée fit de même. Mais il ne savait toujours pas où aller et s’il s’arrêtait ou se retournait, hésitait la moindre seconde, l’un d’eux se prendrait une balle dans le corps. Mais là, par miracle, Arn apparut avec sa mule et son chien, les interpellant. Soé avait envie de lui sauter dans les bras pour le remercier mais il se contenta de faire ce que lui disait de faire son camarade. Il fit grimper la jeune femme dans une des jarres et sauta prestement sur la mule, avant de vouloir rentrer lui aussi dans un grand pot. C’était sans compter sur la mule de Khan, qui n’avait surement pas apprécié que le Chien des Brigades lui saute sur le popotin. Elle rua et fit tomber Soé une fois. Heureusement la chance était de leur côté, il put rentrer dans sa jarre juste à temps avant que des poursuivants ne s’engouffrent dans la rue et courent en direction de son confrère.

Soé remit une main devant sa bouche, pour étouffer les bruits de sa respiration saccadée, alors que les brigands demandaient à Arn s’il ne les avait pas vu passer. Ce à quoi bien sûr ce dernier répondit négativement. Dans sa jarre, Soé ne pouvait rien voir, et il n’entendait pas certains sons. Il se colla contre la paroi, pour éviter de faire du bruit en étant secoué par les mouvements de la mule.
Il se promit de remercier comme il se devait le soldat rouge s’il s’en sortait vivant.
Sam 3 Fév - 17:21
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Garnison
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« Tiens le potier, t’aurais pas vu un grand dadet et une putain ?! »

Arn fit non de la tête. Non il n’avait rien vu. Mais en réalité, il ne savait que trop bien où ils étaient. Ils avaient bien compris qu’ils devaient se cacher dans les grandes jarres. La fille s’était caché dans la jarre qu’Arn transportait dans le pousse-pousse. Soe quand-à-lui était monté dans celle sur la mule. La bourrique n’avait d’ailleurs pas vraiment aimé qu’on monte sur sa croupe et avait rué éjectant le soldat des Brigades. Mais il avait réussi à rentrer à tant dans sa jarre avant que les voleurs ne viennent interroger le fils du potier. Ces derniers n’avaient d’ailleurs pas tardé justement à déranger le potier pour retrouver les fugitifs.

« Dis-donc t’es bien chargé toi ! Tu vas où comme ça ?! »

Le jeune homme eut soudain une montée de stress. Mais il tenta de rester calme. Il se contenta de l’explication la plus logique.

« Bah je vais vendre tout ça au marché ! Vous savez bien qu’il y a marché aujourd’hui !»

« Mais le potier a raison, c’est bien marché aujourd’hui ! »

Ils finirent par laisser passer le fils du potier, se disant qu’il ne leur apporterait rien du tout et Arn continua son chemin vers un lieu sûr. Il peinait à tirer le pousse-pousse, heureusement que c’était la fille qui était caché dans la jarre du pousse-pousse, non pas que Soe soit obèse, mais le jeune homme était limite rachitique et question force physique, c’était pas ça. Et hors de question d’utiliser le Titan. Quand il se transformait, il le faisait uniquement en lieu isolé et de nuit. Surtout avec un Titan pas taillé du tout pour la castagne.

Le soldat de la Garnison avait remarqué que son camarade canin restait nerveux. Velke avait raison de rester sur ses gardes. Le jeune homme finit par quitter le quartier où les voleurs étaient en pleine recherche. Il décida de retourner chez son père afin de se remettre les idées au clair. Il fit bien attention de passer par un chemin différent de l’aller. Les voleurs avaient sûrement déjà fouillé le secteur. Quand le jeune homme arriva, son père était en train de se disputer avec sa voisine suite à l’attaque de la mule sur ses draps. Arn soupira, les vieux se disputaient sans arrêt pour des prunes. Mais bon, la voisine avait beau être une peau de vache, elle n’était pas dangereuse et ce n’était pas le supérieur sadique du soldat. Arn interpella son père pour qu’il vienne l’aider à décharger les jarres dans la cour. Il eut à attendre un peu le temps que le vieux finisse sa dispute. Dans sa jeunesse, le soldat était agacé par les disputes quotidiennes entre son père et la voisine et sa mère était du même avis. Mais depuis qu’il était assigné dans ce village maudit, il regrettait ces disputes inoffensives.

Wasim finit par le rejoindre et ils ramenèrent les grandes jarres à l’intérieur. Arn ouvrit celle de Soe puis de l’inconnue qui avait valu au soldat des Brigades des ennuis avec les voleurs. Le jeune homme s’adressa à eux à voix basse.

« Alors tu as réussi à avoir des infos ?! Et qui est cette femme ?! »


Arn ne pouvait pas vraiment faire figure d’autorité d’autant que sa tenue et son allure n’aidaient pas vraiment niveau crédibilité. Mais pour sa tenue, le jeune homme était très peu regardant. Ayant un passé de potier et aidant encore régulièrement son père dans la poterie, il avait connu un métier très salissant dans un endroit où faire des manières n’était pas vraiment la priorité. Il avait hérité de tout cela.
Dim 4 Fév - 10:39
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Soé n’y voyait rien. Quelques rayons de lumière traversaient timidement des petites fissures dans la jarre qui le contenait. Elle devait avoir beaucoup servie. Mais rien qui ne puisse lui permettre de savoir ce qui se passait à l’extérieur. Et puis il était bien trop grand, et bien trop coincé pour pouvoir bouger dans cet espace confiné. Il arrêta de gigoter pour trouver une position plus confortable lorsqu’il entendit des voix. Soé retint sa respiration. Les muscles tendus, il se préparait à sauter hors de la jarre si jamais le couvercle se soulevait. Pas question de se laisser attraper sans se défendre.
Les voix étouffées par la terre cuite, il n’entendit pas grand-chose de la conversation. Soudain, la jarre se remit en mouvement, déséquilibrant quelque peu le soldat.

Le trajet parut durer une éternité. Enfin, plus aucun mouvement. Mais cela ne dura pas, et contrairement aux balancements réguliers des pas de la mule, Soé devina qu’on déchargeait sa jarre aux secouements brutaux dont il était victime. Posant ses deux mains contre les parois, il tenta de ne pas faire le yo-yo entre elles en attendant que tout se calme. Enfin, la lumière inonda les pupilles de Wan qui plissa les yeux. Il sortit rapidement, heureux de pouvoir étirer de nouveau son grand corps.
Son regard glissa d’abord sur Wasim qui aidait la jeune femme à sortir de sa propre jarre, avant de parcourir la hutte jusqu’à Arunja, qui s’empressait déjà de lui demander ce qu’il avait trouvé. Soé lui sourit et posa une main sur son épaule.

« Merci gars, tu nous as sauvé la mise. Heureusement qu’on s’est croisé au bon moment ! » lui lança-t-il ses yeux chocolatés brillant de reconnaissance, chuchotant lui aussi. Puis il se tourna vers la brune pour la lui présenter. « Voici Camila. Elle sait où se trouve Rick et Elsa et va nous y mener. Nous la ramènerons à la surface ensuite. »

Son ton de voix n’invitait à aucun questionnement sur le pourquoi du comment. Le soldat des Brigades Spéciales, le Chien préféré des supérieurs, chefs d’escouade et autres lieutenants, le Toutou de l’armée verte, n’avait aucune envie de devoir justifier une preuve de faiblesse de sa part. Il n’aurait jamais dû accepter d’emmener la brune avec lui. C’était une erreur. Et comme un chien sachant qu’il se ferait réprimander, Soé comptait bien faire profil bas. Loin de lui l’idée de ne pas assumer son choix. Il emmènerait Camila chez les Licornes et la présenterait en même temps que son rapport de mission. Mais devant Arn, sa fierté l’emportait.
Qu’il sache qu’elle serait leur guide jusqu’aux brigands, puis qu’ils l’accompagneraient en haut, c’était amplement suffisant. Soé n’avait pas besoin qu’on lui rappelle qu’il aurait dû la laisser derrière lui. Il le savait, et c’était bien trop tard. S’il regrettait son geste quelque part, il préférait cela aux remords qu’il aurait ressenti à l’abandonner dans sa chambre.

Soé sortit la carte et la plaça de nouveau sur le plan de travail de Wasim. Camila s’en approcha et l’observa un instant. Wanko pensa qu’elle ne savait pas lire, et encore moins une carte. Il jeta un coup d’œil vers Arn, un brin de scepticisme et de déconvenue sur son visage. Mais la jeune femme posa un doigt fin dans la zone rouge inscrit par les supérieurs de Soé : dans un quartier précis, elle pointait de son ongle effilé un bâtiment.

« C’est ici qu’ils se cachent la majorité du temps. » chuchota-t-elle de sa voix douce et suave. « Tu peux nous en dire plus sur ce bâtiment ? Tu y es déjà allée ? » lui demanda alors Soé, en posant ses yeux sur le visage de la brune. Elle le fixa un instant, ressassant des souvenirs douloureux, semblant hésiter sur ce qu’elle devait dévoiler ou non. « Il s’agit d’un ancien hôtel, à trois étages. Mais au lieu de monter vers le plafond, il a été creusé encore plus profond dans la terre. Je ne suis jamais allée plus bas qu’au premier sous-sol, mais je les ai vu descendre eux. Là où j’étais, à ce niveau, ils stockent leur marchandise. »

Et par marchandise, il n’y avait pas de doute à avoir : elle parlait des esclaves qu’ils capturaient, rachetaient, pour les revendre. Soé hocha la tête et se tourna vers Arn.

« On va se préparer avant de s’approcher de la zone. Là-bas on verra comment on s’y prend. Ça te va ? » Soé n’aimait pas donner d’ordre. Aussi demandait-il toujours l’avis de ses compagnons, même quand il s’agissait de bleus. Parfois, les idées de génie sortaient de l’esprit de ceux à qui on s’attendait le moins.
Dim 29 Avr - 9:52
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