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Desperados Company ft. Erika

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Quelques jours de retour au boulot et Arn regrettait déjà les souterrains. Il avait passé sa permission à aider son père comme à son habitude. La mort encore récente de sa mère avait poussé le jeune homme à donner une plus grande part de sa paye pour que son père ait assez pour le rejoindre à la surface. Son père était le seul membre de sa famille encore vivant jusqu’à ce qu’il découvre qu’il avait un demi-frère. C’était qui d’ailleurs ce type ?! Arn ne le savait pas vraiment. Il était né d’une précédente union entre sa mère et une autre personne. Mais son père ne lui avait pas tout dit. Il ne savait sûrement pas tout de l’histoire. Arn était d’humeur maussade aujourd’hui. Heureusement, il pouvait compter sur la taverne pour pouvoir s’enfiler des bières.

L’homme devait avant cela, faire sa tournée. Mais pour quoi faire ?! Ici c’était contrôlé par un puissant banquier qui finançait le crime et les divers trafics très lucratifs. Il avait son gang de brigands qui braquaient les commerces ou voyageurs quand ils ne déposaient pas leurs économies à la banque. Ses hommes de main étaient également blanchit de tout crime et quand on les arrêtait, le caïd n’hésitait pas à payer la caution. Et d’ailleurs, s’opposer à ce seigneur, c’était signer son arrêt de mort. Friedrich l’avait appris à ses dépens et sa mise à mort avait coupé l’envie à quiconque d’agir. Les journées d’Arn étaient donc beaucoup d’ennui, vu qu’il ne pouvait pas vraiment faire son travail correctement. Au moins, chez son père, il ne risquait pas de mourir pour avoir fait de la poterie.  Le jeune homme souhaitait retourner faire de la poterie. En tout cas, quand son père serait libre, il aurait aimé abandonner les armes pour la poterie. C’était pas le genre d’activités à s’attirer des ennuis.

Le jeune homme marchait dans la rue en compagnie de son chien tenu en laisse. Velke et lui étaient sur le qui-vive malgré l’absence de Titans. Les bandits pouvaient débarquer à tout moment. Et pour les soldats, c’était signe d’humiliation, vu que ces types prenaient un malin plaisir à ennuyer les soldats moins bien nombreux et équipés que les hommes du boss. La rue principale était presque déserte. Il n’y avait quasiment que la bleusaille en alerte et seules quelques vielles regardaient ce qu’il se passait dehors. Arn se cacha derrière une charrette quand il entendit le galop de chevaux. C’était sûrement les hommes du maître des lieux qui revenaient avec leur butin. Ils avaient sûrement dévalisé une diligence refusant d’emprunter la route qui menait au village où la plupart des revenus étaient reversés au banquier. Ils se dirigeaient sûrement vers la demeure du boss. L’homme n’habitait pas dans le village-même, mais un peu plus loin dans une demeure cossue. Il n’allait tout de même pas trainer avec les bouseux. Au passage, les bandits en profitèrent pour narguer les soldats et Arn eut le droit aux traditionnelles remarques racistes et il ne comptait plus le nombre de fois où il s’était fait traiter de bougnoule.

Les bandits s’éloignèrent enfin et Arn retourna à ses activités. Et aussi à ses interrogations depuis sa rencontre avec le type bizarre dans les souterrains qui avait été retrouvé déchiqueté quand le jeune homme avait reprit ses esprits. Le soldat avait remarqué que ses blessures se guérissaient bien plus rapidement et surtout, il n’avait aucune cicatrice, même après avoir été malmené par les hommes du banquier. Une fois, il s’était blessé chez lui et il avait regardé la cicatrisation et ça fumait légèrement pendant ce processus. Vu le temps que ça prenait, il retourna à ses activités mais ça le travaillait toujours. Il avait remarqué que les autres autour de lui cicatrisaient normalement, mais lui, il se régénérait un peu comme … un Titan … Serait-il un Titan Humain un peu comme Eren Jaeger ?! Le jeune homme espérait sincèrement que ça ne soit pas le cas. Vu les ennuis que ça avait apporté à Eren qui malgré le fait qu’il ait sauvé Trost, avait été jugé comme un criminel et une bête de foire. A cause de sa couleur de peau, Arn l’était déjà pour pas mal de monde, alors être doublé d’un Titan n’allait pas l’aider du tout. Mais bon, tant qu’il ne se transformait pas, tout devrait aller normalement. En tout cas, les autres n’avaient rien remarqué pour le moment.

Arn passa devant un des hommes du banquier en train de faire la sieste. Même dans cet état, le type semblait vraiment trop dangereux pour qu’on veuille l’assassiner. Le jeune homme se disait que ces gars pourraient facilement tuer un Titan. Et ce n’était pas forcément totalement faux, depuis qu’un nouveau pouvoir était en place, les expéditions du Bataillon avaient été interdites. Et donc certains soldats s’étaient engagés en tant que puissants mercenaires pour avoir un boulot bien plus rentable et il se pourrait que le banquier ait engagé l’un d’eux. Ces gars avaient beaucoup d’expérience et donc étaient particulièrement dangereux. Arn fut bousculé par un autre bandit arrivant en trombe vers celui qui se reposait. Il réveilla ce dernier qui grogna et il demanda ce qu’il se passait. Arn n’entendit rien de ce qu’ils disaient. Les bandits filèrent vers la demeure de leur patron. Le jeune soldat retourna donc à sa ronde. De toutes manières, il n’avait rien d’autre à faire.

Le jeune soldat vit l’officier des Brigades en charge des troupes locales sortir du poste de police affolé. Ce type corrompu craignait sûrement de se faire remonter les bretelles et de perdre son poste si avantageux, vu que le banquier devait suffisamment bien le payer pour qu’il ferme les yeux sur les agissements de ses hommes. Et c’est pour cela que cet officier avait choisi les soldats les plus incompétents parmi la Garnison et les Brigades Spéciales, enfin, surtout des hommes de la Garnison. Et ces derniers n’étaient que cinq dans le patelin, histoire de ne pas être en avantage face aux hommes du banquier en face et donc parfait pour éviter toute révolte. Bref, des types suffisamment lâches pour ne pas oser agir. Bon il y a bien eu l’incident Friedrich, mais ce dernier avait encore plus renforcé les soldats dans la crainte de terminer en passoire. L’officier finit par appeler tous les soldats pour qu’ils le rejoignent au poste. Arn remarqua qu’il était nerveux. Les soldats se mirent tous au garde à vous devant l’officier avant qu’il leur dise repos. Il commença rapidement à leur dire ce qu’il se passait et les consignes à adopter dans cette situation.

« Bon, on a un gros problème, le pouvoir central a envoyé un inspecteur des finances sur place avec des soldats des Brigades Spéciales. Ne tâchez en aucun cas de leur dire ce qu’il se passe et n’en profitez pas pour vous révolter, sinon vous finirez en passoire ! Les hommes du patron vont se charger de faire le nécessaire, ne tentez en aucun cas de les gêner dans leur tâche, c’est compris ?! »

L’officier était bien bâti et savait bien mieux se battre que tous les soldats qu’il avait engagé. Et en face, les bandits étaient tout aussi bien armés et bien mieux équipés que ces cinq bidasses. Velke n’allait pas vraiment aider non plus. Le clebs était amaigri et pas vraiment agressif, au contraire, il était plutôt trouillard, un peu comme son maître. L’homme demanda à ses soldats de disposer, mais retenu Arn un instant pour lui mettre les points sur les i.

« Toi fais en sorte que tes bestiaux se tiennent tranquilles, surtout cette stupide bourrique ! »

Ah oui la bourrique, combien de fois, cet animal avait mordu ou donné des coups de sabot aux hommes du banquier. On accusait les mules d’être des trouillardes, mais c’était pas le cas de cette bête qui avait le sens de la justice et qui avait plusieurs fois importuné des bandits. Arn fut enfin autorisé à sortir. Il avait prévu de laisser la mule au box pour éviter les ennuis. Il retourna faire sa ronde avec le chien. Le jeune homme vit son chien se cacher derrière lui quand il vit le persan de la fille du médecin. La bête regardait d’un air mauvais le soldat et son compagnon canin. Arn s’éloigna doucement de cette boule de poils qui était tout sauf un amour contrairement à ce que disait sa propriétaire. L’homme vit au loin un nuage de poussière. C’était sûrement la diligence de l’inspecteur escorté par les Brigades à cheval.
Sam 16 Sep - 10:07
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Parfois, la vie était franchement ennuyante. Evidemment, c’est lorsqu’on a ce genre de pensée que quelque chose nous tombe dessus et qu’on regrette la monotonie. On se plaint du gouvernement, une révolte éclate et massacre des civils. On critique ses supérieurs, on finit en corvée de vaisselle. On tente de réaliser ladite corvée avec bonne humeur et humour, on finit comme babysitteur chez des nobles – ce qui est particulièrement contraignant lorsqu’on n’a aucun savoir-faire avec les enfants.  Et bien-sûr, une fois de retour à la paperasse et à la routine, on s’ennuie. Comme quoi, comme on dit, l’herbe est toujours plus verte chez le voisin.

Bon alors, qu’est-ce qui allait lui tomber dessus cette fois-ci ? Emmener des petits vieux en promenade ? Assister à une réunion avec d’autres gradés dont le sujet principal serait les jolies serveuses de tel ou tel bistrot ? Erika chassa ces idées noires de son esprit. A vrai dire, si elle devait choisir maintenant, ce serait entre « faire une sieste » et « sortir en ville ». Aujourd’hui était jour de marché et, en plus de pouvoir faire de bonnes affaires, elle pouvait avoir vent de toutes sortes de ragots. D’ailleurs en parlant de marché, elle se demandait s’il arrivait à sa famille adoptive de venir dans le coin pour vendre les produits de la ferme. Soudainement, la jeune femme fut traversée par un sentiment nostalgique. Pas une fois elle n’était retournée les voir depuis son entrée dans les Brigades Spéciales, et ce malgré une correspondance épistolaire très régulière. Après tout ce qu’ils avaient faits pour elle, la soldate se sentit un peu coupable. Elle n’avait jamais vraiment pris de vacances non plus. Certes, elle n’avait pas été forcément irréprochable ces dernières semaines – elle ne l’avait jamais vraiment été – mais peut-être était-ce le moment de demander quelques jours de repos à la campagne.

Erika ne perdit pas de temps et se dirigea vers le bureau de son supérieur direct. Peut-être encore allait-elle le regretter, lorsqu’elle allait débarquer dans la ferme, sans prévenir, après toutes ces années et qu’elle ne saurait pas vraiment quoi dire à ceux qui avaient pris soin d’elle. Peu importe, elle verrait le moment venu. Elle frappa avec assurance à la porte de son chef et entra à sa réponse. Elle le salua et s’approcha du bureau.


- Excusez-moi de vous déranger de la sorte, mais j’ai une demande à vous faire. J’ai bien conscience de ne pas avoir été exemplaire récemment, mais à vrai dire, je commence à me sentir oppressée, ici. Les occasions de sortir de la ville sont plutôt rares pour nous, et j’aimerais donc avoir la possibilité d’aller prendre un peu l’air à la campagne – seulement quelques jours.
- Niebieski, ce que vous me demandez-là ne pouvait pas mieux me convenir !

La soldate ne put se retenir d’écarquiller les yeux face à l’enthousiasme de son supérieur. Voulait-il à ce point se débarrasser d’elle ? Comme elle restait la bouche ouverte sans un mot, il s’empressa de continuer :

- Oui, vraiment, vous êtes ma sauveuse. Le chef d’escouade Walter devait partir en mission demain matin dans le Mur Rose, dans un petit village. Néanmoins, il est souffrant depuis hier soir – une forte fièvre m’a-t-on dit – et il me fallait trouver un remplaçant en toute urgence.

L’homme se leva promptement et fourra un dossier dans les mains d’Eri, toujours incapable de dire quoique ce soit.

- Voici toutes les informations nécessaires. Il lui asséna un coup sur l’épaule. Grâce à vous, me voilà libéré pour la journée ! Merci infiniment !

Dans un rire tonitruant, il quitta la pièce, laissant la jeune femme en plan. Celle-ci fixa les feuilles qu’elle tenait entre les mains, le temps de comprendre ce qu’il venait de se passer. Ca y est, elle regrettait.


La mission se déroulerait en effet dans un village paumé dont Erika n’avait jamais entendu le nom. Vraisemblablement, l’activité là-bas était plus que louche, ce qui annonçait déjà un séjour à la campagne détestable. La jeune femme serait accompagnée de deux autres soldats et d’un inspecteur des finances, bien propre sur lui, qui ne semblait pas très rodé à la castagne. Encore heureux, Eri était la plus haut gradée, elle n’aurait pas à suivre des ordres. Mais s’il fallait veiller sur la sécurité et le bien-être du vieux, c’était tout de suite moins amusant.


Le trajet fut long, beaucoup trop long. Surtout quand on n’a pas l’habitude de voyager. La soldate n’avait pas spécialement envie de discuter avec ses collègues ; elle les connaissait à peine mais s’était vite rendu compte qu’ils ne valaient pas grand-chose.
La calèche s’arrêta enfin – ou non – à l’entrée du village. Erika descendit de cheval avec un soupir de soulagement : elle avait mal partout. Elle aperçut à proximité un soldat de la Garnison. Elle fit quelques pas dans sa direction.


- Eh toi ! Nous devons voir ton supérieur. Il y a bien des soldats des Brigades en poste ici ? Il s’agit juste de faire une simple vérification de l’activité de la région. Ah ! Et il faudrait quelqu’un pour s’occuper des chevaux.



Jeu 21 Sep - 21:04
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La poussière s’estompa et une diligence se dessina entourée de trois soldats des Brigades spéciales montés. Les soldats semblaient tous exténués de leur voyage. Arn n’avait pas encore vu la tête de l’inspecteur et se demandait à quoi il ressemblait. Un des soldats des Brigades descendit de son cheval. Il s’agissait d’une femme aux cheveux chatains qui se dirigeait vers le jeune homme sûrement pour demander des informations.

« Eh toi ! Nous devons voir ton supérieur. Il y a bien des soldats des Brigades en poste ici ? Il s’agit juste de faire une simple vérification de l’activité de la région. Ah ! Et il faudrait quelqu’un pour s’occuper des chevaux. »


Arn se mit au garde à vous avant de lui répondre.

« Mon supérieur est dans son bureau, c’est un homme des Brigades et il y a deux autres soldats des Brigades en poste ici ! »


Le jeune homme avait pas encore traité la question des chevaux. C’est vrai qu’il faudrait les mener au box pour qu’ils se reposent. Ils devaient-être tout aussi épuisés que les cavaliers après autant de route. C’était surtout eux qui portaient les gens et tiraient la diligence. Arn croisa un camarade à qui il allait demander d’aller affronter l’officier pendant qu’il allait s’occuper des chevaux, mais l’autre refusa et pour éviter le conflit, Arn décida d’aller voir l’officier à contrecoeur. L’homme allait encore faire subir ses sauts de colère sur le pauvre soldat. L’inspecteur menaçait les affaires du patron et donc ça risquait de retomber sur l’officier tant les hommes de Weiss se croyaient tout permis.

Le jeune homme jeta un coup d’œil rapide en direction de la diligence. Son camarade était déjà en train de prendre les chevaux. Et surtout le croque-mort était déjà en train de prendre les mesures des nouveaux arrivants comme il avait l’habitude de le faire. C’était des clients potentiels mine de rien surtout s’ils étaient dans le viseur de Weiss. Les pompes-funèbres était le seul commerce qui n’appartenait pas au banquier. Sinon, tous les commerces étaient au nom de Weiss que ça soit l’épicier, la banque, les divers hôtels et auberges. Et quand il n’y avait pas son nom, c’était des copains du patron comme c’était le cas de l’officier des Brigades Spéciales et du médecin. Le reste des habitants qui n’étaient pas complices se contentaient de se faire petits de peur de se faire tuer. Arn faisait partie de cette dernière catégorie. Si ces gens se soumettaient, au fond, si on les laissait s’exprimer, ils n’auraient pas que des compliments à l’égard de ces raclures.

Arn alla au bureau, il se mit au garde à vous devant son supérieur qui était toujours remonté face à cet évènement. Il en discutait avec des hommes de Weiss. Le jeune soldat signala que l’inspecteur était arrivé accompagné de trois soldats des Brigades Spéciales et qu’on souhaitait le rencontrer.

L’officier imposant se leva et donna un coup de poing au jeune soldat pour évacuer sa colère ce qui fit trébucher Arn qui tomba hors de la pièce à la vue des nouveaux arrivants. L’homme sorti et donna un coup de pied dans le jeune soldat au sol peu soucieux du fait qu’on puisse voir son comportement. Au moins ça mettait l’ambiance et montrait bien l’attitude tyrannique de l’officier qui s’il était bien conciliant envers les hommes du caïd était un vrai despote avec les soldats, notamment Arn qui avait régulièrement le droit aux insultes liées à sa couleur de peau. Et ce n’était pas forcément lié aux fautes des soldats, juste de la violence gratuite. Mais les soldats n’osaient rien dire sur le comportement de leur supérieur de peur d’avoir des représailles.

L’homme se dirigeait vers les soldats des Brigades Spéciales arrivés. Il adopta un ton bien plus conciliant envers les nouveaux arrivants, notamment la femme qui avait demandé à Arn d’aller chercher le supérieur.

« Mesdames, messieurs, je suis l’officier de ces soldats. Enchanté de vous rencontrer ! Y-a-t-il une chose que je puisse faire pour vous ?! »

Derrière, Arn était toujours au sol. Son supérieur avait assez de force et ses coups faisaient mal. Velke léchait son maître pour le soulager. Pour le jeune homme, ses animaux étaient des soutiens indispensables quand il n’était pas avec son père. Il avait vraiment hâte de rentrer aux souterrains pour passer du temps avec ce dernier. Au moins, il pouvait-être lui-même et se faisait pas martyriser pour un oui ou un non. Il avait hâte que son père ait assez d’argent pour pouvoir aller à la surface. Mais avant cela, il devrait supporter cet enfer et il avait peu d’espoir que les nouveaux arrivants puissent régler cela tant l’emprise du banquier était forte sur le coin.
Ven 22 Sep - 18:24
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L’homme de la Garnison semblait stressé à l’idée de la voir : il se tenait au garde-à-vous, raide comme un piquet. Bah, le village semblait tellement paumé que ça ne devait pas être tous les jours qu’ils croisaient des soldats de Sina. Le soldat échangea avec l’un de ses collègues qui passait par là, et ce dernier prit en charge les chevaux. Laissant leurs affaires à ses soins, la petite escouade suivit son guide vers les bâtiments militaires. Poliment, Eri attendit à la porte l’autorisation d’entrer. Elle n’entendit que des vociférations venant de l’intérieur. Puis l’homme qui les avait accompagnés s’écrasa au sol, presque sous ses yeux. Visiblement, en plus d’être angoissé, il était maladroit. La jeune femme, surprise, voulut lui demander s’il ne s’était pas fait mal en tombant, mais elle n’en eut pas le temps. Un officier sortit de la pièce, frappa nonchalamment du pied son subordonné pour dégager le passage et s’approcha en souriant des voyageurs.

- Mesdames, messieurs, je suis l’officier de ces soldats. Enchanté de vous rencontrer ! Y a-t-il une chose que je puisse faire pour vous ?!

Erika ne répondit pas tout de suite. Elle jeta un œil derrière lui : le soldat peinait à se relever, et seul son chien semblait compatir à sa douleur. L’acte dont elle avait été témoins pouvait signifier deux choses. Tout d’abord, les hommes des Brigades Spéciales se pensaient visiblement tous permis, et la présence d’un supérieurs hiérarchiques ne semblait pas les intimider ; ils devaient avoir un certain pouvoir ici. Deuxièmement, malgré le ton employé à leur égard, une escouade en contrôle dans ce village ne serait certainement pas la bienvenue ici.

La soldate allait devoir la jouer fine. Suite à la rébellion, plus personne n’était en sécurité, même au sein des Murs. Un assassina était si vite arrivé et si facilement maquillé en un simple accident. Eri ne supportait pas les hypocrites. Se retenir de lui mettre son poing dans la figure allait être très difficile. Mais elle n’avait pas le choix, il fallait qu’elle brosse cet officier dans le sens du poil en attendant d’en savoir plus. Connaître la situation précise ici serait pour l’instant son objectif premier.

Voyant que l’homme, toujours souriant avec insistance, attendait une réponse, la jeune femme poussa un profond soupire et lui adressa un sourire mi-figue mi-raisin.


- Vous avez bien de la chance de vivre ici, loin de tout ; vous n’avez pas à supporter des supérieurs constamment dans votre dos… Elle désigna le soldat à terre du menton. Dans le centre, si on jamais on frappe un subordonné pour son incompétence, c’est mal vu…

Erika releva les yeux et étira ses lèvres d’un grand sourire.

- M’enfin bref… Moi je voulais juste quelques jours repos, et on m’envoie à l’autre bout des Murs. Le voyage m’a épuisé, pourquoi ne pas discuter de la raison de notre venue autour d’un bon repas ? Je ne doute pas que quelqu’un comme vous sache où l’on peut manger et boire correctement ici, n’est-ce pas ?

L’officier acquiesça et leur indiqua une auberge qui était, selon lui, la meilleure du coin. Eri ne peut s’empêcher de penser qu’il ne devait pas y avoir beaucoup d’établissement de ce genre dans cette campagne. Il se situait juste en face des bureaux de l’armée, et l’escouade s’y rendit immédiatement. Il y avait peu de monde. Un serveur leur énonça le menu du jour et servit à boire. La jeune femme s’assit face à son interlocuteur et croisa les mains sous son menton.

- Nous sommes accompagnés d’un inspecteur des finances, ici présent. Elle le désigna du doigt. Il s’agit juste d’un contrôle, quelques formalités bien-sûr. Je tiens à partir en vacances. Pouvez-vous nous parler un peu du village ? Nous pourrons aller le visiter après manger. Et après une bonne sieste, bien-sûr.

Erika sourit de nouveau. Faire tourner en bourrique ce type pouvait être amusant, tout dépendait de ses réactions. Elle en avait presque oublié le soldat de tout à l’heure.



Mer 25 Oct - 12:52
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Arn finit par se lever non sans difficultés. Il épousseta ses vêtements oubliant son corps fumant à cause des douleurs qui le préoccupaient bien plus. Le jeune homme allait se diriger en boitant vers chez lui pour pouvoir souffler un peu. A force d’être opprimé, Arn avait l’impression que ça devenait normal, bien qu’en réalité ça ne l’était pas du tout. Pourquoi une vie aurait-elle plus de valeur qu’une autre ? Il remarqua que la femme tarda à donner une réponse à son interlocuteur et qu’au vu de son attitude, elle ne semblait pas vraiment en accord avec les méthodes locales pour diriger des soldats. Mais le jeune soldat avait bien peu d’espoir qu’elle puisse faire quoique ce soit. Arn n’entendit pas grand-chose de la conversation, il cherchait à s’éloigner le plus vite possible de son supérieur de peur de servir encore de défouloir.

Il finit par voir le groupe aller à l’auberge accompagné du supérieur. Ils devaient sûrement avoir faim et aller manger. Cette simple pensée provoqua des gargouillis chez le soldat amaigri. Le matériel, la nourriture et les vêtements destinés aux soldats étaient détournés et ces derniers devaient se contenter de loques et vêtements de récupération sous l’uniforme pour les plus pauvres. Né dans les souterrains, Arn avait eut l’habitude de porter des tenues faites de loques. Le jeune homme craignait de finir par travailler en pagne à cause de ces privations. L’auberge juste en face du poste était celle qui logeait les soldats, enfin pour combien de temps. Arn savait qu’il avait de plus en plus de mal à boucler ses fins de mois. Lui et ses camarades les plus pauvres pourraient-être expulsés à tout moment. Ils n’avaient pas de dortoir et louaient des chambres à plusieurs pour tenter de diminuer les frais de location quitte à s’entasser dans une pièce pas bien grande.

Arn croisa une des subordonnées des Brigades de son supérieur. Comme elle était arrivée il y a peu de temps, elle n’était pas encore trop maigre, mais le peu de temps passé avait suffit à la traumatiser. Et si au départ, elle s’était montrée méprisante envers les soldats déjà sur place, elle est devenue plus compatissante en réalisant qu’elle serait sous la même enseigne qu’eux et qu’ils n’étaient pas bien différents d’elle. Ils étaient tous dans le même bateau et pour survivre dans cet enfer, mieux valait se serrer les coudes plutôt que de faire du chacun pour soi. La jeune fille demanda à Arn ce qui lui était arrivé, il répondit que c’était de la faute de son supérieur. Ils s’échangèrent quelques mots, puis il parti vers l’auberge pour rejoindre sa chambre.

Entre-temps, il tomba sur un des hommes de Weiss qui adressa un sourire carnassier et donna un coup de poing au jeune soldat sans que personne ne puisse rien faire. Arn avait beau-être armé d’un fusil, il ne pouvait rien faire, il craignait les représailles. Weiss avait bâti son entreprise sur la terreur et l’humiliation, forçant les gens à baisser la tête et de se taire malgré leurs souffrances. Arn reprit son chemin vers l’auberge avec un œil au beurre noir. Il finit par entrer suivi de Velke. La salle était assez vide, en même temps les tarifs étaient excessifs et peu d’habitants, y compris les soldats, pouvaient se payer un repas ici. Leur nourriture était également en grande partie détournée et ils devaient la plupart du temps se contenter de pain et de pommes de terres avancés. Et le peu de viande venait des rats, des pigeons et des restes alimentaires qu’on trouvait dans les poubelles. Le jeune homme vit le groupe de l’inspecteur dont la femme qui lui avait parlé assise en face de son supérieur qui tournait le dos au soldat. Il pu entendre une partie de conversation.

« Nous sommes accompagnés d’un inspecteur des finances, ici présent. Elle le désigna du doigt. Il s’agit juste d’un contrôle, quelques formalités bien-sûr. Je tiens à partir en vacances. Pouvez-vous nous parler un peu du village ? Nous pourrons aller le visiter après manger. Et après une bonne sieste, bien-sûr. »

La réponse de l’officier ne se fit pas attendre. Et son ton trahissait le fait de vouloir faire en sorte de dorer le blason du village. Un ton complaisant forcé et bien qu’Arn ne pouvait pas le voir, il s’imaginait un sourire forcé.

« Comme vous voyez c’est un charmant petit village sans histoires. Il n’y a pas grand-chose à dire dessus qui puisse le faire sortir de l’ordinaire. Le taux de criminalité y est tellement faible qu’on a pu y engager des soldats médiocres qui peuvent très bien gérer la situation histoire de laisser les soldats plus compétents pour des postes nécessitant de meilleures compétences. »

Arn avait vu que son supérieur ne l’avait toujours pas remarqué et continuait la conversation.

« Et pour le soldat de tout à l’heure, c’est un bougnoule qui vient des souterrains qui a un peu de mal avec les ordres. Vous savez, ces racailles se croient un peu tout permis. Faut les dresser à la dure, ceux-là ! Si ça tenait qu’à moi, j’aurais envoyé tout ça en pâture aux Titans ou a mon chien, il aime bien le bronzé. »


L’officier possédait également son propre chien. Mais contrairement à Velke, c’était un molosse blanc bien bâti et prêt à sauter sur n’importe qui d’autre que son maître. L’officier s’en servait pour menacer les soldats, les forçant à se tenir tranquille. D’ailleurs, récemment, un des camarades d’Arn en avait fait les frais, c’était le plus jeune du groupe qui avait eu le bras arraché par la bête lâché sur lui car il avait été trop lent au goût de son supérieur à exécuter une tâche. Le gamin était mort quelques jours après l’incident à cause du manque de soins. Et pour le moment, il n’avait pas encore été remplacé. Le jeune homme souhaitait que personne ne soit assigné en remplacement, car ici c’était l’enfer.

Arn voulu monter à l’étage mais son supérieur l’appela pour qu’il vienne les rejoindre, mais sans prendre part au repas. L’homme demanda au soldat de rester à ses côtés debout. Il regarda le jeune soldat en lui adressant un grand sourire sadique comme pour lui dire qu’il allait subir un instant de torture psychologique en regardant des gens manger un repas copieux alors qu’il avait la peau sur les os. Il voulait sûrement aussi montrer que c’était lui le patron ici et qu’il faisait bien en sorte que ses subordonnés n’aient pas la force de se révolter. La nourriture n’était même pas encore arrivée que cette épreuve était déjà difficile pour le jeune homme. Velke aussi salivait, mais restait immobile effrayé par le supérieur.

Le serveur finit par arriver pour prendre les commandes de tout le monde, sauf Arn et Velke qui allaient devoir regarder des gens manger à leur faim alors qu’eux ne le pouvaient pas.

Mer 25 Oct - 23:07
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